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PAUL LAQUERRE

Une perle dans le champ

À maintes reprises, j’ai souligné sur ce blogue plusieurs effets secondaires causés par la pandémie. Parmi ceux-ci, je retiens particulièrement la découverte du caravaning comme moyen de visiter le Québec ou d’autres destinations canadiennes ou américaines. Or, cet engouement soudain a lui aussi amené son lot de problèmes allant de la congestion de certains campings situés sur les grands parcours touristiques, jusqu’à l’utilisation désordonnée de certaines terres publiques ou même privées.

En même temps, la fermeture des frontières entre les États-Unis et le Canada ainsi que des restrictions de déplacements interprovinciaux ont contribué à compliquer la vie des caravaniers. Ajoutons aussi l’insécurité ressentie par plusieurs face à la possibilité d’une contamination virale. Tous ces facteurs réunis en si peu de temps, ont conduit plusieurs caravaniers à revoir leur façon de camper.

Privés de la fluidité de voyages à laquelle ils étaient habitués, rendus craintifs au plan sanitaire, un grand nombre d’entre eux ont choisi de se réorienter pour adopter un statut de campeur saisonnier. Du côté des terrains de camping, des mesures de distanciation physique mises en place ont eu comme conséquence directe une diminution des emplacements offerts. Engouement pour les voyages en véhicules récréatifs d’un côté, saison écourtée et emplacements limités de l’autre ; toutes les conditions étaient réunies pour compliquer la vie des caravaniers.

Encore bien loin de disparaitre, la pandémie risque encore plus d’accentuer le déséquilibre dans l’offre et la demande. Voilà pourquoi, même si l’hiver n’est pas encore arrivé, il est urgent de magasiner ses emplacements saisonniers ou de transit pour l’été prochain, si l’on ne veut pas en être réduit à camper dans sa cour arrière ou dans l’entrée du garage.

Cette semaine, j’ai été invité à visiter un camping de Montérégie dont le nom composé de seulement quatre chiffres 15/30 révèle sa localisation. Une bande de terre s’étalant sur deux kilomètres à Saint-Philippe-de-Laprairie abrite un terrain de camping datant de la période de l’Expo 67. 

À l’époque, les organisateurs de cet évènement d’envergure internationale savaient bien que de nombreux visiteurs se déplaceraient pour y faire une visite. Généreuses subventions aidant, les gouvernements de l’époque avaient donc fortement encouragé le développement de camping pour les accueillir. 

L’Expo terminée, les touristes, séduits par le côté accueillant de ce que l’on nommait alors la Métropole, prirent gout au Québec et continuèrent de venir nous visiter. En plus des Américains et des Européens, de nombreux Québécois des régions avaient aussi découvert dans le camping un moyen d’associer plein air et découverte d’attraits touristiques présents dans les grands centres urbains que sont Montréal et Québec. Une nouvelle industrie touristique venait de naitre et allait essaimer sur tout le Québec. On connait la suite.

Malheureusement, plusieurs des campings nés lors d’Expo 67 ont mal vieilli et manqué d’amour. La clientèle se faisant nombreuse, certains propriétaires se contentèrent de surfer la vague. Les infrastructures prirent de l’âge et les mises à niveau se firent de plus en plus rares. En même temps, les VR devenaient de plus en plus sophistiqués et l’écart se creusa de plus en plus entre les besoins des caravaniers et l’offre de services qui leur était proposée.

Aujourd’hui, on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, souvent eux-mêmes initiés au camping et au caravaning par leurs parents, qui connaissent les attentes de la clientèle caravanière et souhaitent y apporter une réponse. La direction du Camping 15/30 s’inscrit dans cette mouvance, ce qui laisse présager que le meilleur du caravaning est encore à venir.

Comme je le mentionnais plus haut, les caravaniers ont beaucoup évolué dans la façon dont ils pratiquent leur passion. Plus exigeants, ils recherchent une qualité de services harmonisée qui leur permettra de profiter au mieux des avancées technologiques de leur véhicule récréatif. 

Aussi, lorsqu’un camping propose une infrastructure moderne où chaque élément a soigneusement été pensé : qualité de l’eau, sanitaires soignés et d’une propreté impeccable, système électrique puissant enfoui sous terre, fibre optique permettant un accès optimal à l’internet et aux autres signaux numériques, jeux d’eau et manèges propices à une fréquentation familiale ou intergénérationnelle, son avenir ne peut être que prometteur. Évidemment, l’offre doit aussi comprendre de nombreux emplacements à entrée directe, bien drainés et parfaitement de niveau, intégrant une dalle de béton pour les activités extérieures.

Je m’arrête là avant de me faire accuser de vouloir « ploguer » cet établissement. L’ayant découvert dans les derniers jours, il m’a semblé à propos de vous en informer, surtout que les places de camping de qualité risquent de devenir une denrée rare en cette période de grand engouement pour le caravaning.

Si vous désirez en savoir plus, adressez-moi un courriel à l’adresse plaquerre@campingcaravaningmag.ca et je vous fournirai un numéro de cellulaire permettant de joindre le propriétaire pour obtenir plus de renseignements ou même planifier une visite. 

Est-il nécessaire de mentionner que je ne tire aucun avantage personnel de mes propos d’aujourd’hui autre que de penser ce billet sera peut-être utile à certains d’entre vous. 

À défaut de fêter Noël, on peut quand même faire des cadeaux !