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Ocala
Une forêt nationale magique en Floride

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La Floride n’a pas besoin de présentation, le parc d’attractions de Walt Disney World non plus. Mais la forêt nationale d’Ocala, ça vous dit quelque chose ? Préparez-vous à découvrir, à pied, à pagaie ou en voiture, beaucoup de plans d’eau auxquels s’abreuve une faune très diversifiée.

Située dans la partie nord de l’État, à la hauteur de Daytona Beach, la forêt d’Ocala représente un immense terrain de jeu naturel de 1 570 km². C’est la deuxième plus importante forêt nationale de la Floride, celle la plus au sud des États-Unis continentaux et aussi la plus vieille à l’est du Mississippi. Établie sur une terre sablonneuse plus élevée que les environs, la végétation est principalement constituée de pins, de palmiers et même de chênes majestueux. Mais qui dit sable dit sol perméable (comme dans le reste de l’État, d’ailleurs).

Bordée par les rivières Ocklawaha et Saint Johns, la réserve naturelle abrite près de 600 lacs et d’innombrables rivières et sources d’eau cristallines. En raison de sa taille importante et de son état relativement sauvage, l’endroit représente une source l’approvisionnement important pour la nappe phréatique de la Floride. Mais je vous vois bâiller en lisant tout cela. Je ne vous dirai donc pas que l’endroit regorge d’ours noirs, de sangliers sauvages, de lynx et… de tatous, de tortues et d’alligators. Sans mentionner les oiseaux de toutes sortes. Non, je ne vous dirai pas que c’est une oasis de verdure entre Jacksonville au nord et Orlando au sud et un véritable arrêt obligé si vous passez dans le coin. Je ne le dirai pas, car vous savez déjà tout ça !

Ce que vous ne savez peut-être pas, toutefois, c’est que cette forêt offre une nature généreuse et accessible. Plus accessible que vous ne le pensez ! Il faut comprendre que l’appellation de forêt nationale aux États-Unis désigne une terre publique gérée par l’État. Cette gestion vise à en assurer la protection, bien sûr, mais aussi à y développer des activités de loisir de concert avec l’exploitation commerciale de la forêt et même du sol. Les services et les routes d’accès y sont donc nombreux, ce qui en facilite la découverte.

Au fil de l’eau

J’ai un parti pris, c’est certain, mais avec tous ces cours d’eau limpides qui parcourent la forêt, les activités nautiques ont la cote ! On peut penser à l’immense lac George, dans la partie nord-est de la réserve, si l’on veut pratiquer des activités nautiques motorisées. Pour ce qui est de flotter doucement en canot ou en kayak, il y a plusieurs rivières aux eaux calmes et méandreuses où il fait bon glisser lentement tout en observant la faune abondante. Il n’y a qu’un seul rapide dans tout l’État de la Floride et ce n’est pas ici qu’il se trouve !

Lors de notre séjour, nous avons pagayé dans les rivières Silver, Juniper, Alexander, Salt (jusqu’au lac George) et Ocklawaha. Le caractère très différent de ces cours d’eau rendait les sorties d’autant plus intéressantes. Certains étaient étroits et bordés par une forêt qui semblait impénétrable, d’autres coulaient paisiblement dans une prairie de hautes herbes. Je me souviens de cours d’eau étroits, à peine plus larges que l’embarcation, alors que d’autres permettaient le passage de plus gros bateaux et étaient plus soumis aux aléas du vent. En raison du sol poreux de la région, de nombreuses et importantes sources font jaillir une eau cristalline du sol, une eau le plus souvent tempérée, aux teintes de turquoise. Certaines étant aménagées, comme celles de Silver, Juniper, Alexander et Salt Springs, on peut y faire trempette, voire de l’apnée, dans certains cas.  

 

Des sentiers à foison !

On peut aussi explorer la forêt à pied. Le sentier national de la Floride traverse la forêt d’Ocala sur plus de 100 kilomètres. Point n’est besoin toutefois de se taper l’entièreté du parcours, car il existe plusieurs points d’accès. Pour les moins ambitieux, des sentiers plus courts, comme le Salt Springs Observation Trail, le Lake Eaton Sinkhole Trail, les St Francis et Yearling trails nous amènent à découvrir de douces collines couvertes de pins, de vastes prairies et même des marais en empruntant de longs et sinueux trottoirs de bois.

Les cyclistes pourront, quant à eux, explorer le sentier de Paisley Woods en vélo de montagne. Ce parcours de gravier de 35 kilomètres forme une boucle en forme de 8, ce qui permet de n’en faire qu’une partie, si on le désire. Un stationnement gratuit se trouve à Clearwater Lake et un autre le long de la route Nfs 538, près d’Alexander Springs. Pour ce qui est du vélo de route, on peut se rabattre sur la route 19 qui traverse le parc du nord au sud ou sur la 40 qui va d’est en ouest, mais ce sont des routes passantes où la circulation est rapide. Faisant partie du Black Bear Scenic Byway, elles offrent toutefois de beaux points de vue qui donnent un aperçu de ce que la forêt a à offrir. Un grand nombre de petites routes asphaltées couvrant près de 140 kilomètres pourraient aussi être explorées. C’est ce que l’on se promet d’ailleurs de faire la prochaine fois !

Toute une gamme de campings

Toutes ces routes qui traversent le parc dans tous les sens facilitent les déplacements en automobile. Que ce soit pour explorer, se rendre à un point d’intérêt ou même se déplacer d’un camping à l’autre, nul besoin de contourner le parc dans sa totalité. Plutôt pratique. D’ailleurs, à ce chapitre, la présence de nombreux campings bien répartis sur le territoire rend le séjour en forêt très agréable, tout près de nos activités préférées. Si plusieurs campings se révèlent plutôt rustiques et fonctionnent sur la base du premier arrivé premier servi, ceux de Salt Springs (le seul offrant tous les services aux gros véhicules récréatifs), Juniper Springs, Alexander Springs et Clearwater Lake acceptent les réservations par l’intermédiaire du site ReserveUSA. Nous avons même « découvert » un site de camping gratuit (et tout à fait légal !) à Davenport Landing, le long de la rivière Ocklawaha, tout au bout d’une longue route sablonneuse bordée de grands pins.

Dans la langue des autochtones Timucuan ayant habité la région, le mot « ocala » est un nom signifiant « jolie contrée » ou « grand hamac ». Nul doute qu’avec la grande variété de choses à faire et à découvrir dans la forêt, vous aussi, vous trouverez que c’est là un endroit où il fait bon passer quelques jours. D’ailleurs, comme en fait foi le village fantôme de Kerr, à l’intersection des routes 19 et CR316, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on pense ça ! Toutefois, si vous explorez la zone sud-est, vous serez peut-être surpris d’entendre le bruit fracassant des avions de chasse de la marine américaine, qui volent à basse altitude afin de larguer des bombes d’exercice sur un territoire d’environ 23 km². Le Pinecastle Bombing Range est en effet situé près du camp Ocala, à 800 mètres du camping du lac Farles. Comme quoi rien n’est parfait…

Texte et photos : Dany Coulombe
Magazine Camping Caravaning, vol. 25 no 7, octobre-novembre 2019

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POUR INFO

Sites gouvernementaux sur le parc :
fs.usda.gov/ocala et stateparks.com/ocala.html

Route panoramique : floridablackbearscenicbyway.org
Cartes gratuites : fs.usda.gov/main/ocala/maps-pubs

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