BBoisjoliLe côté nature de Brigitte Boisjoli

Depuis que les projecteurs se sont braqués sur elle à la quatrième édition de Star Académie, la chanteuse Brigitte Boisjoli connait une belle carrière solo et elle fut la Révélation de l’année à l’ADISQ en 2012. L’artiste à l’agenda chargé a accepté de faire une pause pour nous parler de son amour du camping, des montagnes… et des vieilles caravanes !

CC : Quand avez-vous commencé à faire du camping ?
BB : Toute jeune ! J’ai commencé à en faire dans ma cour, enfant, à Drummondville. Puis en famille, sous la tente, un peu partout au Québec. Peu après, lorsque j’étais encore petite, mes parents se sont acheté une autocaravane de classe A. Nous passions trois mois par année en Floride. On était des snowbirds nouveau genre ! Cela m’obligeait à manquer plusieurs semaines d’école et à passer mes examens par correspondance. J’en garde de beaux souvenirs !

CC : Le camping fait-il toujours partie de votre vie ?
BB : Oui ! Aujourd’hui, ma mère possède une petite caravane, installée à Trois-Rivières. J’y séjourne lorsque je vais la voir. Et jusqu’à ce que je la vende l’an dernier, j’ai moi-même eu une tente-caravane pendant cinq ans. J’adore camper au Vermont avec mon copain et y faire de la randonnée pédestre en montagne. On en a passé des fins de semaine à marcher en forêt !

CC : Qu’appréciez-vous particulièrement dans le camping ?
BB : J’adore le sentiment de liberté que ce loisir me procure. En pleine nature, sans cellulaire, on décroche vraiment. C’est totalement à l’opposé de l’univers du showbiz et ça fait du bien.

CC : Quel type de campeuse êtes-vous ?
BB : Une minimaliste ! J’ai ma petite corde à linge, une douche portable, de la nourriture et des vêtements de sport. C’est à peu près tout.

CC : Quelle a été votre sortie préférée en camping ?
BB : Je me rappelle particulièrement un weekend dans les montagnes Blanches du Vermont. Nous étions stationnés près d’une rivière et il y avait de la brume au petit matin. C’était magique ! Je ressens toujours beaucoup de bonheur à découvrir de nouveaux paysages et j’aime prendre le temps de les apprécier.

CC : Sur la pochette d’un de vos albums, vous posez devant une caravane joliment rétro. Le résultat vous plait-il ?
BB : Oui, j’aime bien ! C’est un gentil couple qui nous l’a prêtée pour la séance photo. J’ai tout de suite aimé le style vintage du véhicule. Je trouve que cela s’harmonise bien avec mon allure !

CC : Maintenant que vous avez vendu votre tente-caravane, allez-vous continuer à camper quand même ?
BB : Je m’y remettrai surement dans quelques années. J’aime tellement ça ! Pour l’instant, mon copain et moi, nous nous sommes acheté un quad, alors nous allons nous amuser avec ça pendant un moment… Je planifie également une escapade de canot-camping de trois ou quatre jours cet été, dans le coin de Charlevoix, peut-être. Ou au parc de la Mauricie. On verra, mais j’en ai bien envie !


Le Noël du campeur de Nadja

NadjaOn connaissait la voix puissante de Nadja, certainement l’une des plus belles du Québec. On sait maintenant que la sympathique chanteuse aux racines soul et rhythm and blues a aussi le coeur sur la main. En pleine tournée de spectacles à travers le Québec,  l’artiste a pris l’initiative de monter à bord d’un VR afin de célébrer le Noël du campeur dans sa région natale, au profit de Moisson Saguenay Lac-St-Jean. Peut-être l’y avez-vous croisée ? Nous lui avons parlé trois semaines avant l’évènement du 25 juillet.

