Maroc : aux sources du camping | Camping Caravaning
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Maroc : aux sources du camping

Tout a commencé dans un paysage comme celui-ci. Dans un désert de cailloux, un homme, une femme et trois dromadaires cheminent lentement à des kilomètres de toute région habitée. Ils n’ont pour bagage que ce que leurs bêtes peuvent transporter et sont à la recherche d’un endroit où se poser pour un moment.

Au départ de Marrakech, il faut rouler sur plus de 500 kilomètres pour arriver à l’erg Chebbi, seul véritable erg saharien du Maroc, situé près de Merzouga. Nous allons passer la nuit en bivouac dans le désert, comme les nomades, ancêtres des campeurs. Il existe des bivouacs pour tous les gouts et tous les budgets, des plus modestes, à la propreté douteuse, aux plus luxueux. La nuitée comprend habituellement un somptueux repas traditionnel que les nomades d’un soir peuvent arroser de vin (préalablement acheté à Ouarzazate ou Zagora), un spectacle folklorique et le petit-déjeuner. Dans les bivouacs moins chers, les toilettes et les douches sont partagées, dans les établissements haut de gamme, chaque tente pour deux dispose de sa propre « salle de bain ».

Le long de la route de Ouarzazate, qui grimpe jusqu’au col du Tichka, se succèdent vergers d’eucalyptus, de noyers, d’amandiers, de figuiers, de tamaris et champs plantés de henné. Des chèvres broutent les rares touffes de verdure qui poussent dans la terre rouge. Ici, les gens se déplacent à pied, en cyclomoteur, à dos d’âne ou entassés dans des camions. Les enfants vont à l’école à pied ou à vélo.

Parlant d’eau, nous approchons de Zagora quand la pluie se met à tomber. Elle ruisselle des montagnes, charriant des pierres qui bloquent la route. À certains endroits, ce sont des torrents qui empêchent les voitures de passer. Les files s’allongent. Les villageois accourus voir le spectacle aident à déblayer la route. Le lendemain, sur la route de Merzouga, nous devrons rebrousser chemin après Alnif. Les policiers nous informent que cinq oueds (rivières) ont débordé. Nous nous replions sur Zagora, d’où nous allons, tôt le matin, admirer les dunes de Tinfout, dans lesquelles nous circulons à dos de dromadaire vers un petit bivouac.

Ensuite, sur la route vers Tazenakht, nous voyons des paysans labourer leur terre avec un attelage minimaliste, comme leurs ancêtres le faisaient il y a des centaines d’années. Ces gens-là sont heureux. Ils attendent la pluie pour semer l’orge et le blé qu’ils récolteront au printemps.

Ces pluies torrentielles imprévues prouvent que le désert réserve toutes sortes de surprises. Elles donnent également raison aux mauvaises langues qui disent qu’il pleut toujours en camping…

Je dois avouer, pour ma part, que je ne pensais pas trouver de l’eau aux sources du camping. LG

Notre journaliste était l’invitée de Sultana Tours.

 

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