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Le Festif de Baie-Saint-Paul
Musique et camping

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En dix ans, le Festif de Baie-Saint-Paul s’est imposé auprès des campeurs qui aiment s’inscrire dans la marge. « Westfaliens », propriétaires de petits VR de tout acabit et campeurs sous la tente s’y donnent rendez-vous pour célébrer le Québec musical et ses amis du monde.

Il s’est rapidement forgé un engouement extraordinaire autour du Festif que l’on peut maintenant considérer comme le plus grand des petits festivals de l’été. Sans risque de trop se tromper, on peut avancer plusieurs raisons pour expliquer cette popularité qui frôle l’amour. Charlevoix naturellement. Ses charmes, ses saveurs et ses paysages. Baie-Saint-Paul, avec son centre-ville qui a préservé son ambiance de village historique et qui se donne au fleuve comme sur les tableaux des nombreux artistes qu’il inspire. Toutefois, au coeur de la fête, qui aura lieu cette année du 18 au 21 juillet, il y a la musique et la chanson. Une programmation d’une richesse fabuleuse et d’une diversité excitante. Presque tous les artistes de renom et ceux qui sont en train de se faire un nom s’y retrouvent avec un plaisir indéniable. Ils étaient 70 à l’affiche l’été dernier.

Encore plus spécifiquement, Le Festif nous enjôle par la variété étonnante de ses scènes qui nous font courir de la grande Place Desjardins jusqu’à la cour arrière de Madame Tremblay ou devant la galerie de Monsieur Bouchard ; de la salle de l’Hôtel Le Germain jusqu’au quai à l’embouchure de la rivière du Gouffre, avec l’ile aux Coudres comme fond de scène ; ou encore des nombreux bars et restaurants jusqu’aux chapiteaux surchauffés par les vibrations rock. À cela s’ajoute le petit quelque chose de spécial qui démarque Le Festif… Ces évènements-surprises annoncés une demi-heure à l’avance sur l’application mobile du Festif, que vous pouvez télécharger gratuitement sur Apple Store ou Google Play.

Et le camping…

On peut dire que les campeurs ont quelque peu pris l’organisation du festival par surprise. De l’aveu du directeur des communications de l’évènement, Charles Miller, « ça fait partie des choses que nous n’avions pas vu venir. »

Les campings bien connus autour de Baie-Saint-Paul (Le Genévrier, le Balcon Vert et le Camping du Gouffre) auraient pu s’associer à l’évènement, mais comme ils sont toujours pleins de toute façon à cette période de l’année (mi-juillet), il a fallu penser à des solutions de rechange.

« Nous avions quand même anticipé la venue de caravaniers qui, au départ, s’installaient un peu partout, là où ils arrivaient à trouver de la place. Nous avons donc tenté d’accommoder les campeurs sous la tente en leur donnant accès au parc du Gouffre, un espace vert très agréable situé au bord de la rivière. En 2016, lorsque nous avons constaté la saturation de ce site, nous avons créé un groupe de camping citoyen sur Facebook pour répondre à la demande. Puis, à la dernière édition, nous nous sommes associés à la communauté en ligne Go-Van qui s’implique de plus en plus dans l’organisation ou le support logistique d’évènements. »

Go-Van a établi un vaste espace de camping pour les petits VR et les tentes dans un champ à l’arrière de ce qu’on appelle la Maison Mère (ancien couvent des religieuses Franciscaines). Ce Village Go-Van à deux pas des principales scènes s’est avéré des plus agréables. Il réunissait un nombre impressionnant de véhicules récréatifs, dont certains artisanaux ou originaux qui ont suscité beaucoup d’intérêt. Malgré la foule, l’espace restait dégagé et permettait de circuler aisément. Plus surprenants encore étaient le calme et l’esprit bon enfant des festivaliers campeurs. Pas de vacarme. Pas de gros party. Il faut dire qu’après avoir assisté à des spectacles jusqu’aux petites heures du matin, la levée du corps risque d’être tardive et fort paisible. La soirée se terminait d’ailleurs tous les soirs par un spectacle gratuit présenté à l’entrée du terrain à 23 h 30. Encore là, rien pour vous empêcher de dormir. L’organisation avait prévu douches et toilettes, ainsi que l’approvisionnement en eau. On peut réserver au parc du Gouffre et au Village Go-Van, à la journée ou pour toute la durée du festival, sur le site web du Festif (lefestif.ca). Le parc du Gouffre, pour sa part, est réservé exclusivement aux tentes.  

