Avec l’arrivée d’un certain président, une nouvelle expression s’est imposée dans l’actualité : Fake News. Bien que de langue américaine, elle a immédiatement contaminé le vocabulaire de la planète, toutes langues confondues. Ce nouveau visage du mensonge s’est répandu comme la pire des épidémies.
Malheureusement, même à son insu, n’importe lequel d’entre nous peut, en toute bonne foi, contribuer à sa propagation. Naïveté, manque de jugement ou d’esprit critique, non-vérification des faits sont autant de vecteurs porteurs de cette maladie. La semaine dernière, bien malgré moi, je suis moi-même devenu l’un de ceux-là et je n’en suis pas fier, croyez-moi.
Dimanche dernier, tout réjoui, je vous faisais part d’une décision de la ville de Magog d’amender son règlement sur le stationnement de véhicules récréatifs dans les stationnements de type commerciaux. Je saluais bien bas cette ouverture favorable aux caravaniers souhaitant visiter cette ville hautement touristique.
Je tenais pourtant l’information d’un collègue journaliste, homme d’une grande rigueur professionnelle. De plus, m’étant rendu sur le site web officiel de la ville de Magog, j’avais pu lire un communiqué confirmant la nouvelle politique. Il n’en fallait pas plus pour que je m’en réjouisse avec vous.
Or, jeudi, un appel émanant de la directrice des communications de Magog, dénonçait mon billet publié sur ce blogue. Sitôt informé de ce fait, je tentai un contact avec cette personne. Malheureusement, celle-ci, absente de son bureau, il fallut me contenter de parler à sa messagerie vocale pour lui demander de me rappeler afin de clarifier la situation. J’espère vivement un retour d’appel qui me permettrait d’ajouter plus de détails à ce billet en cours de semaine.
La personne ayant pris l’appel à la FQCC m’a rapporté que la dame en question lui aurait expliqué que le règlement n’avait pas été amendé comme je le prétendais. Selon elle, la mise en ligne sur le site officiel de la ville avait été une erreur et depuis, la page où figurait le communiqué avait été effacée. Immédiatement, je me suis rendu à l’adresse précise où j’avais lu avec ravissement le fameux communiqué. Tout ce qu’il en restait était cette phrase laconique : Désolé, la page que vous cherchez est introuvable. Dans les limbes qu’elle était rendue, et moi je devenais par le fait même un propagateur de fake news.
Il me tarde vraiment d’en savoir plus sur le fond de cette histoire et de comprendre les raisons de cet imbroglio. Je souhaite vraiment ne pas attendre longtemps avant que l’on m’explique pour que je puisse vous revenir.
Aujourd’hui, une chose est certaine, mon goût d’aller faire une virée dans la région de Magog cet été a pris le bord et ma réputation un coup.
À suivre dans les prochains jours, je l’espère.