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Un hiver en Floride

Lise et moi avons repris la route, cette fois pour la Floride. Après avoir parcouru l'Amérique du Nord pendant un an et demi, à bord de notre Grande bleue, nous voulons explorer le royaume des «snowbirds», que nous connaissons peu. Joignez-vous à nous pour ce nouveau périple.
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Indian Wells : retour au tennis

paul-indien

Au tournoi Indian Wells, qui se termine demain, j’ai renoué avec le tennis, ce sport que j’aime tant et que j’avais couvert pendant sept ans pour le site web de La Presse. Depuis la fin de 2013 pourtant, je n’avais pas suivi un seul tournoi. Bien sûr, je continuais à jeter un œil aux résultats, mais c’est tout. Il est vrai qu’il est difficile de suivre le tennis tout en faisant du caravaning, mais ce n’était pas la seule raison de mon éloignement. Je n’avais pas renoncé sans un pincement au cœur à un blogue qui réunissait chaque jour des milliers d’amateurs. C’est même en partie pour éviter la nostalgie que je me suis lancé dans un projet aussi fou qu’un voyage d’un an et demi.

Aujourd’hui, je ne regrette pas ma décision. J’ai adoré couvrir le tennis, mais je tenais à m’arrêter avant de radoter. De plus, je n’étais pas vraiment à la retraite puisque ce blogue m’occupait de dix à douze heures par jour pendant les grands tournois. À tel point que Lise s’était baptisée avec humour mais non sans réalisme «la veuve du tennis». Elle s’était montrée bien patiente ; le temps était venu de passer à autre chose.

À Indian Wells, j’ai pu constater que j’aimais toujours ce sport, mais que je n’étais plus journaliste. Je n’ai plus d’articles à écrire ou de commentaires de lecteurs à lire. Je peux juste suivre un tournoi pour mon propre plaisir. C’est bien agréable.

Le hasard a bien fait les choses puisque le Masters 1000 d’Indian Wells est devenu, au fil des ans, le plus important tournoi de tennis en dehors des quatre tournois du Grand Chelem. L’an dernier, l’événement a accueilli 431 527 spectateurs. C’est autant que Roland-Garros, un tournoi majeur, et plus du double du Masters 1000 de Montréal.

Lise et moi avons été très impressionnés par le lieu, grand, chic et luxueux. Je l’avais souvent vu à la télé. Mais sur place, c’est plus imposant encore. En comparaison, le tournoi de Montréal, à l’étroit dans un coin du parc Jarry, a presque l’air tiers-mondiste. J’exagère un peu, mais pas tant que ça. Au Québec, on a tendance à croire que l’argent pousse dans les arbres, mais on oublie qu’il pousse surtout dans les palmiers.

Indian Wells fait partie d’un ensemble de villes qui réunit dans le désert californien de riches retraités. Palm Desert, à quelques kilomètres, est même considéré comme la plus grande concentration de millionnaires. En faisant à pied l’aller-retour entre le camping et le stade (plus de dix kilomètres tout de même), Lise et moi avons pu constater la richesse ambiante, frappante sans être pompeuse, raffinée sans être ostentatoire.

Bien sûr, la population n’est pas jeune. «C’est un endroit magnifique, c’est paradisiaque, avait commenté Goran Ivanisevic, un ancien champion de Wimbledon, mais il y a beaucoup de vieux. J’ai essayé les restaurants : on voit un ou deux jeunes clients, tous les autres ont 100 ans ou 150. À chaque fois, j’ai l’impression que quelqu’un ma mourir dans le restaurant.»

Pour ma part, depuis que j’ai atteint l’âge vénérable de 70 ans, je ne me moque plus des vieillards ; ce n’est plus de mon âge. Depuis un an et demi d’ailleurs, nous ne croisons que des rejetons du baby-boom, particulièrement pendant les mois d’hiver où ils accaparent les campings. Je m’y suis habitué, même si j’ai souvent l’impression de me promener devant un miroir. N’empêche, je repense de plus en plus souvent aux jeunes voisins et voisines de notre condominium, qui pour la plupart ont moins de 30 ans. Ça va faire tout un changement!

