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Avec plus de quarante ans de camping et de voyages à son actif, Paul Laquerre est considéré par plusieurs comme la référence en matière de caravaning au Québec. Auteur de nombreux articles sur le sujet, conférencier, conseiller technique, rédacteur en chef du magazine Camping Caravaning, ses activités témoignent bien de la passion qui l’anime. Pourtant, ce qui le rend le plus fier, c’est de pouvoir revendiquer le qualificatif de nomade. Pendant dix années consécutives, il a erré sur les routes de l’Amérique du Nord sans autre maison que son véhicule récréatif. Faut-il se surprendre que sa définition de la liberté soit la suivante: «À chaque croisée de chemins, choisir entre le Nord, le Sud, l’Est ou l’Ouest et y aller ».

Articles récents
Archives
le 15 octobre 2017
La caravane ou l’origine du VR
le 8 octobre 2017
Caravane à sellette, la maison sur roues
le 1 octobre 2017
Autocaravanes et TVQ
le 24 septembre 2017
Calcul de la TVQ lors de la vente, entre particuliers, d’un VR usagé
le 17 septembre 2017
L’agile et polyvalente classe B
le 10 septembre 2017
Classe C ou le VR familial
le 3 septembre 2017
L’autocaravane de classe A
le 27 août 2017
Paiement direct
le 20 août 2017
La mal-aimée
le 13 août 2017
Impossible équation permanente
le 6 août 2017
Oh irritant propane !
le 30 juillet 2017
Prenez à gauche, puis tournez à droite…
le 23 juillet 2017
Durée de séjour aux États-Unis
le 15 juillet 2017
Ce n’est pas moi qui le dis !
le 9 juillet 2017
Le prix du paradis
le 2 juillet 2017
Et un de plus
le 25 juin 2017
Un vieux moulin tournant trop vite
le 18 juin 2017
Comportement routier
le 11 juin 2017
Où irez-vous cet été ?
le 4 juin 2017
Interpréter la loi
le 28 mai 2017
Nouveau débarquement venu d’Europe
le 21 mai 2017
À la recherche de la grosse question
le 14 mai 2017
Que la saison commence !
le 7 mai 2017
Au feu !
le 30 avril 2017
Toujours à propos de la qualité
le 23 avril 2017
Pour mieux choisir
le 16 avril 2017
Changer pour le mieux
le 9 avril 2017
Quand les affinités dictent les choix
le 2 avril 2017
Mon coup de cœur de l’hiver
le 26 mars 2017
Perception ou réalité ?
le 19 mars 2017
Une opinion très sévère
le 12 mars 2017
Hiver, dépêche toi de finir pour que cesse l’envie !
le 6 mars 2017
Pas de panique !
le 26 février 2017
Le Salon des VR de Montréal 2017
le 19 février 2017
Des chiens et des hommes
le 12 février 2017
L’éditorial +
le 5 février 2017
Le camping de vacances
le 29 janvier 2017
Camping urbain
le 22 janvier 2017
Camping rural
le 15 janvier 2017
Camping : un mot à facettes multiples
le 8 janvier 2017
Des visiteurs qui se font attendre
le 25 décembre 2016
Deux continents, deux mondes
le 18 décembre 2016
Séjours hors Québec
le 11 décembre 2016
Des lois et des hommes
le 4 décembre 2016
Carnet de voyage
le 27 novembre 2016
Péages et transpondeurs
le 20 novembre 2016
Sur route des oies blanches
le 13 novembre 2016
Un écueil d’évité
le 6 novembre 2016
Et une norme de plus !
le 30 octobre 2016
Construire son VR… la suite
le 23 octobre 2016
Mathew, enfin parti !
le 16 octobre 2016
Heureux qui, comme Ulysse…
le 9 octobre 2016
La facture
le 2 octobre 2016
Parlons physique
le 25 septembre 2016
La qualité des VR, selon La facture
le 18 septembre 2016
À lieux différents, situations différentes
le 10 septembre 2016
La facture et… La facture
le 4 septembre 2016
Répit
le 28 août 2016
Oser déranger
le 21 août 2016
Voir le Québec autrement
le 14 août 2016
Merci à toi soleil !
le 7 août 2016
Gaspésie, le retour
le 31 juillet 2016
Gaspésie 2
le 24 juillet 2016
Direction la Gaspésie
le 17 juillet 2016
Questions
le 10 juillet 2016
Que la parade commence !
le 3 juillet 2016
Acquisitions et intégration
le 26 juin 2016
Allo, allo, grrisshhh, 10-4 !
le 19 juin 2016
Rectifications et mise au point
le 12 juin 2016
Autonomie électrique, partie 2
le 5 juin 2016
Autonomie électrique, partie 1
le 29 mai 2016
Vers le futur
le 22 mai 2016
Mais où est donc passée la sécurité?
le 15 mai 2016
La confusion
le 8 mai 2016
La saga du PCI en Géorgie: c’est FINI !
le 1 mai 2016
Intermède
le 24 avril 2016
So-So-So… (sur un air connu)
le 17 avril 2016
Tout vient à point à…
le 10 avril 2016
L’appel du retour
le 3 avril 2016
Contagieux, l’oubli ?
le 27 mars 2016
Naissance d’un géant
le 20 mars 2016
Tous aux barricades !
le 13 mars 2016
Taux et frais de change
le 6 mars 2016
Il faut souvent payer pour apprendre
le 28 février 2016
Sept ans déjà
le 21 février 2016
Fin d’une tempête dans un verre d’eau?
le 14 février 2016
Le pétard mouillé
le 7 février 2016
0,38 $ pour un plein de carburant
le 31 janvier 2016
Quand il le faut…
le 24 janvier 2016
Une appli utile et prometteuse
le 17 janvier 2016
Courir sa chance
le 10 janvier 2016
Les côtes: de l’anticipation à la réalité
le 3 janvier 2016
Douce pédale
le 27 décembre 2015
Ho Ho Ho !
le 20 décembre 2015
Construire son VR
le 13 décembre 2015
Réponses à vos questions
le 6 décembre 2015
Miami sous la pluie
le 30 novembre 2015
Questions pour Louisville, KY
le 22 novembre 2015
Décompte en cours
le 15 novembre 2015
Allergique au biodiesel ?
le 8 novembre 2015
Voie de gauche
le 1 novembre 2015
Recherche et développement
le 25 octobre 2015
Floride, rumeur et $
le 18 octobre 2015
Nouvelle heure, nouvelle ère ?
le 11 octobre 2015
Déjà l’heure du départ ?
le 4 octobre 2015
Brouillard administratif
le 27 septembre 2015
Jours de migration aux États-Unis
le 20 septembre 2015
Politesse et respect : toujours de mise
le 13 septembre 2015
Une nouvelle appli pour caravaniers
le 6 septembre 2015
Assouplissement et durcissement
le 30 août 2015
À vous de jouer
le 23 août 2015
Chaleur intense dans le tunnel
le 16 août 2015
Séjours et absences
le 9 août 2015
Des hommes et des normes
le 2 août 2015
Boondocking certes, mais où?
le 26 juillet 2015
Au hasard des routes
le 19 juillet 2015
Va pour l’histoire, mais laquelle ?
le 12 juillet 2015
Court ou long, c’est selon
le 5 juillet 2015
Touriste et méchoui
le 28 juin 2015
Chronique d’épinettes et de moustiques
le 21 juin 2015
Quand Transcanadienne s’écrit avec un s
le 14 juin 2015
Propane et États-Unis
le 7 juin 2015
Yoyo à la pompe
le 31 mai 2015
Propane, tunnels et confusion
le 24 mai 2015
La crise de doute
le 17 mai 2015
Déterminer ses besoins en électricité
le 10 mai 2015
En finir avec les fenêtres embuées
le 3 mai 2015
Le petit nouveau
le 26 avril 2015
Zip, une solution en vue ?
le 19 avril 2015
Petit bilan
le 12 avril 2015
L’éditorial
le 5 avril 2015
Nouvelle génération
le 29 mars 2015
Une journée, devenir un campeur saisonnier
le 22 mars 2015
Essence ou diesel, la suite
le 15 mars 2015
Essence ou diesel ?
le 8 mars 2015
Bilan de mi-saison
le 1 mars 2015
GPS pour caravanier
le 22 février 2015
Pas données les données
le 15 février 2015
Heritage Village, Okeechobee, FL
le 8 février 2015
Ocean Breeze, Jensen Beach, FL
le 1 février 2015
Jonathan Dickinson State Park
le 25 janvier 2015
Jouer les G.O.
le 18 janvier 2015
Bonnes nouvelles du sud de la Californie
le 11 janvier 2015
Service, suite et fin
le 4 janvier 2015
Service de c…
le 28 décembre 2014
Autocaravane ou porcherie?
le 21 décembre 2014
Vivre à l’étroit
le 14 décembre 2014
Cap au Sud
le 7 décembre 2014
Zipzut
le 30 novembre 2014
Encore le Zip Code
le 23 novembre 2014
Essai de définition
le 16 novembre 2014
Téléphonie et internet
le 9 novembre 2014
Entreposage et pneus
le 2 novembre 2014
Corvée
le 27 octobre 2014
De l’Alaska au Texas
le 19 octobre 2014
L’hiver qui vient
le 12 octobre 2014
Le magasin de bonbons
le 5 octobre 2014
Avez-vous fait l’essai de ce véhicule ?
le 28 septembre 2014
L’heureux dénouement
le 21 septembre 2014
L’impasse
le 14 septembre 2014
Prudence et retenue
le 7 septembre 2014
Retour à la normale
le 31 août 2014
Une nouvelle mouture du Code de la sécurité routière ?
le 24 août 2014
Encore les kangourous
le 17 août 2014
Encore les squatteurs
le 10 août 2014
Partir à la conquête de territoires impossibles
le 3 août 2014
L’art de crever sa «balounne»
le 27 juillet 2014
Statistiques et clarification
le 20 juillet 2014
Bouffée de vacances
le 13 juillet 2014
Un peu d’histoire et d’évolution
le 6 juillet 2014
Une importante clé du succès: oser
le 29 juin 2014
Chronique d’une mort annoncée
le 22 juin 2014
Payer cher et économiser
le 15 juin 2014
Journées portes ouvertes
le 8 juin 2014
L’heureux dénouement
le 1 juin 2014
Au voleur !
le 25 mai 2014
Une bonne affaire, pas certain !
le 18 mai 2014
Hee Haw !
le 11 mai 2014
Assumer sa folie
le 4 mai 2014
Que faites-vous ce dimanche ?
le 27 avril 2014
Grosse semaine
le 20 avril 2014
Chronique d’un retour
le 13 avril 2014
En auto sur la plage
le 6 avril 2014
La bonne fée
le 30 mars 2014
Myakka River State Park
le 23 mars 2014
Accident, soins et assurances
le 16 mars 2014
Malchance
le 9 mars 2014
Vous avez de l’influence
le 2 mars 2014
Du centre de la Floride
le 23 février 2014
Le vaccin
le 16 février 2014
La bonne nouvelle
le 9 février 2014
Encore dans l’esprit des vacances
le 2 février 2014
Courtes vacances
le 26 janvier 2014
Nomade et gouvernement, partie 3
le 19 janvier 2014
Nomade et gouvernement, partie 2
le 12 janvier 2014
Nomade et gouvernement
le 5 janvier 2014
Téléphonie moderne
le 29 décembre 2013
Le cadeau
le 22 décembre 2013
L’indigestion
le 15 décembre 2013
Ave César !
le 8 décembre 2013
Louisville, KY
le 4 décembre 2013
Le faux départ
le 24 novembre 2013
Georgia on My Mind
le 17 novembre 2013
L’hiver s’en vient, parlons pneus
le 10 novembre 2013
Le canular géorgien
le 3 novembre 2013
Plaque d’immatriculation
le 27 octobre 2013
Une mauvaise et une bonne…
le 20 octobre 2013
Illusion et réalité
le 13 octobre 2013
Risques des essais routier
le 6 octobre 2013
Au pays de l’ultra léger
le 29 septembre 2013
Attaque virale
le 22 septembre 2013
Escapade à la mer