 

Une fin de semaine au Festif

Permettez-moi de me proposer non pas comme modèle à suivre, mais comme guide pour illustrer comment Le Festif tient son public loin de l’oisiveté. Arrivé le jeudi après-midi pour m’installer au Village Go-Van, vraiment au coeur de l’action, je commence en douceur avec le spectacle intimiste de Pierre Lapointe en salle à l’Hôtel Le Germain. Patrick Watson montait sur la grande scène extérieure juste après. En fin de soirée, à 23 h 30, je m’arrête un instant devant l’excellent spectacle offert aux abords du feu de camp, au camping. Par la suite, je n’ai pu m’empêcher de sauter dans l’assistance en délire devant le super groupe rock jeannois Galaxie. Le leadeur et chanteur Olivier Langevin a virtuellement mis le feu au chapiteau.

Le lendemain, sous le soleil de plomb qui régnait l’été dernier, la magnifique Salomé Leclerc monte sur scène devant un auditoire compact qui a envahi le jardin d’une résidence du Vieux Baie-Saint-Paul. En revenant, un bout de la rue Saint-Jean-Baptiste est fermé alors que la très enjouée Pascale Picard fait résonner guitare et voix à partir d’un balcon privé. Génial ! Pour rien au monde, je n’aurais manqué non plus la prestation de ce virtuose de la guitare et grand maitre du rock bleuet qu’est Fred Fortin. Le soir, Martin Léon nous envoute carrément avec ses voyages musicaux et nous demeurons sous l’effet du ravissement au retour en écoutant Tiken Jah Fakoly de notre VR.

Le samedi se révèle tout aussi chargé avec Marie-Jo Thério dans la cour, Mara Tremblay sur la scène du quai et, zut, nous ratons l’annonce du spectaclesurprise de Paul Piché dans un autre jardin privé ! Nous nous reprendrons en fin de journée avec le super évènement qui réunit le seul et unique Daniel Boucher et un Vincent Vallières qui incarne son personnage de rockeur. Suivi du magistral hommage à Richard Desjardins avec, autour de Yann Perreault, une dizaine des artistes les plus en vue du Québec.

Le dimanche, trop paresseux pour assister à la prestation solo de Stéphane Lafleur au soleil levant, nous assistons en clôture à un spectacle démentiel du Saguenéen Philippe Brach, sous la brise heureuse du fleuve qui enveloppe le quai. Que d’émotions au total ! Et toutes les représentations extérieures sont gratuites. Au bout du compte, notre seule déception aura été de n’avoir assisté qu’à moins du quart de la totalité du programme, mais je garde la certitude que, pour chacun des 40 000 festivaliers, il est humainement impossible de tout voir au Festif. Il faut choisir et se régaler tant qu’on peut !

Par Yves Ouellet
Magazine Camping Caravaning, vol. 25 no 3, juin 2019

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Pour info

Le Festif de Baie-Saint-Paul
Du 18 au 21 juillet 2019
À l’affiche cette année : Chromeo, Les Trois Accords, Dumas, Vilain Pingouin et bien d’autres
Réservations spectacles et camping : lefestif.ca
Vous pouvez vous inscrire à l’infolettre de l’événement pour vous assurer de ne rien manquer. Le festival affiche également une belle présence sur tous les médias sociaux.

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