Le carnet du caravanier

Avant de quitter pour de bon le désert d’Anza-Borrego, nous avons fait une nuit en boondocking, le long de la route 22. Nombreux sont les caravaniers qui le font, mais nous avons choisi d’être seuls plutôt que de nous joindre à un groupe de boondockers.

Comme il faisait très chaud, nous avions laissé la porte de côté ouverte. Vers le milieu de cette nuit de pleine lune, nous avons été réveillés par les cris des coyotes. Ces hurlements nous étaient déjà familiers ; nous les avons souvent entendus depuis le début de notre périple. Mais c’est la première fois qu’ils nous venaient de si près. On avait l’impression, à tort ou à raison, que les bêtes étaient à quelques centaines de mètres de nous.

Les coyotes n’ont pas la réputation de s’attaquer aux humains. N’empêche que je me suis levé pour aller fermer la porte. La nuit était devenue plus fraîche, et surtout, il faut bien l’avouer, nous avons été rassurés.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit.

5 réponses à Indian Wells : retour au tennis

  • Denis Marcoux dit :

    Oui, mieux vaut au moins un grillage à l’entrée. La nuit, le désert se réveille. Non seulement les coyotes, mais les minuscules renards (« kit foxes »), ainsi que tout ce que ces prédateurs pourchassent: insectes et rongeurs.

    Non pas que ces animaux soient particulièrenent dangereux dans ce coin, mais ils ratissent le paysage pour calmer leur faim. En laissant quelques croûtes de pain à la limite de l’éclairage, vous verrez un renard venir rapidement le chercher (non pas que je recommande de nourrir les animaux sauvages!).

    Les coyotes plus grands de l’est du Canada, c’est autre chose. Certains spécialistes croient qu’ils sont croisés avec des loups. Une jeune chanteuse ontarienne s’est fait tuée en Nouvelle Écosse il y a quelques années par des coyotes lors d’une promenade solitaire sur un sentier isolé.

  • Denis Marcoux dit :

    Le blogue ne nous permet de corriger notre texte. Veuillez lire *tuer* au lieu de « tuée » ci-dessus.

  • Korrigan dit :

    Cher Monsieur Roux, cela fait plaisir d’avoir de vos nouvelles et de vous savoir à Indian Wells. Votre ancien blog n’est pas oublié, il continue même sur un autre site avec les mêmes pseudos, non sans quelques modulations ici ou là. Pour ma part, c’est tout à fait par hasard que je l’ai rejoint et que j’y suis revenu, n’ayant trouvé nulle part ailleurs un quelconque équivalent. Alors, de temps en temps, j’y écris un petit commentaire, une manière de suivre l’actualité du tennis et un petit exercice de style peut-être aussi. Il y manque néanmoins votre verve et … vos partis pris qui obligeaient chacun à répondre et suscitaient de fréquentes controverses, signe de vitalité. Et, comme vos partis pris étaient souvent les miens, cela ne prêtait guère à conséquence. Etonnant tout de même la vitalité de ce blog ! Alors, cher Monsieur Roux, je vous souhaite bon vent, celui du désert aujourd’hui, et peut-être bientôt de l’océan … On dit que les voyages forment la jeunesse. Qu’ils vous maintiennent bien en forme et si le coeur vous en dit, à défaut d’article, n’hésitez pas à écrire des commentaires sur le blogue qui a pris la suite d’un plus ancien …

  • Norby dit :

    Nous sommes de jeunes retraites et nous nous demandons si cela vaut le cout de tout laisser et de partir en aventure eu vivre un moment de folie car nous avons besoin d,un defie et sutout voyager e de voir ce qui se passe ailleurs.

  • Paul Roux dit :

    Je ne peux évidemment répondre pour vous. Je peux juste vous dire que, pour Lise et moi, ce voyage est une très belle expérience. Cela dit, vous dites être jeunes et aimer les défis, je vous encourage donc à les relever.

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