Beaucoup de vacanciers en voyage dans le Sud renouent avec le plaisir enfantin de jouer dans l’eau en mettant masque, palmes et tuba pour faire de la plongée. Les plus aventuriers ou curieux préfèrent la plongée sous-marine pour explorer plus profondément les eaux. Avant de vous mouiller, voici de judicieux conseils donnés par des experts.

Ce type de plongée se pratique avec peu de moyens − le matériel se limite au masque, au tuba et aux palmes − et il est accessible à tous, jeunes comme vieux. Nul besoin, non plus, d’être un maitre nageur. Pour pousser un peu plus loin le plaisir et acquérir certaines techniques particulières toutefois, Sylvie Larocque, présidente de la boutique spécialisée en plongée sous-marine Subaquatech à Saint-Hubert, suggère de suivre quelques leçons avec un instructeur. Les familles avec jeunes enfants sont particulièrement intéressées par les cours offerts, car ils constituent une belle amorce avant l’apprentissage de la plongée sous-marine. Tout le monde peut alors jouer dans l’eau de façon sécuritaire, dans un lac, une rivière ou dans la mer à la recherche du plus beau caillou, de la plus belle étoile de mer…

Acheter ou bien louer : voilà la question

L’équipement prêté ou loué dans les complexes hôteliers est bien souvent inadéquat : le masque prend l’eau, les palmes ne sont pas vraiment à la bonne taille et la propreté du tuba est douteuse… Rien pour apprécier son expérience de plongée !

Sylvie Larocque conseille d’acheter au moins son propre masque et son tuba avant de partir et de choisir un bon équipement : « Bien souvent, j’ai des clients qui arrivent fâchés parce qu’ils ont acheté leur masque dans un grand magasin généraliste et qu’il prend  l’eau. l faut savoir qu’il y en a au moins une centaine de modèles de différentes formes. Il faut vraiment les essayer afin de trouver celui qui couvre le mieux. La jupe en silicone du masque doit bien encadrer le visage pour assurer une bonne étanchéité. »

Pourquoi donc avoir son propre tuba ? « Personne n’a le gout d’attraper la tourista d’un autre plongeur ! », s’exclame-t-elle. Pour être vraiment bien désinfecté, un tuba doit tremper assez longtemps dans un produit antiseptique comme de l’eau de javel et cela endommage le silicone dont il est fait. Mme Larocque ajoute qu’elle préfère un tuba avec un embout en silicone plutôt qu’en PVC, car il sera moins gros, plus souple, donc plus confortable pour la bouche. Pour les palmes, trouver chaussure à son pied est souhaitable, mais la location sur place peut être une option très valable, car celles-ci sont bien lourdes et encombrantes lorsque transportées dans une valise.

L’achat du matériel de plongée représente une somme relativement peu élevée, compte tenu du fait que l’équipement pourra servir de nombreuses années. Il faut compter environ 250 $ pour un ensemble comprenant palmes, tuba, masque et bottillons de bonne qualité. Un investissement qui vaut le coup selon la spécialiste, surtout pour les personnes adorant séjourner dans les Antilles, en Asie ou en Méditerranée, où cette activité subaquatique est particulièrement intéressante.

Plongée sous-marine : toujours plus bas !

Pour beaucoup de plongeurs, la curiosité d’aller encore plus profondément sous l’eau pour voir la faune, la flore et les paysages marins motive leur passage à la plongée sous-marine.

La plongée sous-marine n’est pas dangereuse si les règles de sécurité sont respectées. Elle s’adresse à peu près à tout le monde ayant une bonne santé, quoiqu’elle soit parfois contrindiquée dans le cas de femmes enceintes et de personnes souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques. Pour des raisons de maturité physiologique, l’âge minimal pour suivre des cours est 12 ans.

