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Le parc national du Bic
Nouveau - Le secteur tombolo

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Une tombola, vous connaissez ? C’est cette loterie qui se déroule très souvent lors de fêtes foraines et où le numéro pigé donne droit à un cadeau de valeur très variable. Eh bien, camper au secteur Tombolo du parc national du Bic, c’est un peu comme gagner à la tombola (aucun lien étymologique).

Pourquoi cette analogie, me direz-vous ? Eh bien, parce qu’on a droit à un emplacement situé sur les lieux d’une ancienne colonie de vacances (il devait bien s’y tenir des tombolas à l’occasion, non ?) avec en prime, un secteur tout beau, tout neuf et bien situé géographiquement.

C’est donc avec la curiosité toute naturelle d’un touriste ayant déjà fréquenté le parc que nous nous sommes présentés au tout nouveau pôle Tombolo du parc national du Bic dans l’espoir de découvrir de nouvelles choses. Nous n’avons pas été déçus.

Le Bic, c’est un petit parc, selon les standards de la Sépaq. Avec ses 33 kilomètres carrés, il protège tout à la fois un milieu terrestre et maritime. Ainsi, en théorie, on n’en pourra fouler de nos pieds que 18,8 kilomètres carrés. Même en kayak, on ne pourrait tout explorer, car la section marine comprise entre le cap Enragé et le cap à l’Orignal est classée « zone de préservation », où la navigation est interdite. Malgré sa petite taille et ces limitations, ce parc fondé en 1984 voit 213 000 jours-visites de fréquentation par année. Il faut dire qu’il est très accessible, placé ainsi le long de la route 132, entre Rivière-du-Loup et Rimouski. Mais c’est surtout qu’il offre un milieu naturel unique à découvrir, coincé comme ça entre terre et mer.

Revenons au secteur Tombolo

Pour les initiés, cette nouvelle section est située sur une bande de terre séparant la baie des Cochons de celle du Ha ! Ha ! Elle occupe ainsi le site de l’ancien camp de vacances Cap-à-l’Orignal. Ce qui explique justement son nom. En effet, un tombolo est une langue de terre créée par l’accumulation de sédiments qui relie une ile (ici le Cap-à-l’Orignal) au continent. La colonie de vacances avait été établie dans les années 1940 et connaissait depuis un certain temps déjà des difficultés financières. Avec les investissements annoncés en 2015 et 2016, qui totalisaient 4,6 M$, la vocation du secteur a totalement changé et les infrastructures ont été rajeunies. À part le clocher de la chapelle et un hangar, il ne reste plus rien de l’ancien camp de vacances.

Mises en service à l’été 2018, les nouvelles infrastructures sont axées sur la famille. On y trouve en effet un bloc sanitaire moderne équipé d’une salle de bain familiale, ainsi que de toilettes et lavabos plus bas. À proximité, il y a une grande aire de jeux, des hamacs et des panneaux d’interprétation. Bref, de quoi occuper les enfants pendant les corvées journalières au bloc. Avec sa politique de gratuité pour les enfants de moins de 17 ans et le développement de ce nouveau secteur, il est clair que la Sépaq courtise les familles ! Ces nouveaux développements portent à 238 le nombre d’emplacements de camping disponibles dans les quatre secteurs du parc (Rivière-du-Sud-Ouest, Rioux et La Coulée). Le secteur Tombolo à lui seul compte 20 emplacements sans services et 33 avec électricité, sans mentionner les 23 emplacements de prêt-à-camper (iourtes, chalets…). Pour être honnête, cependant, au-delà de la beauté des emplacements de camping, ce qui est intéressant au parc du Bic, c’est de pratiquer des activités nous amenant à découvrir la nature généreuse de l’endroit.

On bouge !