le 15 septembre 2013
Remonter le temps
le 8 septembre 2013
Granby, la magnifique
le 1 septembre 2013
La fausse tuile
le 27 août 2013
Nouvelles brèves
le 18 août 2013
Essais routiers
le 11 août 2013
Le comité
le 4 août 2013
La poisse
le 28 juillet 2013
Et hop, les vacances !
le 21 juillet 2013
Patience et bureaucratie
le 14 juillet 2013
Le faux camping
le 7 juillet 2013
La bonne nouvelle
le 30 juin 2013
Qui sont les caravaniers ?
le 23 juin 2013
Ils sont beaux les villages-relais
le 16 juin 2013
Boondocking à Times Square (deuxième partie)
le 9 juin 2013
Shaw Direct à l’étranger
le 2 juin 2013
Boondocking à Times Square (première partie)
le 26 mai 2013
Chambardements en vue
le 19 mai 2013
Quand plastique et environnement font bon ménage
le 12 mai 2013
D’hier à demain
le 5 mai 2013
Suivi des commentaires
le 28 avril 2013
L’entre-deux
le 21 avril 2013
Mutation
le 17 avril 2013
Retour
le 7 avril 2013
Essence ou diesel ?
le 31 mars 2013
Une fédération idéale
le 24 mars 2013
Doutes et économies
le 17 mars 2013
Maudit virus
le 10 mars 2013
Caravanier un jour, caravanier toujours
le 3 mars 2013
L’épée de Damocles
le 24 février 2013
Nouvelles fourgonnettes à l’horizon
le 17 février 2013
Cupidon et le pétard mouillé
le 10 février 2013
Parlons de vous
le 3 février 2013
Cohabitation diversifiée
le 27 janvier 2013
Le modèle européen
le 20 janvier 2013
Villages-relais
le 13 janvier 2013
Les Flying J encore une aubaine ?
le 6 janvier 2013
2013, de bon augure
le 30 décembre 2012
Viva la révolution
le 23 décembre 2012
Là où petit = mieux
le 16 décembre 2012
Écolo le caravanier?
le 9 décembre 2012
Triste Louisville
le 2 décembre 2012
Nomade, l’épilogue
le 25 novembre 2012
La décision
le 18 novembre 2012
Contraintes de la vie nomade
le 11 novembre 2012
Un mode de vie
le 4 novembre 2012
Les Québécois débarquent en Floride
le 28 octobre 2012
Mon trajet préféré vers la Floride
le 21 octobre 2012
Sésame, ouvre-toi!
le 14 octobre 2012
Le beau rêve
le 7 octobre 2012
Le poids des mots
le 30 septembre 2012
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage…
le 23 septembre 2012
Préjugé ou réalité
le 16 septembre 2012
Au voleur!
le 9 septembre 2012
Aires de camping
le 3 septembre 2012
Düsseldorf, la fin
le 2 septembre 2012
Düsseldorf, jour 8
le 1 septembre 2012
Düsseldorf, jour 7
le 31 août 2012
Düsseldorf, jour 6
le 30 août 2012
Düsseldorf, jour 5
le 29 août 2012
Düsseldorf, jour 4
le 28 août 2012
Düsseldorf, jour 3
le 27 août 2012
Dusseldorf, jour 2
le 26 août 2012
Düsseldorf 2012-1
le 25 août 2012
Et c’est parti!
le 19 août 2012
En route vers le vieux continent
le 12 août 2012
Je me souviens
le 5 août 2012
Dix jours de plaisir
le 29 juillet 2012
Nuitées doublées ou triplées: la réponse
le 22 juillet 2012
Réservations, la suite
le 15 juillet 2012
L’art de se tirer dans le pied
le 8 juillet 2012
Carnet estival
le 1 juillet 2012
Préjugés et ouverture
le 24 juin 2012
Le faux carnet
le 17 juin 2012
Good Sam
le 10 juin 2012
Primeurs
le 3 juin 2012
Une belle invention
le 27 mai 2012
Les préjugés ne sont pas toujours vrais
le 20 mai 2012
Errer ou non?
le 13 mai 2012
Village Royal
le 6 mai 2012
Journée de sécurité
le 29 avril 2012
Traumatisme
le 22 avril 2012
Un autre retour au pays
le 15 avril 2012
La niaiserie, le coupe-ongle et l’expert
le 8 avril 2012
Les migrateurs
le 1 avril 2012
Soleil, Québec ou Floride?
le 25 mars 2012
Les grosses vaches
le 18 mars 2012
Au royaume de la voiturette de golf
le 11 mars 2012
Encore le fisc
le 4 mars 2012
L’agace-camping
le 26 février 2012
Le ruban asphalté
le 19 février 2012
Oasis chaleureuse
le 12 février 2012
Retraite fermée
le 5 février 2012
Aztec, prise 2
le 29 janvier 2012
Luxe paradisiaque
le 22 janvier 2012
Sourire et cordialité
le 15 janvier 2012
Imagination et créativité
le 8 janvier 2012
Clonage
le 1 janvier 2012
Que la lumière soit !
le 25 décembre 2011
Le Noël du campeur
le 22 décembre 2011
Cadeau d’avant Noël
le 18 décembre 2011
Économique la Sun Pass?
le 11 décembre 2011
Folle, cette météo
le 4 décembre 2011
Coup de coeur à Louisville, KY
le 27 novembre 2011
Isolement et caravaning ne sont pas synonymes
le 20 novembre 2011
Un esprit d’enfant
le 13 novembre 2011
Pitou, Fido et les autres
le 6 novembre 2011
La Florida, film ou réalité?
le 30 octobre 2011
Camping vide et amasseur compulsif
le 23 octobre 2011
Encore Walmart
le 16 octobre 2011
3-2-1-Zéro
le 9 octobre 2011
La générale
le 2 octobre 2011
L’appel des oies
le 25 septembre 2011
Anniversaire anticipé
le 18 septembre 2011
L’arrière scène
le 11 septembre 2011
La chaise musicale
le 4 septembre 2011
L’essence du boondocking
le 28 août 2011
Dérapage
le 21 août 2011
Le téléphone arabe
le 14 août 2011
Allergie géographique
le 7 août 2011
Méfiance et effet pervers
le 31 juillet 2011
Les resquilleurs
le 24 juillet 2011
Le petit joyau
le 17 juillet 2011
La force de l’image
le 10 juillet 2011
L’alternative
le 3 juillet 2011
Et c’est reparti de plus belle!
le 26 juin 2011
Analogique ou numérique
le 19 juin 2011
Classes sociales
le 12 juin 2011
En attendant le soleil
le 5 juin 2011
Les liens du sang
le 29 mai 2011
Mauvaise température et plaisir
le 22 mai 2011
Réveil brutal
le 15 mai 2011
Je craque pour toi mon VR
le 8 mai 2011
Frôler la délinquance
le 1 mai 2011
Le cornac et son éléphant
le 24 avril 2011
Parlons d’argent
le 17 avril 2011
Deuil et renaissance
le 10 avril 2011
Les reptiles
le 3 avril 2011
Sortie d’autoroute
le 27 mars 2011
Guéguerre
le 20 mars 2011
SunPass
le 13 mars 2011
Guérison en vue
le 6 mars 2011
Récidive du VCVR-11
le 27 février 2011
Sexologie 101
le 20 février 2011
La roulotte à patates
le 13 février 2011
Biscayne National Park
le 6 février 2011
Attention au VCVR-11
le 30 janvier 2011
Mauvaise rencontre
le 23 janvier 2011
Progrès
le 15 janvier 2011
Nawlins 2
le 9 janvier 2011
Nawlins
le 2 janvier 2011
Complicité
le 26 décembre 2010
Noël ?
le 19 décembre 2010
Détour
le 12 décembre 2010
Grosse semaine
le 5 décembre 2010
Obésité et hallucinations
le 28 novembre 2010
La droite roule à gauche
le 21 novembre 2010
Lueur d’espoir
le 14 novembre 2010
Expliquez-moi quelqu’un!
le 7 novembre 2010
Peu concluant
le 31 octobre 2010
Cyber dépendance
le 24 octobre 2010
Adios Mexique
le 17 octobre 2010
Soleil et bermuda
le 10 octobre 2010
Changement de plan???
le 3 octobre 2010
Contradiction
le 26 septembre 2010
Peu d’avenir pour les dinosaures
le 19 septembre 2010
Une étoile montante
le 12 septembre 2010
Agenda chargé
le 5 septembre 2010
Articles et météo
le 29 août 2010
Réveil brutal
le 22 août 2010
Visite de famille
le 15 août 2010
Walmart, un camping ? NON!
le 8 août 2010
Fin du suspense
le 1 août 2010
Gros ou petit, gros dilemme!
le 25 juillet 2010
Séjour inoubliable
le 18 juillet 2010
Élucubrations
le 11 juillet 2010
À chaque jour suffit sa peine
le 6 juillet 2010
Carpe Diem
le 5 juillet 2010
Avant dernier
le 4 juillet 2010
Saturation
le 3 juillet 2010
Camping ou stationnement?
le 2 juillet 2010
Natchez ou Blue Ridge?
le 1 juillet 2010
La monotonie des arbres
le 30 juin 2010
Home Sweet Home!
le 29 juin 2010
Rouler, encore rouler
le 28 juin 2010
Merde au calendrier
le 27 juin 2010
I went to the market, un p’tit panier sous mon bras…
le 26 juin 2010
Une journée bien remplie
le 25 juin 2010
Collines et chaleur
le 24 juin 2010
Boulets de canons et trous dans le sol
le 23 juin 2010
Là où la terre rejoint le ciel
le 22 juin 2010
La beauté de la campagne
le 21 juin 2010
Digression
le 20 juin 2010
Enfin partis
le 19 juin 2010
Que vienne le départ!
le 13 juin 2010
Vive les vacances
le 6 juin 2010
La Relâche
le 30 mai 2010
Le noyau dur
le 23 mai 2010
Au pays des géants
le 16 mai 2010
Bilan d’un beau et long voyage
le 9 mai 2010
L’écurie
le 2 mai 2010
Turbulences à bord
le 25 avril 2010
Belle surprise au détour
le 21 avril 2010
Moab et sa faune
le 11 avril 2010
À s’en décrocher la mâchoire
le 4 avril 2010
Vivement le retour
le 28 mars 2010
La grande mare
le 21 mars 2010
Pauvre Robidoux
le 14 mars 2010
Combien ça coute?
le 7 mars 2010
Altitude négative
le 28 février 2010
Montagnes et désert
le 21 février 2010
Lake Havasu City
le 14 février 2010
Les quatre saisons
le 7 février 2010
Yuma et Quartzsite
le 31 janvier 2010
Le déluge, où ça?
le 24 janvier 2010
La météo
le 17 janvier 2010
Tortilla Flat
le 10 janvier 2010
Apache Junction, AZ
le 4 janvier 2010
Arizona me voici!
le 27 décembre 2009
Carnet de voyage 11
le 20 décembre 2009
Carnet de voyage 10
le 13 décembre 2009
Carnet de voyage 9
le 6 décembre 2009
Carnet de voyage 8
le 29 novembre 2009
Carnet de voyage 7
le 22 novembre 2009
Carnet de voyage 6
le 15 novembre 2009
Carnet de voyage 5
le 8 novembre 2009
Carnet de voyage 4
le 1 novembre 2009
Carnet de voyage 3
le 25 octobre 2009
Carnet de voyage 2
le 18 octobre 2009
Carnet de voyage 1
le 11 octobre 2009
À quelque chose, malheur est bon
le 4 octobre 2009
La bousculade annuelle
le 19 septembre 2009
Bientôt le grand départ
le 12 septembre 2009
Un autre tour de roue s’amorce
le 31 août 2009
Encore mieux que les festivals
le 24 août 2009
Camping, caravaning et médias
le 17 août 2009
Le Nobel d’économie
le 5 août 2009
La peur d’avoir peur
le 22 juillet 2009
Belle aussi l’Ontario
le 9 juillet 2009
À la bonne vôtre
le 1 juillet 2009
Camping à l’heure du wi-fi
le 22 juin 2009
Que c’est compliqué
le 9 juin 2009
Errare humanum est!
le 25 mai 2009
Mésaventure
le 15 mai 2009
Mobilisation = résultats
le 8 mai 2009
Une question de rodage
le 26 avril 2009
Enfin une bonne nouvelle
le 18 avril 2009
Exit Irman Bolduc
le 11 avril 2009
Réveil brutal
le 4 avril 2009
Montréal, Québec: deux villes, deux cultures
le 26 mars 2009
Conduisez-vous un poids lourd ?
le 20 mars 2009
Relancer l’industrie du VR
le 12 mars 2009
Faire mentir les pessimistes
le 4 mars 2009
Le printemps arrive cette semaine
le 15 octobre 2017