CC : Comment vous est venue l’idée originale de faire du Noël du campeur une oeuvre caritative ?
Nadja : Il y a quelques années, l’équipe de l’émission de télé 2 filles le matin m’a envoyée dans les Cantons-de-l’Est afin de recueillir  des fonds pour la Guignolée des médias. Sur place, j’ai appris plein de choses bouleversantes, comme par exemple que l’argent qu’on  donne à l’approche du temps des Fêtes ne suffit jamais à répondre aux besoins pour les 12 mois suivants. Cela m’a profondément touchée. Ça n’a tout simplement pas de bon sens que des gens aient faim, ici, au Canada ! Pour apporter ma contribution, je me suis dit : « pourquoi ne pas organiser une Guignolée du campeur, en plein été ? » J’ai pris le téléphone, j’ai fait quelques appels et j’ai mis tout ça de l’avant, avec l’aide de la super équipe de bénévoles de Moisson Saguenay Lac-St-Jean.

CC : Êtes-vous vous-même une campeuse ?
Nadja : J’ADORE le camping ! Ma mère nous y a initiées lorsque nous étions toutes petites, ma soeur et moi. Et comme le Noël du campeur est célébré en plein milieu de l’année, le 25 juillet, je me suis dit que c’était le moment idéal pour regarnir les étagères des banques alimentaires.

CC : Concrètement, comment allez-vous vous y prendre pour recueillir des dons ?
Nadja : Le 25 juillet est un vendredi cette année, ce qui tombe drôlement bien ! Pendant trois jours, je vais faire la tournée de  plusieurs campings de la région à bord d’un VR prêté pour l’occasion par un commanditaire, A & S Lévesque. Sur place, ma présence sera annoncée. On va inviter les gens à donner des denrées ou de l’argent en échange d’une photo ou d’une petite chanson. Je suis  même prête à aller cogner à la porte des VR de campeurs pour recueillir leurs dons ! On en est encore à peaufiner les détails, mais il est certain que ce sera fait dans la simplicité et la bonne humeur. Ce que j’espère, c’est que les gens auront envie d’être généreux. Il me semble qu’en vacances, on se sent le coeur léger et plein de gratitude. Quel beau moment pour donner !

CC : Avez-vous des ambitions pour ce projet ?
Nadja : Bien sûr ! Pour cette année, on ne s’est pas fixé d’objectifs précis, car on n’a vraiment aucune idée du résultat qu’on va obtenir. Les besoins sont criants – il y a eu 2 000 demandes d’aide alimentaire de plus que l’an dernier à Moisson Saguenay Lac-St-Jean –, alors je souhaite simplement que cette initiative aide le plus de gens possibles. Dans quelques années, c’est certain que je rêve que cette Guignolée du Noël du campeur soit célébrée dans tout le Québec. Plusieurs artistes pourraient faire des tournées régionales en VR. Et on pourrait associer des tours de chant à tout cela. Tout est possible !


VincentGrattonVincent Gratton : route, entraide et plein air

Comédien doué, animateur allumé, commentateur fort en gueule, citoyen engagé et père de quatre enfants, Vincent Graton porte  plusieurs chapeaux, c’est le moins qu’on puisse dire ! Depuis le début septembre, l’homme au grand sourire peut être vu à la barre de l’émission Ma caravane au Canada, maintenant diffusée sur la nouvelle chaine soeur de TV5, Unis. M. Graton et son coanimateur, le chanteur Damien Robitaille, y invitent les téléspectateurs à aller à la rencontre des communautés francophones du pays. On les suit !

CC : Êtes-vous content de l’accueil que réservent les téléspectateurs à Ma caravane au Canada ?
VG : Les amateurs de voyage, de route et d’aventure trippent sur le concept. On leur fait découvrir des endroits extraordinaires et on leur fait faire des rencontres mémorables. Pour cette troisième saison, nous nous sommes entre autres rendus à St-Jean, Terre-Neuve, au Cap-Breton, dans la vallée du Niagara, à Calgary et à Whistler. On a aussi filmé au Québec, en Beauce, où il a neigé durant toute la durée du tournage.

