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En route vers le Nord-Est ontarien

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Les caravaniers férus de nature sauvage, de chasse et de pêche seront aux anges dans les vastes étendues de lacs et de rivières du Nord-Est ontarien, une région qui n’a rien à envier à d’autres destinations plus courues par les touristes. En prime, les Québécois francophones auront le plaisir d’y rencontrer des « cousins » fort sympathiques.

Deux principaux itinéraires permettent de se rendre dans le nord-est de l’Ontario. En prenant comme destination une pourvoirie située à une centaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Timmins, la longueur de l’itinéraire varie de 912 à 977 kilomètres à partir de la couronne nord de Montréal. Selon Google Maps, il faut compter entre 10 h 15 et 10 h 35 pour s’y rendre, ce qui selon notre expérience de caravanier, est plutôt optimiste avec un VR. Prévoir une douzaine d’heures serait plus réaliste.

Les itinéraires possibles

La première option consiste à passer par les villes d’Ottawa et de North Bay. On utilise alors des routes ontariennes pour la plus grande partie du trajet. La deuxième option nous fait plutôt passer par la région de Mont-Tremblant, traverser la réserve faunique de La Vérendrye, puis l’Abitibi avant d’accéder à l’Ontario près du village de Matheson et de la ville minière de Timmins, qu’on pourrait qualifier de capitale régionale du Nord-Est ontarien. Une variante de cet itinéraire, mieux adaptée aux VR et recommandée aux caravaniers, bifurque plutôt vers Rouyn-Noranda en territoire québécois, par la route 117, puis vers Kirkland Lake du côté ontarien, où l’on rejoint le premier itinéraire. Il est ainsi possible de traverser toute une région minière de l’Abitibi et du Nord-Est ontarien.

Avant notre départ, des amis franco-ontariens d’origine nous avaient fortement recommandé l’itinéraire ontarien pour la qualité de la chaussée, bien que cet itinéraire excède d’environ 65 kilomètres l’itinéraire québécois. De plus, l’itinéraire ontarien longe la rivière des Outaouais sur une bonne distance, il est très panoramique et comporte plusieurs attraits dignes de mention.

La combinaison de ces deux itinéraires peut aussi constituer un circuit intéressant permettant d’allier un séjour dans le Nord-Est ontarien avec une visite de l’Abitibi-Témiscamingue et des Hautes-Laurentides du côté du Québec.

En passant par l’Ontario

Ayant choisi de suivre le conseil de nos amis, nous entamons l’itinéraire ontarien avec notre caravane Airstream en direction d’une pourvoirie où nous les rejoindrons. Nous y passerons quelques jours à taquiner le grand brochet du nord et le doré, dont c’est le royaume. Nos amis sont des habitués de l’endroit et s’y rendent chaque année depuis plus de 25 ans. Voici ce que cet itinéraire vous permet de découvrir.

La première partie de la route est assez connue et nous amène en Outaouais, en direction d’Ottawa. Nous suivons l’autoroute 50 du côté québécois en passant, entre autres, par Montebello. Puis, nous passons du côté ontarien à Ottawa où nous rejoignons l’autoroute 417 (Queensway) vers l’ouest. Une fois la région d’Ottawa derrière nous, le voyage se poursuit sur la route 17. Les petites villes se succèdent le long de la rive ouest de la rivière des Outaouais. Nous croisons Pembrooke, la base militaire bien connue de Petawawa, la région de Chalk River, où un accident nucléaire célèbre s’est produit en 1952 dans le centre de recherche nucléaire du laboratoire situé à Deep River, près du village de Chalk River. L’itinéraire nous amène par la suite jusqu’à Matawa où nous quittons la rivière des Outaouais. La route se dirige vers l’ouest en direction de North Bay sur les rives du lac Nipissing, en passant par le parc provincial Samuel-de-Champlain.

À North Bay, l’itinéraire tourne cette fois vers le nord, puis emprunte un autre embranchement de la route transcanadienne arborant le numéro 11. Nous sommes à même de constater qu’il s’agit d’un véritable paradis pour la chasse, la pêche et les autres activités de plein air. La route traverse alors des contrées de lacs et de rivières où l’on aperçoit de nombreux chalets.   

 

Environ à mi-chemin entre North Bay et Timmins, nous croisons un phénomène géographique intéressant : un panneau indique clairement que l’on franchit la ligne laurentienne de partage des eaux, c’est-à-dire le point à partir duquel tous les cours d’eau situés au nord coulent vers la baie d’Hudson et l’océan Arctique. Les cours d’eau au sud de cette démarcation finissent quant à eux dans le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.