La caravane ou l’origine du VR

Probablement le plus ancien véhicule récréatif jamais conçu, la caravane traditionnelle, que plusieurs de nos compatriotes nomment familièrement roulotte, continue, encore de nos jours, à séduire de nombreux adeptes du caravaning. Ainsi, selon les dernières statistiques dévoilées par la RVIA, ce segment de marché affichait, à la fin du mois d’août, une croissance de 11,8 % pour les douze derniers mois. Deux géants de l’industrie menaient la parade, s’accaparant plus de 87 % des ventes : Thor Industries avec 49,2 % suivi de près par Forest River à 37,9 %.

Comment expliquer cette popularité ? Par plusieurs facteurs dont le premier repose sur une fourchette de prix extrêmement large. À preuve, on peut trouver une caravane dont le prix affiché se situe aux alentours de 10 000 $ CA alors qu’un modèle hyper luxueux fera grimper la facture à près de 200 000 $. Évidemment, dans un spectre aussi large, il s’en trouve de toutes les dimensions, certaines dont l’équipement intérieur se résume presque à un matelas et dans lesquelles il faut souvent apprendre à vivre genoux. À l’autre bout de la gamme, la liste des accessoires, appareils et éléments de confort rivalise avec celui auquel on peut s’attendre dans une résidence classique. Sur ce point précis, caravane à sellette et traditionnelle rivalisent facilement.

Autre point pour expliquer la popularité de ce genre de VR, la variété des dimensions externes offertes. Les plus petites affichent à peine 3,6 mètres du timon au parechoc arrière alors que les plus volumineuses touchent les douze mètres. Cette diversité de longueur, mais aussi de poids, autorise donc l’utilisation d’une multitude de véhicules pouvant les tracter. Il n’est donc pas absolument requis de posséder une automobile présentant une capacité de remorquage importante pour gouter aux joies que procurent les caravanes traditionnelles. Sur ce point précis, la caravane traditionnelle gagne sur sa proche rivale à sellette puisqu’une simple automobile peut souvent suffire. Bye bye, l’obligation d’une camionnette !