CC : Votre curieuse caravane – un ancien conteneur sur roues a dû attirer l’attention pendant le tournage. Comment les gens réagissent-ils en la voyant, habituellement ?
VG : Elle ne passe jamais inaperçue, c’est certain ! Partout où on s’est arrêté, les gens la regardaient, intrigués. Son déploiement, en  90 secondes, est vraiment impressionnant à voir. La caravane nous a servi de cuisine, de salon, de salle de spectacle et d’abri contre la pluie. On y a tout fait, sauf y dormir, car elle n’était pas conçue pour cela. Pas de camping pour nous pendant le tournage. On a dû se rabattre sur l’hôtel.

CC : Combien de personnes ont pris la route avec vous ?
VG : L’équipe de production de l’émission comptait 10 personnes, dont un chauffeur qui conduisait le tandem camionnette-caravane entre les lieux de tournage éloignés les uns des autres. Les journées de travail étaient longues, parfois  même du matin au soir. Heureusement, tout le monde a fait l’effort d’être de bonne humeur. Ça a été un bien beau tournage !

CC : Au cours des trois saisons de l’émission, vos coanimateurs (le chef Danny St-Pierre, l’humoriste Pierre-Alexandre Fortin et Damien Robitaille) et vous-même avez conduit la combinaison camionnette-caravane sur de courtes distances. C’était comment ? Une vidéo assez drôle sur le site de l’émission vous montre essayant de dégager la camionnette enfoncée dans la boue.
VG : Une chance qu’un conducteur de tracteur est rapidement venu à notre secours ! La conduite a requis une période d’adaptation,  c’est certain. À elle seule, la caravane pèse près de 15 000 lb. Sur un sol mou, ça peut faire des dégâts et dans les montagnes, ça tire en titi… Par contre, partout où nous sommes allés, nous avons été témoins de la solidarité dont font preuve à la fois les camionneurs et les caravaniers. Il y avait toujours quelqu’un pour nous prêter mainforte. C’est quelque chose qui m’a beaucoup touché.

CC : Faire de la route, c’est quelque chose qui vous plait ?
VG : Oui, j’adore ça. Et ma blonde (l’animatrice France Beaudoin) aime ça autant que moi. Je me plais à conduire tant le jour que la  nuit. L’atmosphère des truck stops, les stations de radio locales, tout cela me fascine…

CC : Dans votre vie personnelle, êtes-vous un campeur ?
VG : Oui ! Et je suis bien équipé : tente, réchaud, lampe frontale, j’ai tout ce qu’il faut dans mon garage. Il y a deux ans, ma blonde et  moi avons loué une tente-caravane et nous avons voyagé avec nos jeunes enfants. Ça a été formidable ! Mon garçon en parle encore, d’ailleurs. Ces dernières années, à cause du tournage de Ma caravane, j’ai moins campé qu’auparavant, mais j’aime toujours autant cela. Je suis un gars de plein air !

CC : Avez-vous un camping coup de coeur ?
VG : En tournage à l’archipel des iles Mingan, sur la Côte-Nord, j’ai été littéralement conquis par le camping de la réserve de parc national du Canada. La nature y est splendide et, sur place, on offre même des options de prêt-à-camper. On s’y sent seul au monde, à proximité des fameux monolithes. C’est magique !


AlexTaglianiAlexandre Tagliani : pas de conduite pépère, même en VR !

Le célèbre pilote de course québécois, Alexandre Tagliani, a bien voulu ralentir le temps de nous accorder une entrevue. Posé et  ouvert, le champion nous a longuement parlé de son amour pour son sport, sa famille… et son VR .

