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Question


Nous prévoyons de nous rendre prochainement aux États-Unis avec notre caravane à sellette et notre camionnette pour une durée de 192 jours. Dans les faits, il s’agit de la durée pendant laquelle notre combinaison de véhicules sera en territoire américain. Nous n’y séjournerons nous-mêmes que 161 jours puisque nous reviendrons en avion pour passer les Fêtes au Québec du 15 décembre au 10 janvier. Est-ce que la limite de journées passées aux États-Unis dans une même année s’applique aux véhicules automobiles indépendamment des personnes ? Nous avons eu des informations contradictoires à ce sujet. Merci de votre aide précieuse !

Gilles et Sylvie Lessard

Réponse


Permettez-moi de commencer ma réponse directement avec des données factuelles : pour pouvoir profiter de l’assurance maladie, les citoyens québécois doivent séjourner dans la province un minimum de 183 jours par année civile. Il s’agit là de la limite autorisée. Conséquemment, la durée de séjour projetée pour voyage aux États-Unis vous place en délinquance par rapport à la loi.

Le fait que vous reveniez au Canada pendant 27 jours (du 15 décembre au 10 janvier) ne signifie pas que ce séjour sera automatiquement décompté du total de 192. Toute sortie de moins de 30 jours des États-Unis peut ou non être déduite de la limite fixée par la loi sur l’immigration. Aussi bête que cela puisse sembler, la décision de reconnaitre ce séjour est laissée au bon vouloir de l’agent des services frontaliers. Comme vous êtes tout près de cette limite, il se pourrait bien que vous puissiez appliquer les jours passés au Canada pour réduire votre séjour chez l’Oncle Sam, mais je ne peux vous le certifier. S’il vous était possible d’allonger votre séjour au Québec de seulement quelques jours, vous seriez alors plus tranquilles.

De plus, sachez que le concept même d’immigration ne concerne que les personnes. Il ne peut s’appliquer à quelque objet, marchandise ou véhicule. Si quelqu’un vous a dit qu’un véhicule pouvait être visé par une loi portant sur l’immigration, il a erré. Cependant, d’autres règles indépendantes de la loi sur l’immigration peuvent toucher votre véhicule. Par exemple, les assureurs limitent souvent la couverture d’un véhicule automobile à six mois. C’est sans doute ce point qui a créé une confusion dans l’esprit de la personne vous ayant renseignés. Des assureurs acceptent toutefois de prolonger la couverture des véhicules au-delà de six mois, certains sans frais supplémentaires, d’autres non. Je vous suggère donc de vérifier auprès de votre courtier pour savoir ce qu’il en est dans votre cas.

Paul Laquerre 



Question


J’aimerais savoir si l’on peut tracter une auto électrique comme youyou ou une auto hybride, peu importe laquelle, sans problème.

Sarah Landry

Réponse


La liste est courte, mais il y a quelques possibilités. Le Ford C-Max hybride se tracte sur ses roues. La Chevrolet Bolt et la Toyota Prius devront être tractées à l’aide d’un essieu porteur (tow dolly).

Rémi Guertin 



Question


J’ai fait l’achat d’une autocaravane de classe B+ Pleasure Way Pursuit 2014 d’occasion. Lorsque je roule sur l’autoroute et qu’il y a du vent, il est très difficile de la garder en ligne droite. Elle manque vraiment de stabilité. J’ai roulé sur les routes de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick et, par moments, je me sentais comme sur de la glace. Serait-ce un problème de suspension ou de pneus ? Qu’est-ce que je peux faire pour améliorer la stabilité ? La suspension est de série, avec des pneus Michelin LTX MS IT 225-75-16 Load Range E gonflés à 75 lb.

Mario Lamarche

Réponse


Une des raisons fréquentes pouvant expliquer le comportement routier erratique de votre Pleasure Way Pursuit 2014 vient de l’état des amortisseurs. Pour diminuer leurs couts de production, de nombreux constructeurs installent des amortisseurs bas de gamme qui, malheureusement, après quelques années d’usage, peinent à assumer efficacement leur fonction. Les conséquences d’un tel choix de production sont particulièrement visibles sur les VR puisque leur suspension est continuellement mise à dure épreuve par la masse importante qu’elle doit supporter.