Bien apparier la caravane à son tracteur constitue cependant un défi aux multiples facettes. Il faut le reconnaitre, comparativement à sa grande sœur à sellette, la caravane traditionnelle ne jouit pas d’une aussi bonne réputation en matière de tractabilité. Que de fois j’ai entendu louanger les qualités de la première et décrier celles de la seconde ! Pourtant, la caravane traditionnelle ne mérite pas le handicap qui lui est attribué.

Eh oui, cette caravane peut se remorquer avec facilité et présenter des qualités de routière et de stabilité aussi importantes que la caravane à sellette. Tout repose sur une question d’attelage, mais surtout sur un manque d’expérience et de connaissances des lois physiques du remorquage par des néophytes en la matière. Ajoutons aussi que ces éléments amènent souvent plusieurs caravaniers à faire preuve d’imprudence.

Dans un premier temps, trop de caravaniers négligent de vérifier le poids qu’une caravane transfère sur l’arrière de son tracteur. Toutes les automobiles n’étant pas identiques, certaines costaudes peuvent supporter un poids élevé sur l’attache, alors que l’arrière de d’autres, plus faiblardes, va s’affaisser dès que le timon transfère quelques dizaines de kilos sur l’auto.

Le second danger, encore plus important d’ailleurs, vient de la façon dont le poids des bagages, provisions et accessoires est réparti à l’intérieur de la caravane. Voici d’ailleurs une petite vidéo qui illustre parfaitement ce point : https://www.youtube.com/watch?time_continue=37&v=nd-hUX8memY. Comme vous pourrez le constater, plus le poids est placé à l’arrière de la remorque, plus celle-ci devient instable. Pourtant, dans cette vidéo, il s’agit d’une simple remorque dont le centre de gravité est très bas. Imaginez alors ce qui peut se produire dans le cas d’une caravane dont le centre de gravité est beaucoup plus élevé et que la hauteur des murs latéraux de celle-ci offre une prise au vent nettement plus considérable.

Pourtant, il est possible de tracter une caravane en toute sécurité. Pour ce faire, il faut non seulement se soucier de la répartition de la charge dans celle-ci, mais également disposer de mécanismes d’attaches qui vont rehausser l’arrimage avec son tracteur. Il est d’ailleurs des systèmes d’attelage sophistiqués, comme ceux fabriqués par Hensley, qui empêchent complètement la caravane d’amorcer une quelconque dérive latérale pouvant être causée par la turbulence d’un poids lourd croisé à haute vitesse ou par une bourrasque imprévue.

Un dernier mot à propos de l’usage convenant le mieux à une roulotte. Il joue sensiblement dans le même registre que celui de la caravane à sellette. Bien sûr, le confort des séjours prolongés sera influencé par la dimension de la caravane utilisée, la présence et le nombre des appareils et accessoires qui l’équipent, mais dans l’ensemble, la capacité d’adaptation de ses occupants fera toute la différence.

Ces dernières semaines, j’ai négligé de vous faire part de l’adresse à utiliser pour toute question ou commentaire s’éloignant du sujet abordé aujourd’hui. Je me permets donc de vous la rappeler : plaquerre@campingcaravaningmag.ca.

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le 8 octobre 2017

Caravane à sellette, la maison sur roues

La caravane à sellette présente des qualités indéniables expliquant sa grande popularité auprès des caravaniers. En fait, sans exagérer, on peut affirmer qu’il s’agit du véhicule récréatif ressemblant le plus à un domicile traditionnel. Cette caractéristique rend ce VR particulièrement intéressant pour les amateurs de longs séjours.

Ainsi, à la manière d’une résidence, la caravane à sellette comporte différentes pièces distinctes. Généralement à l’avant, une chambre fermée de bonne dimension où trône un grand lit accessible d’un côté ou de l’autre jouxte une penderie tout aussi impressionnante. Souvent, un accès direct à la salle de bain rehausse l’intimité de ses propriétaires, cela même si des invités occupent le lit secondaire situé dans la pièce principale.

L’utilisation d’un îlot central contribue à démarquer l’espace dédié à la préparation des repas. Plus loin, vers l’arrière, la section salle de séjour avec son divan transformable, ses fauteuils profonds, un cabinet agrémenté de boiseries fines accueillant un téléviseur grand format relié à un système de sonorisation ambiophonie réussissent à créer un confort pouvant rivaliser avec n’importe quelle maison. Une fenestration abondante rend la lumière du jour omniprésente et permet au regard de profiter du panorama environnant. Finalement, la hauteur du plafond des caravanes à sellette et une utilisation judicieuse de rallonges escamotables, souvent immenses, effacent toute trace résiduelle d’un quelconque sentiment de claustrophobie.

Pour maximiser encore plus la ressemblance avec un foyer conventionnel, ces dernières années, les manufacturiers ont choisi d’intégrer des appareils électroménagers de même type que ceux utilisés à la maison. Réfrigérateur grand format, lave-vaisselle, machine à laver le linge et séchoir automatique, four microonde à convection, ne sont que quelques exemples illustrant cette tendance.

À la différence des autocaravanes qui jouent souvent à la fois le rôle de résidence et de véhicule automobile, la caravane à sellette — et aussi la caravane traditionnelle — distingue ces deux fonctions. Point besoin de lever le camp pour aller faire les courses, la maison reste sur place tandis que la camionnette sert de moyen de transport.

Un autre élément qui contribue à la popularité de la caravane à sellette et très souvent mentionné comme un avantage majeur par les caravaniers est la facilité de remorquage qui caractérise ce type de VR. Le volume pourtant imposant de cette caravane ne semble pas incommoder ni inquiéter outre mesure leurs propriétaires.

Le fait que le pivot situé sous la partie avant de la caravane s’insère dans une sellette d’attelage placée dans la caisse de la camionnette contribue à atténuer les oscillations latérales causées par de soudaines bourrasques ou la rencontre d’un poids lourd. Le stress et la fatigue du conducteur s’en trouvent d’autant réduits.

Le positionnement central du point d’ancrage favorise également une meilleure répartition de la charge sur les deux essieux de la camionnette, rendant ainsi le comportement routier beaucoup plus stable. Cela contribue aussi à faciliter des manœuvres de recul au moment de s’installer sur un emplacement.

Un autre point important explique pourquoi la caravane à sellette obtient les faveurs des caravaniers amateurs de longs séjours, un rapport qualité-prix extrêmement avantageux. Le montant à débourser pour une caravane à sellette haut de gamme et une camionnette de luxe excède rarement 200 000 $.

Pour ce déboursé, l’acheteur obtient un équipage luxueux et de grand confort qui n’aura rien à envier à une autocaravane d’un niveau similaire et pour laquelle il lui aurait fallu débourser deux, trois ou même quatre fois plus si l’on prend en considération l’achat d’un véhicule automobile servant de youyou. De plus, chaque année, seulement la camionnette sera affectée par l’obligation d’en renouveler l’immatriculation alors qu’un véhicule remorqué profite d’une immatriculation unique, permanente et vraiment peu onéreuse.

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le 1 octobre 2017

Autocaravanes et TVQ

La semaine dernière, à la fin de mon billet portant sur la taxe de vente d’une autocaravane entre particuliers, j’annonçais que je reviendrais sur le sujet pour mettre en évidence certaines incongruités de la formule de calcul prescrite par Revenu Québec et utilisée par la SAAQ.

Tout d’abord, je rappelle que la TVQ s’applique sur le plus haut de deux montants : le montant réel de la transaction convenue entre les parties ou encore la valeur estimative du véhicule obtenue après un calcul un peu plus complexe.

Il est fréquent que des individus, dans le but évident de réduire le montant de la TVQ, déclarent, au moment de son immatriculation dans un bureau de la SAAQ, un montant nettement inférieur à celui payé pour l’achat d’une autocaravane. Un geste malhonnête, certes, mais humain et compréhensible. N’oublions pas qu’une transaction de 100 000 $ pour une autocaravane usagée fait grimper de 9 975 $ le montant que doit débourser l’acheteur. Cela est d’autant plus navrant que, quatre ou cinq ans plus tôt, lors de l’immatriculation du véhicule neuf, la TVQ avait déjà été perçue par le gouvernement.

Comme chaque transaction successive amène une nouvelle perception de la TVQ, le taux réel de taxation appliquée au VR et aux automobiles dépasse de beaucoup le taux officiel de 9,75 %. Ainsi, une autocaravane neuve de 100 000 $ revendue à quatre reprises en 8 ans pour 75, 60, 45 et 32 000 $ aurait rapporté 30 646 $ en TVQ dans les coffres de l’état, soit un taux réel de taxation de 30,64 %. On pourrait longtemps discuter du bien-fondé de ces règles, mais il faut toutefois admettre qu’elles sont plus simples à comprendre et surtout à calculer.

Les choses commencent toutefois à devenir moins limpides lorsque Revenu Québec introduit le concept de valeur estimative et la façon dont le calculer.

