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Récit de caravaniers à la conquête de l’Ouest

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Alberta – La Promenade des Glaciers

On dit d’elle qu’il s’agit de la plus belle route du monde. La plus belle ? Il s’en trouvera toujours pour remettre en question cette affirmation. Disons du Canada… C’est quand même pas mal !

La traversée des 230 kilomètres de la Promenade des Glaciers constitue indéniablement une expérience touristique incomparable. Un contact éblouissant avec des manifestations glaciaires extraordinairement spectaculaires. Un opéra naturel puissant et émouvant. Il faut l’admirer et, aussi, tenter de comprendre le spectacle qui s’offre à nous.

20 cents par jour…

Chaque année, plus d’un demi-million de voyageurs empruntent la plus panoramique des routes du pays reliant les villes de Jasper et de Banff, au cœur des Rocheuses canadiennes. Émerveillés par les scènes grandioses que dévoile chaque courbe et chaque pente, ils en oublient le travail acharné des chômeurs de la crise des années 1930 qui, pour 20 ¢ par jour, ont aménagé au pic et à la pelle cette route de gravier… Le « sentier des merveilles » qu’avait tracé l’alpiniste A.O. Wheeler.

Inaugurée en 1940, la Promenade des Glaciers traverse les parcs nationaux de Jasper et de Banff. Elle longe 25 champs de glace dont le Columbia, le plus grand des Rocheuses canadiennes, qui couvre une superficie d’environ 200 km². Les champs de glace sont des accumulations qui se forment année après année à partir des masses de neige qui n’ont pas le temps de fondre. Elles emplissent peu à peu les vallées des hauts sommets puis le trop-plein déborde et s’écoule exactement comme une cascade qui dévalerait au rythme de 15 à 20 mètres par année. Ce que l’on voit de la route, ce sont surtout ces langues glaciaires qui s’échappent des vallées suspendues.

Les attraits se succèdent

Les points d’intérêt abondent tout au long de la promenade. Des belvédères, sentiers de randonnée, aires de pique-nique, quelques auberges et plusieurs terrains de camping qui mettent tous en valeur un attrait naturel.

En partant de Jasper, après la station de ski Marmot-Bassin, la route du mont Edith Cavell et la vallée des Cinq-Lacs, le belvédère des chutes Athabaska est une étape obligatoire. La rivière, que la route longe sur une centaine de kilomètres jusqu’à sa source, a creusé dans le calcaire un canyon extrêmement impressionnant dans lequel son cours s’engouffre avec rage sur quelques centaines de mètres seulement. Le décor de la chute est d’autant plus grandiose qu’il embrasse le mont Kerkeslin, un massif de tout près de 3 000 mètres.

À mesure que l’on avance vers le glacier Athabaska, les panoramas de neige se succèdent. Le belvédère du glacier Stutfield est positionné devant l’un des six glaciers alimentés par le champ de glace Columbia. On ne peut pas apercevoir la calotte glaciaire Columbia de la route, mais on distingue son rebord sur le toit des montagnes et s’il n’y a pas au moins 25 mètres de neige presque en surplomb c’est que la perspective nous joue des tours. Les longs corridors de moraine indiquent les parcours que les glaciers ont déjà empruntés. On n’y distingue plus aujourd’hui qu’un filet d’eau qui deviendra une rivière comme la Bow qui prend sa source dans les Rocheuses, traverse le parc et la ville de Banff puis coule jusqu’à la baie d’Hudson.

Athabaska

Le glacier Athabaska constitue le centre névralgique de la Promenade des Glaciers. Le centre d’interprétation et de services du Centre du Champ-de-Glace est une tour de Babel où s’entendent toutes les langues du monde. On y vient pour la balade sur le glacier à bord d’un SnoCoach de la compagnie Brewster, des bus tout-terrain munis de roues géantes. On vous conduit d’abord près du glacier en autocar puis on roule quelque distance dans les bus de glace avant de descendre sur le glacier et d’y marcher quelques instants. Cela peu sembler banal, mais il s’agit d’une expérience rarissime qui peut être vécue ici par n’importe qui. La simple contemplation du glacier à partir de la terrasse du centre d’interprétation est également un moment fort, surtout sous un soleil de plomb.

Parc national de Banff 

La Promenade des Glaciers se continue jusqu’au lac Louise et s’engage ensuite dans le Parc national du Canada de Banff. Établi en 1885, il s’agit du premier parc canadien et du troisième dans le monde. Il occupe une superficie de 6 641 km² et, comme son voisin, fait partie du site du patrimoine mondial des parcs des montagnes Rocheuses canadiennes de l’UNESCO.

Encore une fois, les prétextes aux arrêts se multiplient, mais trois pauses sont incontournables. Trois courtes randonnées pour contempler certains des joyaux d’eau vert émeraude des Rocheuses : le lac Moraine et la série de pics rocheux qui ont longtemps orné les billets de 20 $. Le lac Peyto, totalement bucolique. Et le lac Louise parce que, c’est le lac Louise ! La rive de ce petit lac posé dans un décor de carte postale est littéralement envahie par les touristes, mais il faut bien le voir. Toutefois, pour déjouer la foule, on peut s’évader en canot et le traverser facilement jusqu’au pied du glacier.

Et nous voilà à Banff ! J’en avais le souvenir d’une petite ville pittoresque, il y a 20 ans. J’ai redécouvert une ville grouillante, bondée, avec ses bouchons de circulation aux heures de pointe et ses problèmes de stationnement. Mais le charme de Banff reste irrésistible même si on a éloigné les Wapitis qui couraient les rues autrefois. Le point de vue à partir du pont de la rivière Bow, avec la rue principale, ses boutiques et la montagne en arrière-plan, traduit l’ambiance fébrile et l’environnement dominant de la ville. Il n’y a qu’à se diriger au bord de la rivière pour trouver la quiétude dans les parcs et sur les sentiers de randonnée ou de vélo. La baignade dans les eaux chaudes et sulfureuses du Upper Hot Springs ajoute à la détente alors que la montée en téléphérique sur le mont Sulfur représente la récompense finale pour nous ou l’entrée en matière fabuleuse pour la plupart des autres. Naturellement, on peut toujours en rajouter en allant prendre l’apéro au Banff Spring Hotel, la seule chose que le commun des mortels puisse s’y offrir. À la santé de la Promenade des Glacier !

– Info : Parc national de Banff www.pc.gc.ca/banff

– Centre de réservation de camping de Parcs Canada : 1 877 737-3783/www.pccamping.ca

– Les parcs nationaux de Banff et de Jasper offrent des services en français aux barrières d’accès, au centres d’information et presque partout.

– Un guide de voyage : Ouest canadien, Ulysse, 29,95 $

 

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