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Récit de caravaniers à la conquête de l’Ouest

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Utah… Grand Lac Salé, l’amorce du retour !

Le départ de Moab marque en quelque sorte l’amorce du retour. Direction Nord, nous quittons l’environnement désertique dans lequel nous avons baigné depuis plus d’un mois et remontons vers les paysages verdoyants, les hauts sommets enneigés du piémont des Rocheuses et notre dernier parc en lice : Yellowstone.

Nous renouons aussi avec les autoroutes à 12 voies et le stress de la conduite sous pression. La vitesse maximum est de 80 milles à l’heure, soit près de 130 km\h. Et, à cette vitesse, on reste parmi les plus lents. L’attention ne peut être relâchée une seconde et il faut suivre le trafic en faisant confiance à la mécanique de notre vieux Roadtrek qui prend bien la chose depuis le début.

Cinq emplacements de camping

Comme un intermède entre les deux, Joanne avait choisi la pause à Salt Lake City. Une ville où je suis venu skier il y a quelques années, mais que je n’ai pas vraiment pu explorer. On sait qu’il s’agit du haut-lieu des mormons et qu’il y a plein de choses uniques et fascinantes à y visiter. Le hasard et les recherches de dernière minute nous ont toutefois conduits sur les rives du Grand Lac Salé où Joanne avait lu sur la marina du sud du lac, près de la ville, qui compte 5 emplacements de camping. Cette marina fait partie du Great Lake State Park. Impossible de réserver alors que la centrale de réservation téléphonique est fermée.

En plein samedi. Fin d’après-midi. Il est évident que le camping affichera complet. Ce que l’on constate dès notre arrivée. L’endroit semble toutefois irrésistible avec la vue sur le lac, trois fois grand comme le lac Saint-Jean, et je décide de tenter l’approche misérabiliste. La fille à l’accueil du Centre des visiteurs est super gentille. Je lui explique que nous sommes partis de Moab pour venir ici. C’est 5 heures de route quand même. Qu’il est tard et que nous n’avons pas d’autre endroit où aller. Que nous accepterions un petit coin sans services et paierons la même chose que les autres. La jeune fille multiplie les démarches et finit par nous obtenir une permission spéciale. On s’installe au bout des espaces de camping et on peut même brancher le VR.

Pas de baignade

Des milliards d'insectes au bord du Grand Lac Salé. - copie
Des milliards d’insectes au bord du Grand Lac Salé

On saute dans nos maillots pour aller nous baigner dans ce lac qui compte parmi les plus salés du monde. Aucun poisson n’y vit à l’exception de minuscules crevettes d’eau saumâtre. Le lac, qui ne dépasse guère 10 pieds de profondeur, a également cette particularité de ne pas avoir de décharge, son niveau ne se maintient que grâce à l’évaporation. Mais la déception est grande de constater que les abords du lac sont ou bien boueux, ou rocailleux, et pas vraiment accessibles. D’autre part, des nuées de mouches de rivage s’élèvent sous nos pas. Des milliards de petites mouches qui forment une bande opaque sur la plage. Elles ne piquent pas, mais sont incroyablement désagréables. Pas question de se baigner ici malheureusement. Les Asiatiques qui débarquent sur le quai en véritable cortège de bus prennent leurs jambes à leur cou dès qu’ils aperçoivent ces bibittes.

Nous prendrons plus tard le souper à l’extérieur en admirant le lac, puis nous irons nous pâmer devant le coucher de soleil absolument magnifique qui clôt cette superbe journée de canicule. Nous resterons dehors tard à écouter la musique des Caraïbes et de Jimmy Buffet, interprétée par un groupe qui joue au party extérieur des membres de la marina.

Sur le quai de la marina. - copie
Sur le quai de la marina.

Au matin, le quai n’est plus fréquentable tant il y a de mouches et de brûlots. Après avoir mis la table dehors, on rentre finalement déjeuner à l’intérieur pour ne pas être bouffés tout rond. Les Asiatiques, qui débarquent toujours en masse, n’en reviennent pas de notre installation et viennent se faire photographier assis dans nos chaises pliantes, sans demander la permission. Puis nous quittons pour aller visiter une île que nous avons sous les yeux depuis notre arrivée : Antelope.

Antelope Island

Il s’agit d’un autre parc régional de 7 km par 24 km où l’on se rend en roulant sur une digue qui fait plus d’une dizaine de km. L’île affiche un relief prononcé et d’immenses pentes douces idéales pour le pâturage des 500 à 700 bisons qui y vivent. Après l’exploration de l’île par Kit Carson et John C. Fremont, en 1845, puis l’établissement de la ferme Fielding Garr, en 1848 (qu’on peut visiter), 12 bisons ont été introduits en 1893 et constituent la base du troupeau actuel.

Les bisons de Antelope Island, vus de près. - copie
Les bisons de Antelope Island, vus de près.
Vaut mieux rester à l'intérieur... - copie
Vaut mieux rester à l’intérieur…

Nous avons d’ailleurs la chance d’en observer plusieurs de très près durant toute la visite en VR. Nous avons même vu une très belle antilope qui broutait paisiblement. Cette petite bête est l’animal le plus rapide d’Amérique du Nord et peut atteindre une vitesse de pointe de 112 km\h pour semer un prédateur. On a vu un cerf mulet, mais pas de mouflons de Californie ou de blaireaux, ce que j’aurais bien aimé. Il s’agit aussi d’un endroit exceptionnel pour l’observation des oiseaux.

L'antilope la plus rapide du continent... - copie
L’antilope la plus rapide du continent…

Les points de vue sur les larges plages couvertes de sel, tout autour de l’île, sont vraiment éblouissants. On trouve plusieurs sentiers de randonnée de même que près de 50 emplacements de camping sans services, mais donnant sur des panoramas exceptionnels. Il y a même un casse-croûte où nous avons dégusté un délicieux burger… de bison !

Antelope Island offre plusieurs emplacements de camping. - copie
Antelope Island offre plusieurs emplacements de camping.

Willard Bay

Puis nous avons continué encore un peu plus loin sur la 15 Nord pour rejoindre le haut du lac, au camping du Willard Bay State Park, à quelques pas de la plage Eagle qui était bondée par ce beau dimanche. On s’installe au camping Cottowood, bien nommé lorsqu’on voit les masses incroyables de matière cotonneuse que produisent les peupliers au printemps, et on saute dans une eau fraîche qui ne nous semble pas très salée… Certains de nous être enfin baignés dans le Grand Lac Salé, nous en revenons heureux jusqu’à ce que je me rendre compte que la plage donne sur le réservoir d’eau douce Willard, voisin immédiat du lac. Bon !

On reprend la route demain matin pour une bonne distance, vers Yellowstone ou « pierre jaune » comme l’avaient nommé les explorateurs français à l’époque.

///

Lors de ce road trip, nous utilisons les guides de voyage Ulysse sur l’Ouest et le Sud-Ouest américain ainsi que Fabuleuse Route 66.

 

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