Rappelons d’abord qu’il y a près de 50 ans, le pays tout entier a choisi d’adopter le système international de poids et mesures. Il est donc pour le moins anachronique de voir que Revenu Québec en est encore au système impérial et s’obstine à utiliser le pied plutôt que le mètre comme mesure de longueur. Un détail, direz-vous, mais qui en dit long sur la vétusté de certains règlements.

Pour le calcul de la valeur estimative d’une autocaravane, on accorde une valeur de 1 750 $ par pied de longueur à ce type de VR. Du montant obtenu, on soustraira une dépréciation de 10 % par année jusqu’à un maximum de 80 % multiplié par la longueur en pieds. Dans le cas d’une autocaravane de marque Triple E, la valeur utilisée grimpera de 1 750 à 3 000 $. Voilà le moment ou cela commence à sonner faux.

Tout d’abord, pourquoi attribuer une si grande valeur aux véhicules Triple E, une compagnie qui a cessé de fabriquer des autocaravanes au début des années 2010 ? Jamais dans l’industrie, les Triple E n’ont été considérés comme des véhicules de haut de gamme. À mon avis, la seule raison qui pourrait avoir inspiré Revenu Québec repose sur une légende urbaine dont ont longtemps profité les concessionnaires de la marque au Canada.

Les Triple E, on s’en souvient, étaient fabriqués au Manitoba, une des provinces canadiennes les plus froides. Il n’en fallait pas plus pour imaginer que ceux-ci pouvaient être construits en fonction de nos hivers. La machine à rumeur s’étant mise à tourner. Il ne fallait surtout pas compter sur les concessionnaires pour dégonfler un argument de vente qui les favorisait. Peu familier avec la réalité des véhicules récréatifs, Revenu Québec a mordu à l’hameçon et décrété un tarif de taxation spécifique aux autocaravanes Triple E.

Aujourd’hui, si vous achetez une autocaravane Triple E de 2009 d’une longueur de 36 pieds (j’utilise cette mesure pour être certain que les gens de Revenu Québec comprennent), vous devrez appliquer ce calcul pour déterminer la valeur estimative : (3 000 $ x 36 ) – [(3 000 $ x 36) x (8 x 10 %)]. Voici le résultat (108 000 $) – [(108 000 $) x (80 %)] = 21 600 $. C’est donc sur ce dernier montant que sera calculée la TVQ, soit 2 106 $. Sachez aussi que si vous achetez ce même véhicule, fabriqué en 1998, la taxe à débourser sera toujours de 2 106 $.

Supposons qu’au lieu d’acheter ce Triple E, vous votre choix serait arrêté sur un Monaco 2009 de même longueur, le montant taxable aurait alors été de seulement 12 600 $ et la taxe de 1 228,50 $. En appliquant ce calcul à un autocar Prévost de 40 pieds (quand même quatre pieds plus longs que les deux véhicules précédents) aménagé en véhicule récréatif la taxe à débourser aurait été de 1 365 $.

Il est évident qu’une conversion Prévost présente un niveau de luxe et de qualité qui déclasse tout Triple E. Pourtant, le montant de TVQ à débourser serait de plusieurs centaines de dollars moins élevé pour le Prévost. Heureusement pour le gouvernement, dans ce cas, le montant réel de la transaction servirait de base de calcul.

La façon d’opérer édictée par Revenu Québec signifie que des milliers de dollars en TVQ sont perdus chaque année. De plus, la directive émise par cette autorité précise de façon sans équivoque que la responsabilité de déterminer le montant de la TVQ et sa perception relève de la SAAQ. Revenu Québec se garde le droit de procéder à une vérification ultérieure des montants déclarés et de cotiser le caravanier pour l’écart.

Je connais des caravaniers, qui, en toute bonne foi, ont payé le montant calculé par l’employé de la SAAQ ayant procédé à l’immatriculation de leur autocaravane. Quelques années plus tard, ces personnes ont reçu un avis de Revenu Québec leur intimant de payer la différence de la TVQ exigée par la SAAQ et celle estimée par Revenu Québec. Pis encore, une pénalité importante et des frais d’intérêt furent ajoutés au montant. Malheureusement, pendant ce temps, la SAAQ, pourtant première responsable du calcul fautif, ne semble pas avoir été rappelée à l’ordre.

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le 24 septembre 2017

Calcul de la TVQ lors de la vente, entre particuliers, d’un VR usagé

Je ne compte plus les demandes reçues de caravaniers désireux de savoir comment se fait le calcul de la taxe de vente sur une autocaravane, une habitation motorisée selon l’expression utilisée dans la réglementation québécoise. À maintes reprises également tant auprès de la SAAQ que de Revenu Québec j’ai tenté de percer le mystère soutenant la norme de pratique appliquée. Je vous fais grâce du nombre de fois que je me suis perçu comme une balle de pingpong alors que le représentant de la SAAQ me disait « Nous n’avons aucun pouvoir décisionnel. On doit contenter d’appliquer ce que Revenu Québec nous dit de faire. Vous devriez plutôt en discuter avec eux ».

Chez Revenu Québec, j’obtenais comme réponse que la SAAQ était responsable de la perception de la TVQ et que cet organisme serait en bien meilleure posture pour me renseigner sur la procédure. Je vous épargne le reste de cette partie qui remonte déjà près de neuf ans.

Sur le forum des membres de la FQCC, la question de la TVQ sur une autocaravane usagée ayant refait surface récemment, j’ai pensé qu’il serait intéressant de vérifier si la procédure de calcul avait été revue depuis. Comme en 2009, je me suis retrouvé encore une fois à jouer la balle dans la même partie de pingpong, ce qui m’a fait penser que le film Le jour de la marmotte avait probablement beaucoup inspiré l’imaginaire des fonctionnaires.

Ces derniers jours, j’ai reçu la version la plus récente, 23 novembre 2016, du formulaire officiel décrivant la façon de calculer la TVQ lors de la vente d’une habitation motorisée usagée par un particulier. J’ai lu et relu ce formulaire dont la révision précédente datait de 2011. Mot pour mot, le formulaire 2106 reprend ce que disait la version de 2011.

Pire encore, dans sa réponse, Revenu Québec m’expliquait que la méthodologie utilisée pour établir le montant de la TVQ applicable lors de la vente de véhicules récréatifs usagés remontait à beaucoup plus loin que 2011. Au moment d’établir les variables de cette formule, Revenu Québec avait jugé qu’il était raisonnable d’attribuer une valeur plus élevée pour les marques Triple E (sic), compte tenu du marché existant à cette époque.

On ajoutait aussi que Revenu Québec avait tenté d’actualiser cette méthodologie en juin 2011 avec l’accord de la SAAQ. Mais de nombreuses réactions soulevées par l’application de cette nouvelle façon de faire avaient conduit Revenu Québec surseoir à cette révision et de s’en tenir à la méthodologie déjà appliquée. D’où provenaient ces réactions, je l’ignore toujours, mais je continue à fouiller la question. Rien non plus sur le contenu de la nouvelle façon de faire proposée en 2011 qui t suscité une si forte opposition.

D’ici à ce que j’en apprenne plus, voici ce que dit Revenu Québec du calcul à faire. La semaine prochaine, j’aborderai les incohérences de cette formule et je soulignerai certaines absurdités pouvant en résulter. À suivre…

———–

Direction principale des lois sur les taxes et l’administration fiscale et des

affaires autochtones

VALEUR ESTIMATIVE D’UNE HABITATION MOTORISÉE

La TVQ payable par l’acheteur d’un véhicule routier usagé qui doit être immatriculé par suite d’une demande de son acquéreur se calcule sur le plus élevé des deux montants suivants :

-  Le prix de vente convenu entre les parties;
–  La valeur estimative (VE) du véhicule.
À l’égard de la vente d’une habitation motorisée par un particulier, c’est la SAAQ qui doit percevoir la TVQ au moment de l’immatriculation du véhicule.
Pour une habitation motorisée, la VE se calcule selon la formule suivante : A – (A X B) où :
A = 1 750 $(1) multiplié par la longueur en pieds du véhicule;
B = nombre d’années écoulées depuis l’année du modèle du véhicule ou partie d’année
écoulée multiplié par 10 % (maximum 80 %).
Par exemple, dans le cas d’une habitation motorisée 2011 d’une longueur de 26 pieds pour laquelle les parties ont convenu d’un prix de vente de 60 000 $, la TVQ payable est celle calculée sur ce prix de vente de 60 000 $, puisqu’il est plus élevé que la valeur estimative, qui s’établit à 22 750 $.
A – (A x B)
(1 750 $ x 26 ) – [(1 750 $ x 26) x (5 x 10 %)] (45 500 $) – [(45 500 $) x (50 %)]
45 500 $ – 22 750 = 22 750 $
Il importe de souligner que, même dans le cas où la SAAQ ne perçoit que la TVQ calculée sur la valeur estimative du véhicule, la TVQ payable demeure celle calculée sur le plus élevé du prix de vente ou de la valeur estimative. Par conséquent, à la suite de vérifications ultérieures, un acheteur peut être cotisé par Revenu Québec pour le solde de la TVQ payable qui n’a pas été perçu par la SAAQ.
(1) Pour les véhicules de marque Triple E, ce montant est de 3 000 $.

