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Récit de caravaniers à la conquête de l’Ouest

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Les Îles-de-la-Madeleine

Destination camping et kayak 

L’étoile acadienne, secteur La Grave

Au beau milieu du golf du Saint-Laurent, à plus de 200 kilomètres au large de la pointe extrême de la péninsule gaspésienne et à un peu plus de 100 km de l’Île-du-Prince-Édouard, émerge un chapelet d’iles, de rochers, de buttes et de dunes qui constitue le bastion le plus avancé du Québec en Atlantique. En plus de sa culture maritime originale, de sa tradition d’accueil légendaire, de ses saveurs aux arômes de mer et de ses accents d’Acadie, l’archipel développe d’autres attraits qui mettent en valeur ses charmes naturels. « Les Iles », comme on les appelle familièrement, sont devenues un véritable paradis pour les amateurs de kayak de mer. Les services et les pourvoyeurs s’y sont multipliés depuis quelques années et les voyageurs y descendent de plus en plus avec leurs embarcations. Mais, ce qui attire les kayakistes, c’est d’abord la remarquable diversité de panoramas marins que les Iles nous proposent ainsi que l’intensité visuelle de certains paysages qu’on ne pourrait admirer nulle part ailleurs. On y admire, grosso modo, quatre grands environnements qui caractérisent les iles vues d’un kayak de mer : Celui des parois de grès rouge où alternent les tableaux sculptés par l’érosion, tunnels, cavernes, pots de fleurs, grands caps qui deviennent monolithes puis chandelles fragiles avant de disparaitre en mer. Celui des falaises composées d’autres matières géologiques qui s’inscrivent en alternance subite dans la palette des couleurs insulaires : calcaire, schiste, albâtre… Celui des plages et des dunes, habituellement profilées jusque dans un infini vaporeux d’une grande douceur. Puis, finalement, celui des immenses lagunes intérieures qui sont généralement plus à l’abri des vents et fréquentées par des nuées d’oiseaux marins magnifiques. À ces écosystèmes ou à ces différents milieux naturels, on doit ajouter l’élément éolien qui domine le climat des Iles. Impossible de ne pas prendre en considération ce facteur incontournable qui exige des kayakistes une faculté d’adaptation remarquable ou une maitrise considérable des techniques de navigation. Difficile de prévoir des excursions plus avant que le jour même puisque ce sont la puissance et la direction du vent qui décident du programme. À moins qu’on ne trouve plaisir à les défier. Mais il y a toujours un endroit à l’abri, une baie protégée, une lagune moins exposée ou un rivage sur lequel les vents ont moins de prise. De là l’importance de connaitre les iles ainsi que l’effet du vent sur ces différents secteurs. Ou bien de connaitre ceux et celles qui possèdent cette science et qui peuvent nous dire où déjouer les vents.

Quant à l’éternelle question… « Quelle est la meilleure période de l’année pour aller kayaker aux Iles ? » La réponse est unanime de la part des insulaires et des visiteurs les plus assidus. Septembre ! Pour son climat tempéré qui demeure estival. Ses vents plus discrets. Ses lumières géniales. Son calme. Juillet et aout sont des mois très agréables durant lesquels la pression touristique s’avère imposante. Juin, quoique venteux et plus froid, constitue également un choix intéressant à cause de la merveilleuse disponibilité des Madelinots, de la présence des oiseaux marins en période de nidification, de la verdure luxuriante des collines et, il ne faut surtout pas l’oublier, de la saison de pêche au homard et au crabe…

Les Îles-de-la-Madeleine représentent pour plusieurs voyageurs une destination idyllique où il faut mettre pied au moins une fois dans sa vie. Une sorte de pèlerinage qu’il faut absolument effectuer pour prétendre à une connaissance exhaustive du Québec. Les images des kayakistes sous le soleil, sur une mer bleue à fendre l’âme, devant de hautes parois rougeâtres ciselées comme de la fine dentelle, parlent suffisamment d’elles-mêmes pour arriver à nourrir le plus persistant des rêves. Lorsque s’y ajoute la vision des grèves et des dunes de sable blond qui s’étirent au-delà du regard, l’enchantement devient total. Ailleurs, ce sont les maisons traditionnelles qui peignent autant de taches de couleurs vives sur les buttes dénudées ou sur un mince fil d’horizon épousant la rive. Partout où l’œil se projette, partout où vise la lentille, pendant que l’on pagaie dans les baies, dans les lagunes ou en pleine mer, tout n’est que beauté, ravissement et dépaysement.

Grotte à la Dune-du-Sud

L’archipel des Îles-de-la-Madeleine compte principalement six iles qui sont reliées entre elles par des dunes. L’ile d’Entrée est détachée du groupe et habitée par une petite communauté anglophone d’irréductibles, tout comme Grosse-Île, au nord de l’archipel. Les autres iles, ilots et rochers sont au large, privé ou protégé.