CC : Bien des caravaniers sont des gens passionnés par le sport automobile. La chaine de magasins américaine Camping World commandite d’ailleurs la série Nascar Camionnette. Est-ce une association que vous trouvez naturelle ?
AT : Oui, tout à fait. Lorsqu’on aime les loisirs motorisés, on est souvent intéressé à plusieurs d’entre eux. C’est mon cas !

CC : Comment s’est-elle développée, cette passion pour la course automobile ?
AT : À l’âge de 10 ans, mon père, un mécanicien, m’a envoyé passer l’été chez mes grands-parents, en Italie, pour que j’apprenne l’italien. Mon grand-père m’y a initié au karting et il a rapidement vu que j’avais du talent. À la fin de mon séjour, il a fait livrer mon kart au Québec, par bateau. Je l’ai reçu trois mois plus tard. À partir de ce moment, je me suis mis à penser à la course 24 heures sur 24 !

CC : Nous avons entendu dire que vous vous rendiez sur les pistes de course en VR. C’est vrai ?
AT : Oui, c’est ce que je fais depuis plusieurs années, à raison d’une quinzaine de courses par saison. J’ai loué un VR pendant longtemps. L’an dernier, je me suis entendu avec mon commanditaire, VR St-Cyr, pour avoir accès à une autocaravane Newmar  Mountain Aire de 45 pieds, dotée de 3 rallonges escamotables, que je conduis moi-même jusqu’aux lieux des courses. Il m’arrive, en plus, de remorquer un véhicule derrière.

CC : Conduire un VR, un gros véhicule lent, ça vous plait ou ça vous met sur les nerfs ?
AT : Ça me relaxe. Mais attention, je n’ai pas une conduite pépère. J’effectue même de nombreux dépassements ! Mon but est de me rendre du point A au point B. Outre le fait que ce soit un moyen de transport, pour moi, le VR est avant tout un endroit où loger confortablement sur le site des courses automobiles.

CC : Une fois votre travail terminé, stationnez-vous ce mastodonte dans l’entrée de votre maison ?
AT : Non ! J’ai une entente de commandite avec le commerçant VR St-Cyr. Lorsque je ne m’en sers pas, le VR est stationné dans leur cour. Et lorsque je le prends, je leur laisse ma voiture. C’est un bon arrangement.

CC : Pourquoi privilégier ce mode d’hébergement à une autre option tout confort comme l’hôtel ?
AT : Pour de nombreuses raisons… Pour le plaisir de me retrouver dans mes affaires. Pour que mon épouse ait un endroit intéressant où se détendre ou travailler, pendant les courses. Et pour avoir un accès direct et facile à ma propre nourriture. Les repas au restaurant des hôtels ne me plaisent pas toujours et le service à la chambre peut être long, ce qui est déplaisant, surtout avant une course. De plus, je souffre de graves allergies alimentaires, notamment aux arachides et aux noix. Voyager en VR me permet de contrôler ce qui se trouve dans mon environnement et j’apprécie cela au plus haut point. Dans le passé, il m’est arrivé de subir des chocs anaphylactiques qui auraient pu être fatals. Je fais tout pour réduire les risques.

CC : Avez-vous apporté des modifications à l’autocaravane pour la mettre davantage à votre gout ?
AT : Non, je ne l’ai pas fait. Par contre, comme j’utilise également mon VR comme lieu de rencontre avec mes commanditaires et partenaires d’affaires, je le garde très propre. Je cuisine exclusivement à l’extérieur, sur le barbecue, pour éviter les odeurs de cuisson dans l’habitacle.

CC : Envisagez-vous un jour de faire du caravaning comme loisir ?
AT : Ma femme et moi avons songé à passer quelques semaines dans le VR en Floride l’hiver dernier, mais le projet ne s’est pas concrétisé, finalement. On verra l’an prochain… Les choses seront alors différentes : nous attendons notre premier enfant en avril. Ma femme ne me suivra peut-être plus toujours pendant les courses, mais lorsqu’elle le fera, je pense qu’elle appréciera le VR encore davantage avec le bébé.