Date : 2016-11-23

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le 17 septembre 2017

L’agile et polyvalente classe B

De loin, un véhicule récréatif de classe B est le plus agile à se faufiler dans les rues étroites de certaines villes ou à se glisser sur un emplacement de camping particulièrement petit. Ces deux caractéristiques suffisent comprendre pourquoi ce type de VR connait la plus forte progression sur le marché.

J’en suis maintenant à mon quatrième véhicule de ce type et je ne compte plus les occasions ni les modèles que j’ai essayé. Cette semaine encore, je roulais dans le Vieux-Québec à bord d’un Hymer en préparation d’un article devant paraître en 2018 dans Camping Caravaning. Comme chaque fois que cela s’est produit, je me rendais compte combien un VR de ce type est, sur le plan de la conduite, ce qui ressemble le plus à une simple automobile.

Pendant cet essai, j’ai eu à répondre à une dame se préparant à la retraite avec l’intention d’en acquérir un. Elle m’avouait que, n’ayant jamais possédé de VR, son mari ressentait craignait de prendre la route à bord d’un véhicule qui lui semblait bien gros comparativement à une automobile traditionnelle. Pour la rassurer, je lui ai conseillé de trouver un modèle dont l’aménagement intérieur, les commodités et les accessoires pourraient satisfaire leurs attentes et de se rendre chez un concessionnaire pour demander à faire un essai sur route. Son homme verrait alors combien il est facile et agréable d’en prendre le volant.

Je n’ai aucun doute qu’après seulement quelques minutes au volant, son appréhension et son insécurité fondraient comme glace au soleil. Une position de conduite surélevée, un grand parebrise souvent rapproché du poste de conduite suffisent à insuffler rapidement un sentiment de confiance au conducteur. Certes la longueur peut varier de 5,4 à 7,46 m, mais elle n’a pas vraiment d’incidence sur la conduite, d’autant plus que les caméras de recul de plus en plus sophistiquées que l’on y installe simplifient de beaucoup les manœuvres en marche arrière et le stationnement en parallèle sur une rue.

Ce dernier point est d’ailleurs sans contredit ce qui me plait le plus d’un B. Aller prendre un repas au centre-ville de Miami sans craindre de ne pouvoir se stationner dans un espace conçu pour les automobiles, rouler dans le Vieux-Montréal ou le Vieux-Québec et se soucier de la largeur des rues, emprunter un chemin dans un parc national avec la certitude de ne pas esquinter son VR et de pouvoir revenir sur ses pas, voilà ce qui rend un véhicule de classe B unique dans le monde du VR.

En contrepartie, le faible volume intérieur d’un B amène oblige à certains compromis. N’oublions que ce VR a le même gabarit la fourgonnette utilisée pour la livraison postale urbaine ou que celle d’un entrepreneur en électricité comme en plomberie. Avant de partir, il faut soigneusement planifier ses bagages et rayer toutes les choses non essentielles. En un mot, il faut apprendre à voyager léger.

L’agilité et la polyvalence d’utilisation de VR de classe B ne l’empêche pas de souffrir de certaines lacunes. Si sa force réside principalement dans le voyage, il faut reconnaître qu’il répond moins bien aux besoins des caravaniers séjournant des semaines et des mois au même endroit qu’un autre plus volumineux. Lorsque l’on s’installe pour l’hiver ou les mois d’été à un même endroit on aime souvent aménager son environnement extérieur pour le rendre plus confortable, grâce à d’accessoires et de meubles difficiles à emporter dans un B. Pour une halte d’un soir, ça peut toujours aller, mais un campeur saisonnier se lasse vite de n’avoir qu’une table à pique-nique chambranlante pour recevoir ses invités. Imaginons aussi l’effet qu’une semaine de pluie peut avoir sur de caravaniers confinés dans un tel véhicule récréatif. Rapidement, le volume intérieur semble rétrécir, un élément propice à générer tension et impatience chez les occupants.

Un autre point fort du véhicule de classe B concerne ses coûts d’opération et son entretien, deux éléments qui témoignent bien de sa grande affinité avec l’automobile. À l’inverse des autres VR, il se montre beaucoup moins gourmand à la pompe et sa séquence d’entretien ressemble à s’y méprendre à celle de l’automobile dont il emprunte la motorisation. Chaque fois qu’une visite à l’atelier mécanique s’impose, il est toujours facile de trouver un concessionnaire automobile Ford, GMC, FCA ou Mercedes pouvant l’accommoder.

Pour résumer disons que le VR de classe B est à l’aise sur tous les chemins et autoroutes tout en affichant  la même aisance en ville. Économique à rouler, il peut aussi, à la maison, servir de véhicule secondaire et, pour certains, de véhicule principal. Souvent moins onéreux à l’achat que les autres véhicules récréatifs motorisés, il est aussi moins vulnérable à la dépréciation et offre le plus bas coût par kilomètre parcouru.

Gardez en mémoire l’adresse pour me joindre pour toute question ou commentaire s’éloignant du sujet du jour :

plaquerre@campingcaravaningmag.ca

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le 10 septembre 2017

Classe C ou le VR familial

Vous êtes nombreux à m’avoir formulé des commentaires (sur ce blogue ou à mon adresse courriel plaquerre@campingcaravaningmag.ca) sur ma série de billets portant sur les différents types de véhicules récréatifs. Qu’ils soulignent des points positifs ou négatifs, je lis toutes ces opinions avec grand plaisir. À l’occasion, certaines relèvent des éléments auxquels je n’avais pas pensé, d’autant plus que je ne crois pas détenir la connaissance absolue en matière de véhicules récréatifs ni aucun autre domaine d’ailleurs. De grâce, continuez à réagir !

Après l’autocaravane de classe A, le temps est venu de parler de celle de classe C. Jamais je n’ai réussi à trouver une réponse permettant d’expliquer que ce VR soit une classe C et non pas une classe B. Après tout, le gabarit souvent important de cette autocaravane n’est pas si différent de celui d’une classe A. Comment alors le VR de classe B a-t-il pu réussir à s’insérer entre les deux ? La seule explication qui me semble avoir un minimum de sens est qu’au début des années 60, les B furent les tout premiers à connaître un engouement populaire. Souvenons-nous des Wesfalias utilisant une simple fourgonnette Volkswagen. Après vinrent les premiers modèles de Winnebago, à l’aérodynamisme digne d’une boite à beurre, mais d’un volume immense en comparaison des Wesfalia à fleurs. Immédiatement, l’industrie statua que le Winnebago Brave et ses copies deviendraient des VR de classe A tandis que les fourgonnettes aménagées seraient reléguées à la classe B.

Il faudra attendre plusieurs années pour que les véhicules de classe C s’imposent à leur tour. Avant 1996, il se fabriquait très peu de ce type de VR, les consommateurs préférant le volume intérieur que procuraient les classes A. Or, en 96, Ford rehaussa à 6 373 kg (14 050 livres) la capacité du châssis de ses fourgonnettes de série E (comme dans Econoline). Immédiatement, l’industrie du VR saisit l’opportunité pour développer des autocaravanes mettant à profit le Ford E-350 modèle cabine-châssis (un porteur pour employer la désignation européenne).

Le succès fut instantané. Grâce à la polyvalence du châssis de Ford qui permettait de l’utiliser autant comme véhicule commercial destiné au transport, il était désormais possible de fabriquer un VR moins dispendieux que celui de classe A. Présenté comme plus sécuritaire que les modèles de classe A à cause de la présence d’une cabine de pilotage offrant une meilleure protection en cas de renversement, ce genre de VR s’imposa facilement. On disait aussi de lui qu’il était moins gourmand en pétrole qu’un autre de classe A, un argument toutefois fort discutable.

Ne voulant pas être en reste, GMC proposa à l’industrie son célèbre Chevy P30, capable de supporter une charge de 5 670 kg (12 500 livres). En 1999, GMC céda ce châssis à Workhorse et on connait la suite.

À la gamme C se sont récemment ajoutés des modèles qualifiés de C+. Généralement plus gros et plus luxueux, ces véhicules récréatifs sont construits sur des châssis de poids lourds, souvent fabriqués par Freightliner. Ces véhicules à motorisation diesel imposante sont d’ailleurs proposés à des prix oscillant entre 500 000 et près d’un million de dollars. Voilà pour la partie l’historique des VR classe C.

Aujourd’hui, ce type de VR est toujours très populaire chez les caravaniers aimant voyager à plusieurs, particulièrement les familles avec enfants. Ces modèles offrent plusieurs couchages, certains pouvant même accommoder 8 personnes tout en proposant beaucoup de rangement pour les bagages et les provisions.

