Untitled Document
tab 1 FERMER

PAUL LAQUERRE

Décompte en cours

Samedi prochain, tôt en avant midi, Michelle et moi entreprendrons notre périple d’hiver, c’est donc vous dire que la frénésie du départ est enclenchée. Prise de possession de notre nouveau véhicule, lundi après-midi, installation d’un système de repérage, mardi matin, branchement et programmation du système électrique, mercredi, sans oublier les derniers contacts avec nos enfants et amis. Bref, tout se bouscule à vitesse grand V! Dans un véhicule récréatif aussi neuf que vide, charger, mais surtout ranger tout ce que l’on désire apporter est pour moi une véritable corvée. Heureusement, Michelle voit dans cette tâche un défi qui la stimule et l’emballe. À chacun sa personnalité et ses forces. Voilà d’ailleurs pourquoi je me plais souvent à dire que j’habite chez ma femme. En matière de décoration et de rangement, c’est elle la «boss».

Autre contrainte, le lundi 30 novembre, je dois absolument être rendu à Louisville, KY, pour assister au salon annuel de l’industrie du véhicule récréatif qui s’y tiendra encore une fois. À cause de cela, il me faut garder un oeil attentif aux prévisions météorologiques.

Longueuil – Louisville représente plus de 1 500 km, une distance difficile à faire en une seule journée, surtout à ce moment-ci de l’année. La météo devient donc un incontournable, d’autant plus que mon trajet me fera passer juste au sud des Grands Lacs, une région particulièrement capricieuse à cause de sa proximité avec de si grandes étendues d’eau. La date d’arrivée étant immuable, selon les tendances météo, il se pourrait bien que l’on ait à prendre la route un ou deux jours plus tôt que prévu pour éviter la neige. Ce plan B que je ne souhaite vraiment pas nous forcerait à plier bagage plus rapidement, augmentant ainsi le risque de partir en oubliant des choses importantes.

À toutes ces tâches s’ajoute la nécessité de réévaluer notre forfait téléphonique pour l’adapter à notre errance, mais surtout de préparer les outils qui serviront à la cueillette de données sur la performance du système électrique et aussi à suivre les dépenses de ce nouveau voyage. D’ailleurs, sur ce dernier point, je dois reconnaître que l’expérience de nos périples antérieurs m’a conduit à réévaluer les postes budgétaires en fonction de leur spécificité au voyage.

Depuis maintenant trois ans, j’utilise sur mon iPad une appli nommée Mon Argent HD pour enregistrer ce qu’il nous en coûte de voyager. À chaque retour, j’exporte ces données dans Numbers – un logiciel que je préfère de beaucoup à Excel – et je conserve cette feuille de calcul sur mon ordinateur portable. Ainsi, je peux donc comparer mes dépenses d’une année à l’autre et faire des projections budgétaires plus réalistes.

Je dois dire que Mon Argent HD rend cette tâche presque ludique tellement l’interface est agréable à utiliser. C’est ainsi que j’ai ramené à quatre, les catégories de dépenses de voyage: hébergement, véhicule récréatif, achats et loisirs. Chacune se subdivise en quelques sous-catégories que voici:

Hébergement

  • camping
  •  hôtel

VR

  • carburant (lecture de l’odomètre,  quantité en gallons et prix unitaire)
  • entretien (mention de la nature)
  • péages (mention de l’endroit)
  • propane (quantité et prix unitaire)
  • stationnements (mention du lieu)

Achats

  • épicerie (mention de la bannière et du rabais obtenu pour carte de fidélité)
  • buanderie
  • autres

Loisirs

  • activités (mention du lieu et du nom)
  • restaurants (mention du nom du resto)
  • spectacles (mention de la salle et de la vedette)

Ces postes de dépenses reflètent notre réalité actuelle. Ainsi, j’ai fait sauter la catégorie «Automobile» puisqu’un petit véhicule récréatif comme le mien dispense d’avoir à remorquer un youyou. Je souligne également que si j’avais à prendre une couverture d’assurance-voyage, comme c’est le cas de plusieurs caravaniers, il me faudrait comptabiliser cette dépense indissociable du voyage.

Cette façon de ventiler les dépenses me satisfait et je ne veux surtout pas l’imposer à d’autres. D’ailleurs, il est souvent arrivé que l’on me suggère de la modifier. Considérant qu’en voyage ou à la maison les dépenses de nourriture sont toujours présentes, certains jugeaient plus approprié de les exclure des calculs. Je comprends leur position. Cependant, selon la situation, la pondération des dépenses d’épicerie et de restaurants peut varier considérablement en fonction des habitudes de chacun. Voilà pourquoi je préfère inclure ces dépenses dans le bilan financier de  mes voyages.

Je précise aussi que pour une plus grande constance dans la comparaison de ces dépenses, je les note toujours dans la devise du pays où je me rends. Lorsque je suis aux États-Unis, ce qui se produit chaque hiver depuis près de 25 ans, je compte donc en dollars de ce pays. Ainsi, les moyennes quotidiennes peuvent plus facilement être comparées d’une année à l’autre, à l’abri de toute distorsion causée par la fluctuation du taux de change.