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Paul Laquerre

Visite au Tampa RV Show

Lundi dernier, nous avons repris la route pour nous rendre au Salon de VR de Tampa, une ballade de 1 100 km aller-retour. Ma dernière visite à ce salon remontait à deux ans, une éternité dans la vie d’un dépendant à ce genre d’événement.

Depuis peu, Tampa s’est inspiré du modèle développé à Hershey, PA, un autre salon majeur annuel, prenant place au début septembre. Contrairement aux salons de Montréal, de Sherbrooke et de Québec, qui se consacrent entièrement à l’exposition et la vente de VR, Tampa et Hershey ont opté pour une formule mixte où une partie de l’événement est réservée à l’industrie et aux médias. 

Dans le cas de Tampa, l’« Industry Day » se tient la journée précédant l’ouverture officielle au grand public. Cette façon de procéder me rappelle le défunt salon de Louisville, KY, que j’ai fréquenté à au moins une dizaine de reprises et dont je ne cesse de m’ennuyer. Contrairement à ceux de Tampa et de Hershey, Louisville n’était pas ouvert au grand public et ne ciblait que l’industrie et les médias.

La formule mixte actuellement appliquée aux salons de janvier (FL) et septembre (PA) présente un grand avantage en ce que l’achalandage de l’« Industry Day » est bien moindre que celui des jours qui suivent. Conséquemment, n’étant pas bombardés de questions, souvent basiques et naïves, venant de toutes parts, les représentants des compagnies sur place sont donc plus détendus et intéressés à discuter en profondeur avec des personnes déjà initiées aux aspects techniques de leurs produits.

Moins sollicités, ils peuvent davantage élaborer sur les dernières innovations apportées à leurs véhicules et les raisons les ayant inspirées. Dès le lendemain de cette journée de grâce, l’atmosphère change du tout au tout. De quelques centaines, la fréquentation s’élève subitement à près de 20 000 personnes se bousculant pour entrer dans le plus grand nombre de véhicules récréatifs possible. Du côté des représentants, leur commutateur intellectuel ne répond plus qu’à un seul impératif : finaliser un maximum de transactions payantes.

Même chose devant les stands qui suggèrent accessoires et appareils de toutes sortes, du plus utile au plus insignifiant. Pourtant, la veille, les visiteurs-acheteurs n’étant pas encore arrivés, ceux-ci étaient fermés et seuls quelques employés s’affairaient à tout mettre en place en prévision de l’affluence des prochains jours. 

Mardi matin, aux premiers signes de la haute marée humaine, un seul slogan marketing s’imposait partout. D’une efficacité redoutable et prenant appui sur les difficultés d’approvisionnement liées à la Covid, je vous le résume par ces mots : « Pour ne pas être déçu, si quelque chose vous intéresse, achetez-le immédiatement. Hésiter, ne serait-ce que quelques heures, c’est courir le risque qu’il n’en reste plus ». Vente sous pression, peut-être pas, mais une vente influencée, misant sur l’émotion du moment, sûrement !

J’ai grande hâte de connaître le détail des ventes et de la fréquentation de ce salon important. Ces données vont être très révélatrices des tendances du marché, mais surtout de l’attitude des consommateurs pour 2023. J’imagine que du côté de l’ACVRQ (Association des commerçants de véhicule récréatifs du Québec) ces résultats doivent aussi être attendus avec impatience puisqu’ils leur permettront d’anticiper la popularité de salons québécois de 2023. Un indice : pour la seule journée de mardi, 19 350 visiteurs se sont présentés aux guichets pour acheter un ticket leur donnant accès au salon.