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Les villes du nord du Nouveau-Mexique

Nous arrivons au cœur de la vieille ville de Santa Fe et de tous ses bâtiments fabuleux de style traditionnel adobe. L’endroit est hyper touristique et ne compte à peu près que des boutiques d’art des Premières Nations, dont plusieurs galeries très luxueuses et chères.

Le Vieux Santa Fe dégage cependant un charme irrésistible et compte plusieurs bâtiments historiques intéressants ainsi qu’un bon nombre de musées. Ses restaurants mexicains sont remarquables. Nous nous régalons au Café Pascal. La journée se passe à fouiner au-dessus des étals des artisans, dans des boutiques beaucoup trop chères pour nous. Plusieurs magnifiques objets m’auraient fait faire des folies, mais nous sommes finalement revenus avec une belle céramique pour Joanne et un verre thermos pour moi.

Les campings sont plus que rares autour de Santa Fe. Nous nous sommes arrêtés en route vers Taos dans un parc VR vraiment dégueulasse. Un immense terrain non pavé, sans aucun arbre, avec, encore une fois, plein de résidents permanents avec leurs chiens. Tout ça aux abords de la route. Bureau fermé à 5 h alors on n’a pas le code d’accès du Wifi, pas de toilettes, pas de douches… De la pure merde. Ça s’appelle Roadrunner RVPark.

Taos, la version tranquille de Santa Fe

Taos, après Santa Fe, apparaît comme un oasis de tranquillité. Tout comme Santa Fe, le centre-ville historique est constitué essentiellement d’un carré autour d’une grande place, entouré de boutiques de souvenirs, de galeries d’art et d’antiquités et de quelques boutiques de plein air. À Taos, la place centrale déborde sur les rues environnantes et englobe quelques hôtels et églises.

ADOBE

Une chose caractérise ces quartiers : leur uniformité architecturale autour du style « adobe ». Pour moi, « adobe » était un mot lié strictement à l’informatique. Mais voilà que j’apprends qu’il s’agit également d’une architecture qui remonte presque au déluge puisqu’elle réfère au matériau le plus élémentaire qui soit : la terre.

Bien avant la conquête espagnole, les Indiens Pueblo construisaient leurs habitations en élevant des murs d’un mélange de terre, de pierre et paille ou d’herbe. Une méthode que j’ai encore vue appliquée en 2018, en Colombie, où on pratique cette technique dans des villages protégés par l’UNESCO.

À Taos, comme à Santa Fe, j’ai été subjugué par la qualité de la majorité des boutiques et galeries qui offrent des objets d’art absolument fabuleux. Poteries hallucinantes, peintures, tissages colorés, sculptures Hopi fascinantes, vêtements… Que des choses pour me rendre malade. Mais à des prix qui me guérissent sur le coup.

Le problème, à mes yeux, c’est qu’il n’y a que des commerces et qu’on se croirait, dans les deux cas, dans des centres commerciaux en plein air.  À Santa Fe, la densité de touristes s’avère étourdissante. Mais les commerçants demeurent très accueillants. Dans la première boutique où nous sommes entrés, la propriétaire, quand elle a su que nous venions du Québec, a pris le temps de déployer une carte et de nous indiquer tour ce qu’il fallait voir. Elle nous a été d’un grand secours.

À Taos, on entend les oiseaux piailler au centre de la Plaza. Infiniment moins de monde. Infiniment plus relax. Les commerçants aiment jaser et ils semblent particulièrement curieux quand on vient du Québec, dont ils ont entendu parler à mon grand étonnement. Ils s’informent sur le français et sa préservation, comme à la galerie de R.C. Gossman ou dans une boutique de plein air où le proprio prévoit une visite au Québec à l’automne avec sa femme et ses filles qui apprennent le français.

À Taos, nous visitons la plus ancienne maison habitée en permanence et la 2e plus ancienne église du pays. Il est quand même étonnant de découvrir que Taos, et aussi Sante Fe, sont des villes de ski alpin. Et on voit d’ailleurs très bien les neiges persistantes sur les sommets environnants et sur les pentes encore visibles.

PUEBLO

La visite à Taos Pueblo s’annonce prometteuse puisqu’il s’agit d’un très ancien village Pueblo, toujours habité, et promu Patrimoine mondial de l’UNESCO. La réalité est moins emballante puisque le village, fascinant au plan architectural, ne compte en fait que des boutiques de souvenirs et des galeries d’art ou d’artisanat autochtone. On y admire bien des merveilles, mais il y est impossible de voir comment les gens ont vécu et continuent apparemment de vivre dans ce village adobe. Une courte visite guidée nous apprend que les Indiens vivent tous à l’extérieur des murs, où ils ont l’électricité et le confort moderne, et que leur famille possède ce que la guide a appelé « une maison secondaire » dans le village traditionnel. Aucune maison, qui ne soit pas un commerce, n’est ouverte au public pour montrer un intérieur familial, son aménagement ou le mode de vie des habitants. Ça sent malheureusement le piège à touristes malgré l’intérêt de la chose.

Très bien installé au Taos Valley RV Park & Campground

Hacienda de los Martinez

En fin de journée, nous avons fait la visite très intéressante d’une hacienda du 17e siècle, de style adobe, qui compte 21 pièces dans un grand carré. Les pièces se répartissent autour de deux cours intérieures. À la fois musée et reconstitution d’un milieu de vie, en même temps que représentation impressionnante du style adobe d’époque, on y relate l’histoire d’une famille de commerçants qui a fait de la traite, de l’agriculture et du commerce et a occupé l’hacienda jusque dans les années 1930.

RIO GRANDE

À ne pas manquer : La traversée du vertigineux pont sur le fleuve Rio Grande, le second pont suspendu le plus haut aux USA… L’ensemble est extrêmement impressionnant, tout comme le gigantesque canyon le long duquel nous avons randonné sur un sentier qui domine les hauteurs sur 9 milles : The Rim. Une randonnée en terrain plat, Facile et spectaculaire. À quelques kilomètres de Taos.

Lors de ce road trip, nous utilisons les guides de voyage Ulysse sur l’Ouest et le Sud-Ouest américains ainsi que Fabuleuse Route 66.