Quelques heures de route de plus et nous atteignons Timmins, ville d’origine de la chanteuse Shania Twain. Cette ville minière est la plus vaste des environs avec quelque 45 000 habitants, dont près de 40 % sont francophones. Notre périple nous amène finalement à la pourvoirie, notre destination vacances.

Une destination multisaisons

Cette pourvoirie nommée Big Bear Camp se trouve à proximité du village de Foleyet et en amont d’un petit barrage de l’Ontario Hydro, qui crée le réservoir du lac Horwood, vaste étendue d’eau appréciée par les pêcheurs de partout dans la province. Il s’agit d’une entreprise familiale appartenant à une sympathique famille de Franco-ontariens, Angie et Paul Chartrand et leur fille Ashley, qui s’apprête à prendre la relève de ses parents à la tête de la pourvoirie.

Ce petit paradis bien caché ouvre dès le début de la saison de pêche, à la fin mai, jusqu’à la fin octobre. Les mois d’été sont consacrés à la pêche, alors que la chasse à l’ours (oui, vous avez bien lu, à l’ours…) et la chasse à l’orignal débutent respectivement le 15 aout et lors du weekend de l’Action de grâce. On peut également y chasser la gélinotte huppée et le canard.

Outre de coquets chalets bien équipés, le complexe comprend un terrain de camping le long du lac, sur lequel tous les emplacements ont une vue. Les services d’électricité et d’eau sont inclus et le pompage des eaux usées est offert moyennant des frais minimes (tracteur). Un bloc sanitaire moderne avec des douches est aussi à la disposition des campeurs.

La pourvoirie offre une multitude de produits et services utiles aux pêcheurs : carburant, huile, propane, appâts, glace, permis temporaires de conduite de bateau, installations de congélation (pour rapporter ses prises à la maison), bâtiment muni d’une moustiquaire où nettoyer les poissons, rampe de mise à l’eau en béton, bateaux et moteurs en location (très bien adaptés à la pêche à la traine), de même que plusieurs quais pour ceux qui possèdent leur propre bateau. Nous avons beaucoup aimé notre séjour et nous recommandons fortement l’endroit. Fort accueillants, les propriétaires adorent recevoir de la visite du Québec. Cela leur donne l’occasion de parler français !

Une autre option pour camper à destination

Pour les familles avec de jeunes enfants à la recherche d’activités de plein air dans un environnement un peu moins tranquille, le parc provincial Ivanhoe Lake peut se révéler une option intéressante. Ce parc donne sur le lac Ivanhoe, un lac étroit d’une longueur de 25 kilomètres situé dans la partie nord non organisée du district de Sudbury, à quelques kilomètres du village de Foleyet. Son eau chaude et peu profonde plait aux petits nageurs. Bon à savoir : de nombreux emplacements de camping donnent sur le lac et le site compte plusieurs sentiers pédestres, de même qu’un terrain de jeu._

Par François Martel
Magazine Camping Caravaning, vol. 25 no 5, aout 2019

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OÙ CAMPER SUR LA ROUTE ET À DESTINATION

HAPPY HOLIDAY CAMPGROUND COTTAGES
Le camping accepte tous les types de VR. On peut y faire du canot, de la baignade, de la randonnée, du VTT, du vélo, du badminton, du basketball et plus encore. L’établissement compte un terrain de jeu. camping-in-temagami.com

RYAN’S CAMPSITE AND GIFTS
Ce camping de 100 emplacements plait à ceux qui aiment la baignade, la pêche, le canot et le kayak. Tous les types de VR sont acceptés, de même que les tentes. Sur place : blocs sanitaires avec douche et terrain de jeu. Chercher Ryan’s Campsite sur Facebook

PARC PROVINCIAL IVANHOE LAKE
Le parc compte quatre terrains de camping. La moitié des emplacements sont dotés du service d’électricité. Plusieurs offrent une vue spectaculaire sur le lac. Bon à savoir : à côté de la hutte de nettoyage du poisson se trouve une plage où les animaux sont acceptés. ontarioparks.com/park/ivanhoelake/fr

PARC PROVINCIAL SAMUEL-DE-CHAMPLAIN
On y trouve deux terrains de camping. Le camping Babawasse compte 74 emplacements avec électricité, alors que le camping Jingwakoki comprend 137 emplacements, dont 20 sont équipés de prises électriques de 15 A ou 30 A. Les deux établissements ont un terrain de jeu et une petite plage. ontarioparks.com/park/samueldechamplain/fr

POURVOIRIE BIG BEAR CAMP
1-289-475-5198, bigbearcamp.ca ou angie@bigbearcamp.ca

POUR INFO
TIMMINS
Le site web de la ville, timmins.ca, liste les évènements qui s’y tiennent sous l’onglet Tourism.

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