Au sein de cet environnement en constante mouvance, par l’érosion et le déplacement des dunes, on trouve 300 km de plages, 240 espèces d’oiseaux. Pour donner cœur et âme à cette fresque naturelle qui peut s’affirmer avec autant de rudesse que de suavité, il faut une race de monde qui se tient debout en parlant haut et fort contre le vent, prête à affronter la mer déchainée. Les Madelinots sont taillés à cette mesure. Autrefois pêcheurs de morue et chasseurs de phoque, ils sont devenus pêcheurs de homard, de crabe, de pétoncle, de hareng et de tout ce que l’océan donne en tribut à ceux qui lui confient leur existence.

Quand on va aux Iles, on veut jouir pleinement de cet environnement et des éléments en en élevant des châteaux de sable, en marchant sur l’écume poussée par la dernière vague à s’échouer sur le rivage, en faisant du vélo, du cerf-volant et tous les sports de voile, de l’équitation, de la plongée en apnée dans les grottes et, bien entendu, du kayak de mer. On veut également voir tout ce qu’on trouve en ce pays et qui n’existe pas chez nous. Voilà pourquoi il faut prendre le temps et se laisser aller à la découverte.

Camping de Gros-Cap

Cap-aux-Meules / Gros-Cap

L’ile du Cap-aux-Meules accueille tous les visiteurs qui arrivent par la mer sur les bateaux passeurs de la compagnie CTMA, au départ de Montréal ou de Souris, Île-du-Prince-Édouard. Les kayakistes s’y retrouvent principalement au Parc de Gros-Cap, une avancée rocheuse spectaculaire entièrement occupée par un terrain de camping on ne peut plus panoramique ainsi que l’Auberge de jeunesse des Iles. Sur place, il est possible de louer des embarcations et de participer à des sorties guidées. D’ailleurs, la plupart des pourvoyeurs de kayak de mer sur les Iles utilisent ce site à cause de sa facilité d’accès à partir d’une très belle plage et de ses attraits naturels éblouissants. D’autre part, l’endroit se prête bien à la randonnée pour les kayakistes de niveau débutant ou intermédiaire puisque la rive située au nord-est du Gros-Cap subit moins l’influence des vents dominants et demeure plus calme entre la petite avancée de grès et Cap-aux-Meules. Le spectacle féérique des falaises érodées ne se fait pas attendre dès les premiers coups de pagaie autour de Gros-Cap. Frédéric Côté, guide et coordonnateur de l’activité pour le parc de Gros-Parc, nous en a fait découvrir toutes les subtilités et toutes les nuances. Premier étonnement : l’omniprésence des Guillemots à miroir qui nichent sur les parois du cap et qui composeraient une petite colonie de plus de 200 individus. Ces oiseaux marins au vol nerveux nous passent sous le nez en battant frénétiquement des ailes alors que les premiers pots de fleurs de grès rouge apparaissent au bout de la pointe. Le vent, l’eau et l’hiver creusent des criques profondes qui s’élargissent d’année en année, dévorant obstinément l’archipel qui est condamné à se dissoudre dans le golf d’ici quelques millénaires. En kayak, on pénètre facilement dans les plus grandes d’entre elles. Mieux encore, la mer creuse des tunnels dans ce gruyère ocre. Des passages suffisamment grands pour y pénétrer avec nos kayaks, entrant d’un côté de la paroi et ressortant de l’autre. La magie y opère sur le coup, dans l’obscurité que perce la résurgence et dans une ambiance sonore qui amplifie simultanément la voix et le fracas des vagues.

Secteur Gros-Cap

Tout au bout du Gros-Cap, une autre calanque profonde s’ouvre comme un amphithéâtre naturel. Il s’agit de l’endroit où l’on trouvait récemment le monolithe le plus connu des Iles, le fameux éléphant de pierre avec sa trompe qui trempait dans l’eau. La bête énorme, mais chancelante n’a pas pu résister à l’usure du temps et son arche s’est effondrée en novembre 2002, lors d’une tempête mémorable, ne laissant plus qu’une colonne précaire sur l’avenir de laquelle personne n’oserait parier, à moins que ce ne soit sur la date de sa désintégration.

Le côté ouest de Gros-Cap est très peu profond, obligeant à s’orienter au large en direction de la dune de la Martinique qui est régulièrement exposée aux grands vents. La navigation en direction Est, dans la baie de Plaisance jusqu’à Cap-aux-Meules, semble plus aisée parce que moins soumise à la tyrannie des vents, tout en demeurant des plus agréables visuellement.

Grande-Entrée et ailleurs

C’est tout au bout de l’archipel qu’on trouve la plage que plusieurs considèrent comme la plus belle des iles, celle de Old Harry, à l’extrémité de la Pointe-de-l’Est. Kayaker à partir de la plage demande un portage du stationnement à la mer. On peut cependant mettre directement à l’eau en se rendant au vieux quai de la Pointe-de-Old-Harry située à quelques minutes du stationnement de la plage.

Sur l’ile de Grande-Entrée, nombreux sont les estivants qui viennent au Club Vacances Les Iles pour s’initier au kayak en excursion guidée ou pour louer une embarcation afin de pagayer sur les eaux abritées du Bassin-aux-Huîtres.

Les kayakistes les plus téméraires ou les mieux préparés saisissent parfois l’opportunité offerte par quelques jours de bonnes prévisions météorologiques pour tenter la sortie vers l’ile Brion située à 16 km au nord de Grosse-Île.

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