Au Québec, avant de pouvoir s’adonner à son loisir, un plongeur doit détenir une certification (voir encadré La certification). Il lui faut donc suivre une formation théorique et pratique donnée par un moniteur certifié par la Fédération québécoise des activités subaquatiques (FQAS).

Ces cours sont offerts de façon intensive sur un weekend (vendredi, samedi, dimanche) ou échelonnés sur six ou sept semaines à raison de quelques heures de soir.  En général, la partie pratique se donne en piscine ce qui permet à de nombreuses écoles d’offrir ces formations à l’année (voir encadré Les bonnes adresses). 

 

Pour obtenir la certification, les élèves doivent ensuite effectuer quatre plongées sur deux jours dans des conditions naturelles de plongée québécoise – avec habit, cagoule et gants – en compagnie d’un instructeur qualifié.

Les personnes ayant suivi leur formation ailleurs qu’au Québec doivent repasser un examen théorique et faire une plongée en eaux québécoises avec un moniteur certifié au Québec. « La visibilité dans l’eau est souvent moins grande au Québec et la température de l’eau, bien plus froide que dans le Sud », explique Steve Blais, directeur général de la FQAS. Ce dernier précise qu’il y a un avantage certain à suivre ses cours avant de partir en vacances : il est plus facile de comprendre toutes les consignes et techniques importantes de la plongée lorsqu’elles sont enseignées dans sa langue.

Investir dans sa passion

La plupart des écoles incluent la location de l’équipement dans le prix du cours, sauf pour ce qui est du masque, du tuba, des bottillons et des palmes. Il vaut mieux s’informer sur les tarifs, car ils varient en fonction de la durée du cours, du nombre de personnes dans les groupes, etc.

Pour ceux qui se sont découvert une véritable passion pour ce sport, acheter son propre équipement est très certainement un bon investissement. Les frais subséquents pour plonger se limitent au remplissage de la bonbonne d’air comprimé, à l’inscription aux sorties de groupe (des montants souvent minimes), ou encore à la location d’un emplacement au terrain de camping qui donne accès à un site de plongée. Pour environ 1 000 $ dollars (excluant le masque, le tuba et les palmes), il est possible d’acquérir un bon équipement.

Sites de plongée en camping

Le camping et la plongée font très bon ménage, précise Sylvie Larocque : « Beaucoup de plongeurs font l’acquisition d’une caravane pour pouvoir pratiquer leur sport. De nombreux terrains de camping exigent la location d’un emplacement de tous ceux qui désirent avoir accès à l’eau ». Il est facile de trouver un terrain de camping non loin des sites de plongée. Voici un petit aperçu d’endroits bien connus des adeptes :

• Aux Escoumins, un lieu privilégié par les adeptes autant d’apnée que de plongée sous-marine pour sa faune exceptionnelle, les campings Essipit et Paradis marin sont bien appréciés des plongeurs

• L’eau du lac Bowker, en Estrie, est limpide et offre une très bonne visibilité. Les férus du sport subaquatique fréquentent assidument le camping Mailhot, situé en bordure du lac. Il est préférable d’appeler avant de s’y rendre afin de vérifier s’il est possible d’y plonger, car l’endroit est souvent achalandé par les nombreux élèves plongeant en vue d’obtenir leur certification.

• Le parc national Forillonen Gaspésie est un véritable paradis sous la mer ! Plusieurs sites sont particulièrement accessibles aux débutants. Pour une expérience inoubliable, on propose d’aller nager avec les phoques. De nombreux terrains de camping se trouvent dans ce parc national, dont celui de Petit Gaspé.

• À la carrière Morrison, point de faune ni de flore à explorer, mais bien des épaves à découvrir dans le fond de cette ancienne carrière de la région de Gatineau : avion, bateau et automobiles ont été coulés dans l’eau pour le plus grand plaisir des hommes-grenouilles… À proximité, le parc de la Gatineau offre des emplacements de camping.

Par Hélène Giroux
Magazine Mon Camping Préféré, 2013.

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