Politique familiale, nouvelle politique d’accueil des chiens en vigueur dès l’été 2019, nouveaux services, nouveaux aménagements… On dirait bien que la Sépaq vise dans toutes les directions afin de faire connaitre ses atouts naturels. Et atouts il y a ! Pour se rendre au secteur Tombolo, le plus simple est d’emprunter la route d’accès du Cap-à-l’Orignal, dont l’entrée est située plus à l’ouest que l’accès principal de la Rivière-du-Sud-Ouest. De là, bien installé à notre emplacement de camping, il est facile de partir explorer les environs. Avec 15 kilomètres de sentiers cyclables, la pratique du vélo devient un incontournable pour la famille.

 

D’autant plus que le prêt de vélos est gratuit pour les enfants de 17 ans ou moins. Si plusieurs parcours sont relativement plats, nos mollets et notre coeur nous ont indiqué qu’il en était tout autrement sur la piste se dirigeant vers l’ouest, parallèlement à la dorsale du pic Champlain ! Avec quelques pentes bien prononcées, c’est le parcours le plus sportif du parc.

Une autre excellente et abordable façon d’explorer les environs consiste à simplement marcher. Lentement, vivement, en forêt ou le long du littoral, peu importe, tant que l’on marche pour prendre le pouls de l’endroit, se remplir les poumons de cet air salin et les yeux de ces paysages inspirants.

Le parc comptant 25 kilomètres de sentiers, ce n’est pas le choix qui manque ! Il y a deux incontournables, toutefois. Le premier, un sentier qui mène au sommet du pic Champlain, offre du haut de ses 346 mètres le plus beau point de vue sur les environs. À noter
pour les moins sportifs, une navette passe toutes les 30 minutes et fait le trajet en tout confort pour la modique somme de 9,25 $ aller-retour par personne. Le second incontournable va de soi, il s’agit de marcher sur la grève. Pour vivre ainsi un moment de pur plaisir, il faut emprunter le chemin du Nord à marée basse. Une fois l’auto (ou le vélo) stationnée à la ferme Rioux, il suffit de marcher sur l’estran, vers le nord. Au fil des pas et des découvertes, on arrive bien assez vite au café La Rose des Thés où il fait bon prendre une pause en savourant un liquide bien chaud. Installé dans l’ancien chalet de la famille Lyman, qui date des années 1920, le lieu vaut à lui seul le petit arrêt. Si l’on est en jambe, plusieurs options s’offrent, puisque le secteur du Cap-à-l’Orignal possède le plus grand nombre de sentiers à découvrir dans le parc.

Avis aux amateurs de sports nautiques : il est possible de mettre à l’eau son propre kayak en quelques endroits du parc pour ensuite faire bien attention pour éviter la section protégée de l’anse à l’Orignal. Plus à l’est, dans le secteur du Havre-du-Bic, on trouve un pourvoyeur d’aventures et il est possible de louer des embarcations pour une sortie guidée. Enfin, que ce soit en kayak, à pied, à vélo ou même assis à un emplacement de camping, la surprise et l’émerveillement peuvent surgir à tout moment sous forme de phoque, d’eider à duvet ou d’oiseau de proie, si ce n’est celle… d’un porc-épic !

Avec ce nouvel ajout, le parc national du Bic se dote d’un atout supplémentaire dans son jeu déjà bien garni. Cette carte vise tout particulièrement les petites familles. Car n’est-il pas sage d’amener très tôt les enfants à apprécier la nature et ainsi apprendre à la protéger ? Nous croyons que oui et le parc du Bic est un excellent endroit où commencer !

Texte et photos : Dany Coulombe
Magazine Camping Caravaning, vol. 25 no 5, aout 2019

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RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

• Frais d’entrée : 8,60 $/jour
Carte annuelle du parc : 43 $
Carte annuelle du réseau Sépaq : 77,75 $
• Camping : de 29,80 $ à 35,90 $/nuitée selon les services Espace VR : 23,55 $
Prêt-à-camper : de 92 $ à 158 $/nuitée, selon le type d’hébergement
• Les chiens en laisse sont admis dans certains secteurs.
• Pour plus d’info ou pour réserver : sepaq.com/pq/bic

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