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Supports à vélo
Réflexion préachat

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Faire du camping permet de pratiquer l’une ou plusieurs de nos activités préférées. S’il s’agit d’activités sociales ou sportives, comme la marche ou la course, il n’y a pas vraiment de problème à trimbaler avec soi l’équipement nécessaire. Par contre, si l’on est cycliste dans l’âme, les choses se corsent. Explorons les
contraintes… et les solutions !

Si faire du vélo est votre dada, il est fort probable que vous transportez déjà vos bicyclettes avec votre automobile. Fort heureusement, plusieurs solutions que vous utilisez déjà s’appliquent également en camping. Mais amener la petite reine en voyage, alors que l’on conduit un véhicule récréatif chargé de tout le matériel de camping, entraine son lot de problèmes particuliers. La première considération étant le nombre de vélos à transporter (et l’espace requis). S’il est commun de voir des solutions pour deux vélos, en transporter quatre limite les options, et que dire de six…

Il y a aussi le type de vélo à considérer. Un vélo de montagne et un autre de route n’ont ni la même géométrie ni la même largeur de pneus. Si le support est du type où la roue se dépose dans une gouttière, il faudra prévoir le coup, par exemple.

Le matériau dont est fait le cadre a aussi son importance. Un vélo d’acier ou d’aluminium peut être supporté par le centre de son cadre à l’aide d’une mâchoire, mais un cadre de carbone n’appréciera probablement pas l’expérience et risque de développer quelques microfissures.

Quant au tandem, c’est une tout autre histoire en soi en raison de sa longueur et de sa masse. Les options sont alors beaucoup plus limitées. Certains vélos électriques sont aussi plus lourds que la normale alors que les vélos pliables peuvent littéralement se ranger dans un grand coffre du véhicule (s’il en possède un). Bref, il faudra définir les besoins en fonction du nombre et du type de vélos utilisés.

À ne pas oublier : la stabilité

Une autre considération est la stabilité de l’ensemble. Conduire 30 kilomètres pour se rendre à une piste cyclable ne présente pas vraiment de défi, mais il en va autrement quand il s’agit de rouler des centaines de kilomètres sur des routes où des panneaux préviennent de la présence de vents importants.

Une fois le support et les bicyclettes fixés au véhicule, une bonne stabilité de l’ensemble est non seulement un gage de sécurité, mais aussi de plaisir de conduire. Des vélos qui oscillent de gauche à droite et de bas en haut risquent de s’abimer, ou pire, de se détacher en cas de choc important (comme un nid de poule) ou de vents violents. C’est d’ailleurs pour cette raison que les manufacturiers font preuve de créativité et fournissent sangles et attaches de toutes sortes. Dans le cas d’un coffre arrière, certains fabricants offrent même de le fixer à l’aide de non pas une, mais bien deux tubulures pour attache-remorque.

D’autres considérations

L’encombrement et l’accessibilité sont deux autres considérations importantes. S’il vous faut 20 minutes chaque fois que vous voulez installer ou récupérer les vélos et que vous devez faire des acrobaties dignes d’un cascadeur de cinéma (comme grimper sur le toit d’une autocaravane de classe C pour sécuriser quatre bicyclettes à l’aide de cordes), vous risquez fort de vous décourager à long terme (si vous survivez !). Somme toute, fixer les vélos devrait se faire rapidement et ne pas nuire à l’accès aux autres équipements. Ainsi voit-on souvent des bicyclettes attachées à l’arrière d’une autocaravane de classe B, condamnant de fait la porte arrière… Dans un tel cas, il vaut la peine d’envisager l’achat d’un support qui pivote sur un axe vertical ou qui bascule à l’horizontale. Si la bascule est une option moins dispendieuse, il faut savoir qu’il est difficile d’effectuer la manoeuvre avec plusieurs vélos attachés et que, selon le type de porte arrière, ce mouvement ne dégage pas toujours suffisamment d’espace pour bien l’ouvrir.

Si le toit représente souvent une option intéressante sur une automobile, c’est moins le cas avec une caravane ou une autocaravane. En raison d’équipements comme le climatiseur, l’espace y est plutôt limité, sans compter la hauteur totale de l’ensemble… Non seulement y grimper souvent présente des risques non négligeables, mais même une autocaravane de classe B verra parfois l’accès à des stationnements souterrains ou à des traversiers compromis.  

 

Un dernier élément : la sécurité

Il est toujours plus sécuritaire de ne pas laisser à la vue les objets de grande valeur. Cela vaut pour votre vélo de route tout en carbone… Un coffre ou une remorque fermée offre donc plus de sécurité qu’un support extérieur. Sans devenir paranoïaque, toutefois, il est assez facile de verrouiller le support au véhicule et les vélos au support. Chacun décidera, ici, de son niveau de confort.

Le degré de protection offert aux bicyclettes est, lui aussi, un sujet hautement discutable. Alors que certains seront à l’aise avec un équipement qui se fait mouiller, empoussiérer et même abimer par les cailloux, d’autres ne sauraient tolérer la moindre attaque à leur bécane. Ainsi, des vélos installés à l’avant du véhicule, sans protection aucune, risquent fort de souffrir de tous les maux alors que ceux sur la toiture ou même à l’arrière sont plus à l’abri. Attention, cependant. Si vous fixez des vélos à l’arrière d’une autocaravane de classe A de type pusher (avec moteur à l’arrière), la chaleur dégagée par le moteur pourrait faire fondre les pneus, cela s’est déjà vu ! Il est possible de se fabriquer (ou de s’acheter) une housse protectrice (dont la durabilité n’est pas toujours au rendez-vous), voire d’enrubanner le tout dans une pellicule plastique (!), mais la meilleure protection sur ce plan reste un coffre.

Pour vous aider à faire votre choix

Selon le type de VR, le nombre de vélos à transporter et le degré de protection désiré, il est maintenant possible de choisir sa solution idéale. Chez plusieurs fabricants de véhicules récréatifs, on offre l’option d’un support à vélo. Pensons à Safari Condo, par exemple, qui propose des supports traditionnels ou des coffres de rangement surmontés de rails pour accueillir les vélos. Dans tous les cas, il faudra s’assurer de la solidité de l’ensemble et que la solution proposée n’est pas que décorative… Si le véhicule est équipé d’une attache-remorque, un support traditionnel (à l’arrière ou à l’avant), comme ceux utilisés sur les automobiles, est envisageable. On peut alors penser à des marques comme Thule, Yakima, Swagman ou Sport Rack. Des compagnies québécoises spécialisées, comme Nicova, offrent aussi des supports adaptés.

Pour les caravanes, des firmes telle FuturaGP proposent des supports qui se fixent à l’avant de la caravane, mais qui peuvent aussi rapidement s’installer derrière le véhicule tracteur. Enfin, les coffres en aluminium ou en fibre de verre qui s’installent à l’arrière du véhicule offrent une protection totale. Des compagnies comme Komo Creation proposent des produits fabriqués ici même.

L’option de tracter une petite remorque fermée s’avère dispendieuse et encombrante, mais elle offre espace et sécurité. Enfin, il est toujours possible de se munir d’attaches pour les fourches (alors que l’on retire la roue avant) pour environ 30 $ et de fixer le tout à un madrier lui-même sécurisé au fond d’un grand coffre (comme dans certaines autocaravanes de classe C ou A). Allez, bon coup de pédale !

Texte et photos : Dany Coulombe
Magazine Camping Caravaning, vol. 24 no 2, mai 2018

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