Si vos amortisseurs sont très fatigués, comme je le présume, il serait pertinent de les remplacer par d’autres de meilleure qualité, par exemple de marque Bilstein. Deux autres accessoires contribueraient également à rétablir un sain comportement routier de votre véhicule récréatif. Ainsi, la pose de ballons de surcharge sur l’essieu arrière pourrait faire une grande différence lors de vos déplacements. Finalement, l’installation d’un correcteur de louvoiement sur l’essieu avant permettrait de modifier la conduite de votre VR en créant un point pivot naturel lorsque les roues pointent vers l’avant du véhicule. Conséquemment, chaque fois que vous avez à tourner le volant pour modifier la trajectoire du véhicule, une légère résistance cherche à le ramener à sa position initiale, diminuant d’autant le mouvement de va-et-vient requis pour garder le cap vers l’avant.

Je suis certain qu’un ou plusieurs des éléments évoqués sont à la source du problème que vous avez éprouvé. Heureusement, il est relativement simple à corriger.

Jean Bétournay 



Question


J’ai récemment acheté une autocaravane de classe B 2007 qui a environ 20 000 km au compteur et dont les pneus d’origine sont encore très bons. Je compte me rendre aux États-Unis cet hiver.

On me dit que rouler avec des pneus qui ont plus de dix ans est illégal sur une autocaravane et que les autorités peuvent nous demander de les remplacer sur-le-champ. Cela vous semble-t-il vrai et le risque de partir avec ces pneus est-il réel ?

Bertrand Frigon

Réponse


Il n’existe pas de règlement officiel s’appliquant à l’âge des pneus. Par contre, tous les fabricants recommandent de remplacer les pneus après un maximum de dix ans d’usage. Votre VR a peu roulé. Or, c’est lors des périodes d’inactivité que les pneus sèchent et se détériorent à l’intérieur par ce qu’on appelle la « pourriture sèche ». Vos pneus ont déjà 11 ans et je vous recommande fortement de les remplacer. Un éclatement soudain pourrait entrainer une perte de contrôle et des dommages matériels ou encore des blessures.

Rémi Guertin 



Question


Dans un an ou deux, ma conjointe et moi prévoyons d’adopter la vie nomade à temps plein. Nous passerons de trois à quatre mois par année aux États-Unis et, par la suite, probablement jusqu’à six mois.

Je suis traducteur autonome et la technologie me permettra de travailler à partir de notre VR. Je me demandais si les lois aux États-Unis me permettront de gagner ma vie de cette façon et de continuer à servir mes clients actuels qui résident au Québec et en Ontario. Y a-t-il des démarches ou des demandes de permis à faire ?

Serge R.

Réponse


Je tiens à vous rassurer, vous n’aurez aucune exigence particulière à remplir pour exercer votre profession de traducteur, même si vous le faites à partir des États-Unis, tant que vos clients seront québécois ou canadiens.

Comme vos clients seront issus du Canada et que vous les facturerez en dollars de ce pays, la seule obligation que vous aurez sera de produire une déclaration annuelle de revenus, tant au Québec qu’à Ottawa. Bien sûr, en passant plusieurs mois aux États-Unis, vous aurez à vous conformer aux normes d’immigration et fiscales en vigueur dans ce pays ainsi qu’aux limites fixées par la Régie de l’assurance maladie du Québec. L’immigration américaine limite à six mois, par période de douze mois, le séjour des Canadiens dans leur pays. De plus, si vous passez chaque année 120 jours aux États-Unis, l’IRS (l’équivalent de notre ministère du Revenu) exige que vous remplissiez et retourniez le formulaire 8840 pour vous et votre conjointe avant le 15 juin pour l’exercice financier terminé le 31 décembre précédent. À défaut de quoi, vous pourriez devoir produire une déclaration de revenus dans ce pays, même si vous n’y avez rien gagné.

Paul Laquerre