Pour beaucoup de caravaniers, la cabine de pilotage, plus étroite que le reste de l’autocaravane fait en sorte qu’ils s’y sentent comme dans une automobile, ce qui les rend plus à l’aise sur la route. Malgré cette impression, certains VR de classe C d’entrée de gamme peuvent présenter des lacunes en matière de comportement routier. Heureusement, ces défauts peuvent généralement être facilement corrigés par l’ajout de certains accessoires pouvant les rendre moins vulnérables aux bourrasques latérales souvent causées par le vent ou encore par la rencontre d’un camion-remorque roulant à grande vitesse.

Le VR de classe C requiert aussi un entretien préventif rigoureux, notamment en ce qui a trait aux joints de silicone qui doivent être fréquemment inspectés afin de prévenir d’éventuelles infiltrations d’eau. L’entretien mécanique du moteur, de la boite de vitesse et du train de roulement, des éléments issus d’une production de masse, s’en trouve simplifié et relativement moins dispendieux qu’il ne l’est pour les autocaravanes de classe A. La plupart de ces VR utilisant une mécanique Ford, quand survient une panne, son propriétaire n’est jamais loin d’un concessionnaire pouvant exécuter la réparation.

En conclusion, on peut affirmer que la classe C offre un volume intérieur pratiquement similaire à celui à sa grande sœur, qu’elle peut facilement accueillir plus de passagers tout en étant moins dispendieuse que cette dernière. Les deux étant souvent utilisées par des caravaniers semi-nomades — comprendre aux déplacements peu nombreux — ceux-ci doivent toutefois garder en mémoire que ces autocaravanes sont affectées par une dépréciation globale importante touchant indistinctement les parties mécanique et résidentielle, cela même si les éléments reliés à la motorisation sont beaucoup moins utilisés.

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le 3 septembre 2017

L’autocaravane de classe A

Tel que promis, je continue à décortiquer les caractéristiques des différentes catégories de véhicules récréatifs pour essayer de déterminer s’il est des usages ou des types de voyages qui correspondent mieux à une catégorie qu’à une autre. En vedette cette semaine, l’autocaravane de classe A.

Plus que toute autre catégorie, l’autocaravane de classe A se dresse comme le symbole le plus fort du rêve d’accéder à une vie de nomade pour échapper aux contraintes quotidiennes que représente le travail ou l’entretien d’une maison. Cette autocaravane incarne à merveille des concepts très forts d’autonomie, de liberté, de luxe, de confort et de vie facile. Il suffit de fréquenter un salon de VR pour constater combien de personnes peuvent attendre en file, simplement pour avoir le privilège de monter à bord et de visiter les modèles en exposition. Malheureusement, plusieurs d’entre eux devront se contenter d’en rêver puisque ces beautés affichent souvent un prix que seuls les plus fortunés peuvent se permettre.

Bien sûr, ce ne sont pas toutes les autocaravanes de classe A qui exigent que l’on débourse de un à trois millions de dollars. Heureusement, il existe des modèles d’entrée de gamme dont le prix affiché tourne autour de 100 000 $. De toute façon, peu importe qu’elles soient luxueuses ou plus modestes, toutes ces autocaravanes pourront vous mener aux mêmes endroits.

Revenions maintenant à la question de base : est-il un usage qui sied particulièrement bien à ces mastodontes ? La réponse est oui, bien que plusieurs n’en tirent pas vraiment profit. N’oublions pas qu’une autocaravane est avant tout un véhicule automobile. Or, chacun sait qu’une auto qui est peu utilisée se détériore souvent plus rapidement qu’une autre qui roule plus.

Voilà sans doute ce qui constitue le talon d’Achille des autocaravanes, elles roulent peu, très peu. Il n’est pas rare de voir un VR de cette catégorie vieux d’une dizaine d’années, afficher moins de 100 000 km au compteur. Ce faible kilométrage est particulièrement dommageable aux véhicules à moteur diesel. Or, plusieurs autocaravaniers de type A présentent davantage un profil de sédentaires que de véritables nomades. L’été, à l’exception de quelques courtes escapades, ils séjournent en mode saisonnier sur un camping de leur choix et, l’hiver venu, ils répètent cette routine sous le soleil de la Floride, du Texas ou de l’Arizona.

Pour ceux que je nomme semi-nomades, souvent, une caravane à sellette constituerait un choix plus logique. Cependant, puisque les goûts ne se discutent pas, comme nous l’a appris Boileau il y a très longtemps, les faire changer d’idée pourrait être difficile. Ajoutons aussi que certains propriétaires de tels véhicules aiment bien le prestige généralement associé à l’autocaravane de classe A. L’autocaravane est, je le rappelle, la parfaite concrétisation de la liberté du nomade nord-américain qui a réussi.

Contrairement aux véhicules tractés, toutes les autocaravanes disposent d’un moteur intégré. En cas d’urgence, il devient facile de quitter un lieu sans être obligé de sortir à l’extérieur, ce qui est souvent un élément jugé important mentionné par leur propriétaire. Même si cela est vrai, dans la réalité, combien de fois cette caractéristique, sera-t-elle utilisée ?

Parmi les autres avantages soulignés par les propriétaires, se trouve aussi le confort découlant d’un volume intérieur impressionnant. Ils ont raison, les gros classe A offrent à leurs occupants de nombreux fauteuils, causeuses, divans, chaises où prendre place. À l’opposé du spectre des VR, les propriétaires de classe B n’ont souvent comme choix que les fauteuils conducteur ou passager et une spartiate banquette à l’arrière.

Certaines autocaravanes de classe A peuvent facilement soutenir la comparaison avec un appartement de grand luxe de 3,5 ou quatre pièces. Les matériaux utilisés y sont nobles, la décoration soignée et léchée et les téléviseurs y sont tellement nombreux que l’on manque d’yeux pour tous les regarder. Ajoutons aussi la présence de tous les appareils ménagers d’une maison traditionnelle : lave-vaisselle, frigo grand format, second congélateur, laveuse et sécheuse pour les vêtements et même une baignoire à remous dans les modèles les plus luxueux. Pièce-penderie et coffre-fort complètent souvent cette longue liste.

Généralement utilisées par des couples, les autocavanes conviennent particulièrement bien aux amateurs de longs voyages n’acceptant aucun compromis sur le plan du confort. Les modèles de milieu de haut de gamme disposent généralement d’une suspension à air qui procure à leurs occupants un confort exceptionnel et une grande stabilité sur la route. Toutefois, le coût d’achat et les frais d’entretien de ces mastodontes sont plutôt élevés, surtout pour les modèles à motorisation diesel.

Il faut aussi souligner que stationner un gros véhicule exige une plus grande dextérité de la part de son propriétaire. Trouver un camping à l’improviste constitue aussi une inquiétude exprimée souvent par ces autocaravaniers. À leur décharge, certains campings ou parcs gouvernementaux vieillots peuvent représenter un véritable défi : emplacements exigus et trop courts, branches d’arbres trop basses, autan d’occasions d’esquinter la peinture, le climatiseur, l’auvent ou un coin de la toiture. Un problème similaire peut aussi se présenter au moment de faire le plein de carburant. Heureusement, les immenses réservoirs de ces autocaravanes et les stations-service modernes situées le long des autoroutes permettent de se tirer d’affaire avec un minimum de planification.

En résumé, l’autocaravane de classe A, surtout de milieu et de haut de gamme, représente le summum du confort et du luxe en matière de VR tout en offrant une intégrité de construction plus élevée que la moyenne des VR. À l’Intérieur, l’espace, dont le volume est grandement rehaussé par d’immenses rallonges escamotables, permet de choisir l’endroit qui nous convient le mieux pour lire, écouter la télé ou naviguer sur internet tout en garantissant de toujours pouvoir circuler de l’avant à l’arrière sans continuellement risquer de bousculer son partenaire au passage.

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le 27 août 2017

Paiement direct

À l’été 2016, alors qu’il était en Saskatchewan, un caravanier se fit arrêter par un officier de la GRC. Je vous raconte son aventure.

Alors qu’il roulait en respectant la vitesse permise, devant lui, sur une route à double sens à voies simples, il aperçoit deux voitures de police, gyrophares allumés, ayant arrêté une automobile. Les trois véhicules sont immobilisés dans la direction opposée à celle empruntée par le caravanier. Constatant que rien n’obstrue la voie dans laquelle il continue sa route tout en respectant la limite de vitesse.

Immédiatement après avoir croisé la scène, il constate qu’une des deux voitures de police rebrousse chemin et se lance à sa poursuite. Il s’immobilise donc rapidement sur le bord de la route. Après être sorti de sa voiture, le policier lui reproche de ne pas avoir respecté les dispositions du Code de la route.

Étonné, le caravanier objecte qu’il roulait à vitesse légale, qu’il n’y avait aucun véhicule d’urgence dans sa voie et que celle-ci était libre de tout obstacle. Le policier rétorque que la loi oblige un automobiliste à réduire sa vitesse à 60 km/h ou moins lorsque la limite est inférieure à l’approche d’un véhicule d’urgence aux gyrophares allumés, peu importe que le véhicule d’urgence lui fasse face ou qu’il soit dans sa direction.

S’ensuit une brève discussion où le caravanier précise avoir respecté la « Move Over Law » comme on lui a appris le faire au Québec. Après avoir vérifié, le policier reconnait qu’il a raison en ce qui a trait aux dispositions s’appliquant sur le territoire du Québec, mais qu’en Saskatchewan, les consignes sont différentes et que ce sont celles-ci qui doivent être respectées. Le caravanier hérite donc d’une contravention de 300 $ plus les frais.

Se disant qu’il ne reviendra probablement plus en Saskatchewan et qu’il n’a pas agi de mauvaise foi, notre caravanier décide de ne pas acquitter la contravention et de voir ce qu’il en adviendra.

Après avoir passé l’hiver en Floride, à son retour au printemps, une lettre du gouvernement fédéral l’attend dans le courrier. Émanant de l’Agence du revenu du Canada, la lettre disait ceci : « Nous désirons vous informer que le paragraphe 164(2) de la Loi de l’impôt sur le revenu autorise l’Agence du revenu du Canada à transférer tout remboursement ou crédit d’impôt auquel vous avez droit à des ministères fédéraux, provinciaux ou territoriaux dans le but de recouvrer certaines dettes encore impayées. Si vous avez des questions… »

Cette mésaventure illustre donc deux maximes bien connues. La première qui dit que nul n’est censé ignorer la loi s’applique n’importe où. Quant à la seconde, elle concrétise une fois de plus que la justice a le bras long.

La semaine prochaine, je reviens sur le sujet concernant la recherche du véhicule récréatif idéal. D’ici là, si vous désirez m’acheminer un commentaire ou une question s’éloignant du sujet du jour, n’hésitez pas à utiliser l’adresse suivante pour me joindre: plaquerre@campingcaravaningmag.ca.

1 Commentaire » le 20 août 2017

La mal-aimée

La semaine dernière, j’annonçais une série de billets portant sur l’usage idéal de chaque type de véhicule récréatif. Pourtant, aujourd’hui, je déroge un peu de l’orientation annoncée en commençant par la caravane portée. Vous savez, cette boite servant d’habitation que l’on glisse dans la caisse d’une camionnette.

La caravane portée est plutôt méconnue dans le monde du VR. On pourrait même, sans trop exagérer, la qualifier de mal-aimée tant elle représente un faible pourcentage dans les préférences des caravaniers. Pourtant, ceux qui en ont possédé une un jour en gardent souvent d’excellents souvenirs.

Au sens strict, ce genre de caravane n’est pas un véhicule. Ce mot, hérité du latin classique, nous vient de « vehiculum » qui signifie moyen de transport et du verbe « vehere » qui, traduit en français, veut dire transporter. Ces racines expliquent pourquoi le dictionnaire définit un véhicule comme une chose destinée à être manœuvrée pour transporter des gens ou une charge.

Or, contrairement à une automobile, un bateau ou un avion, pour remplir sa fonction, une caravane portée ne se manœuvre pas. Certes, on peut la déplacer pour l’installer sur une camionnette ou la descendre au sol, mais elle ne se conduit pas. Une caravane traditionnelle, à sellette et même une brouette doivent être tirées ou poussées, donc manœuvrées, pour s’en servir. Voilà pourquoi la majorité des gouvernements de notre continent ne requièrent pas une immatriculation spécifique des caravanes portées. Aux États-Unis, ils sont 42 états à partager ce point de vue.

Récemment, Gordon White, qui, depuis près de dix ans, publie un magazine en ligne dédié aux caravanes portées, dénonçait le peu d’intérêt témoigné par la puissante Association de l’industrie des véhicules récréatifs envers ce type de « véhicule ». Selon lui, la compilation mensuelle des unités fabriquées publiée par la RVIA donne une fausse image de la réalité puisque les données sur les unités produites dont elle tient compte ne proviennent que de sept des 22 fabricants de caravanes portées. On pourrait également faire un commentaire similaire en matière VR de classe B ou seulement les données de trois manufacturiers canadiens (Hymer-Roadtrek, Pleasure Way, Leisure Travel) sont incluses dans les rapports mensuels de la RVIA.

Il faut avoir voyagé dans la section ouest des États-Unis pour se faire une idée de l’attrait exercé par les caravanes portées. Dans cette région où la camionnette est au sommet de la popularité en matière automobile, la caravane portée s’impose souvent comme un choix logique aux amateurs de plein air. D’ailleurs, le site web Truckcampermagazine.com a pour slogan Go Anywhere. Camp Anywhere. Tow Anything, ce qui en dit long sur l’usage qu’en font les caravaniers.

Chez nous, compte tenu d’un parc automobile fort différent, les caravanes portées se font beaucoup plus rares. Dans l’esprit populaire, un peu à tort, elles sont souvent associées aux amateurs de chasse et de pêche.

Lorsqu’une caravane portée est placée sur une camionnette à quatre roues motrices, elle augmente de beaucoup le sentiment de liberté de son propriétaire. Celui-ci a alors l’impression qu’il peut accéder à des lieux qui, à bord d’un autre véhicule, lui seraient interdits.

Il m’est arrivé à quelques reprises de croiser des personnes dont la caravane portée était la seule maison. Michelle et moi avons d’ailleurs fait partie de cette communauté pendant trois années complètes. Certes, le volume intérieur quelque peu restreint commande des choix difficiles dans les bagages à emporter, mais un esprit d’aventure à nul autre pareil caractérise les voyages à bord d’un tel équipage.

Même s’il est possible de laisser la caravane en permanence sur sa camionnette, on peut aussi la descendre au sol sur un emplacement de camping et utiliser la camionnette dans nos visites. Attention cependant, certains campings rencontrés en Arizona et au Nevada n’acceptent pas que l’on dépose la caravane sur un emplacement. La raison alléguée est que, n’ayant pas de roues, une caravane portée serait difficile à déplacer en cas d’urgence. Un élément de plus corroborant le fait qu’une caravane portée n’est pas un véhicule.

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le 13 août 2017

Impossible équation permanente

Je ne voudrais pour rien au monde décourager les caravaniers, surtout pas les plus novices d’entre eux, en affirmant que, peu importe le véhicule récréatif que vous possédez actuellement, vous ressentirez probablement un intense besoin de le remplacer par un autre dans un avenir rapproché.

Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour justifier ce goût de changer. Certes, dans certains cas, ce sera la prise de conscience que la qualité et la finition du VR ne sont pas à la hauteur des espérances ressenties au moment de son acquisition. Cela se produit fréquemment chez les premiers acheteurs, notamment à cause d’un manque connaissances en matière de VR conjugué à une expérience inexistante.

Nombreux sont ceux qui, portés par le rêve de voyager en VR, ont craqué pour un aménagement intérieur leur en mettant plein la vue. Après quelques semaines ou quelques mois d’utilisation, la réalité les a rejoints. Le rêve a alors cédé la place au désenchantement. Erreur de jeunesse, engouement spontané ? Peu importe, puisque le résultat est identique.

Mais ce n’est pas de la qualité des véhicules récréatifs qui dicte mon billet de ce matin. Non, je veux parler de ce qui alimente le désir de changer de VR qui nous est dicté par la prise de conscience de nos besoins. Je l’ai souvent écrit, avec le temps nos besoins se modifient. Certains s’estompent et disparaissent, alors que d’autres germent et s’imposent. De cette évolution, liée à la nature même de l’humain, nul n’est à l’abri. Que de caravaniers ont débuté leur aventure avec un véhicule modeste, opté pour un plus spacieux ou passé à un énorme pour finalement revenir à un modèle plus petit. Chacune des personnes ayant vécu ces étapes pourrait vous en dire long sur les raisons ayant motivé leurs choix.

Je fais moi-même partie du lot. Même après cinquante-quatre ans de camping, de caravaning et de nomadisme, Michelle et moi en sommes encore à chercher l’ajustement parfait entre nos besoins de voyage et le véhicule idéal. Je crois que cela est peine perdue. Tant que nous bougerons — aujourd’hui sans doute un peu moins vite qu’hier — la pertinence de cette interrogation sera toujours d’actualité.

Je vous dirais même que lors de notre dernier voyage hivernal, cette remise en question fut particulièrement intense, ce qui s’est traduit par des heures de discussions pour tenter de poser le problème correctement, de cerner nos besoins et d’analyser des solutions appropriées. Jusqu’à maintenant, même si aucun geste concret ne s’est matérialisé, ce questionnement continue de nous habiter.

Plutôt que de le prendre sous un angle très personnel, il m’apparaît davantage pertinent d’aborder la question de façon théorique. Le problème pourrait être formulé ainsi : existe-t-il un usage idéal pour chaque type de véhicule récréatif ?

Dans des billets subséquents, je tenterai d’apporter des éléments de réponses qui permettront d’y voir plus clair. D’ici là, je suis curieux de connaître votre réflexion personnelle sur la question et de lire vos commentaires.

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