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Lois et Règlements

Question


Nous sommes un couple dans la cinquantaine et nous voulons devenir caravaniers à temps plein. Nous avons une caravane de 8 m (26 pi) et nous sommes à la retraite depuis peu. Nous voulons acheter un terrain de 15 000 $US pour Airstream au Paradise Park Condominium Association à Punta Gorda afin d’avoir un pied-àterre aux États-Unis pour six mois l’hiver.

Sommes-nous trop jeunes pour être caravaniers à temps plein ? Nous avons vécu un mois au camping Compton et nous avons aimé, mais y a-t-il des inconvénients que nous ne voyons pas ? Nous aurions un pied-à-terre à notre disposition. À quel âge se termine généralement une carrière de caravanier ? En d’autres mots, est-ce que généralement les caravaniers à temps plein que vous avez rencontrés vendent leur propriété pour financer l’achat du VR et arrondir les fins de mois parce qu’ils n’ont pas de revenu assuré comme nous ? Est-ce qu’au fil des ans, l’espace du VR est trop exigu ?

Pierre Trudel et France Héneault

Réponse


Vous envisagez d’opter pour une vie nomade, un projet fort exaltant qui en fait rêver plusieurs. Ce qu’il y a de particulier dans ce mode de vie, c’est que nous pouvons le pratiquer tant qu’il nous convient. Si nous nous en lassons ou qu’une autre raison nous force à redevenir sédentaires, nous n’avons qu’à emménager dans une résidence traditionnelle. Mon épouse et moi avons vécu cette expérience pendant plus de 15 ans… de bonheur. Ce sont des contraintes administratives qui ont pesé lourd dans notre décision de nous « réinstaller » dans un mode de vie plus conventionnel.

À cause de lois et de règlements concernant l’immigration aux États-Unis et l’assurance maladie du Québec, il est des régions que nous n’avons pas encore visitées. Le nord-ouest des États-Unis et l’Alaska font partie de celles-ci. La température oblige à visiter ces régions l’été, ce qui a une conséquence directe sur les jours où l’on peut être à l’extérieur du Québec (RAMQ) ou aux États-Unis (immigration). Nous rendre dans ces régions aurait nécessairement amputé des journées à nos voyages d’hiver, nous forçant ainsi à vivre avec la froidure de chez nous. Maintenant, nous pouvons moduler nos sorties à notre volonté.

Vous soulevez également la question de l’âge. Lorsque nous avons pris la décision de vivre en nomades, ma femme et moi n’avions que 52 ans, ce qui ne nous a pas empêchés de faire le grand saut. En fait, il n’existe pas d’âge idéal pour devenir nomade, il suffit de se décider. Dans votre cas, vous envisagez d’acquérir un terrain en Floride. Cela signifie donc que durant vos hivers, vous seriez plutôt stationnaire à cet endroit. Je connais des personnes qui l’ont fait, un peu comme vous le projetez vous-même, et qui ne l’ont jamais regretté. Avant tout, une telle décision se prend sur des valeurs et des besoins personnels.

En ce qui concerne le maintien d’un pied-à-terre au Québec, là encore, cela dépend de la personnalité de chacun. Certains aiment bien la sécurité que procure un tel point d’ancrage alors que d’autres n’en voient pas la nécessité. Il est des personnes qui vendent leur propriété pour financer l’achat d’un véhicule récréatif. Cette avenue présente certains risques puisque, contrairement à une maison traditionnelle qui prend de la valeur avec les années, un véhicule récréatif ne peut être considéré comme un investissement, mais une dépense importante. De ce que j’ai compris, cela n’est visiblement pas votre cas.

En ce qui concerne l’impression de confinement que l’on peut ressentir à vivre dans un véhicule récréatif, encore ici, la personnalité est en cause et constitue l’élément fondamental à considérer. Vous avez expérimenté durant un mois ce genre de vie et vous vous y êtes trouvés bien. Au fil des ans, Michelle et moi avons vécu dans plusieurs véhicules de gabarit différents. L’an dernier, nous avons vendu notre grosse autocaravane de 12 m pour lui préférer un modèle d’à peine 5,4 m. Nous n’en avons pas souffert et chaque fois que nous partons, même pour des mois, c’est toujours avec un plaisir renouvelé.

Décider de vivre en nomade doit essentiellement être un projet à deux, peu importe la taille du véhicule qui sert d’habitation. Pour le reste, on s’habitue assez rapidement à faire de petits gestes et à défaut d’avoir une surface convenant à la grande valse, on peut toujours opter pour le chachacha. En terminant, la décision de devenir nomade en est certes une de grande importance, mais en tout temps, on peut la remettre en question et opter pour un autre mode vie.

Paul Laquerre


Question


J’ai une question concernant la traversée de tunnels comme le tunnel L.-H.-Lafontaine avec des réservoirs de propane dans mon VR.

J’ai consulté le document Les véhicules récréatifs, certaines règles s’appliquent, publié par Contrôle routier Québec (Société de l’assurance automobile du Québec). Au chapitre des matières dangereuses, il est indiqué « Dans un tunnel, ne transportez pas plus de deux bouteilles de gaz d’une capacité maximale de 46 litres chacune ». Au paragraphe suivant, il est stipulé : « Toutefois, il est possible de transporter jusqu’à 75 litres de liquide inflammable s’il sert au fonctionnement d’un équipement et s’il est dans un réservoir d’une capacité totale de 75 litres prévu à cette fin par le fabricant du VR ».

Ma question est celle-ci : puis-je traverser le tunnel avec mon autocaravane qui est équipée d’un réservoir de 68 lb ? De plus, est-ce qu’un réservoir de 68 lb est comparable à un réservoir de 75 litres ?

Je suis le nouveau propriétaire d’une autocaravane de classe C et un peu (beaucoup) perdu sur cette question. Je voudrais emprunter le tunnel occasionnellement, mais seulement si j’en ai le droit.

Jean Robert

Réponse


L’ambigüité que vous relevez entre la notion de liquide inflammable et le propane est fréquemment évoquée par les caravaniers. Pourtant, même si le message du ministère des Transports du Québec (MTQ) semble à première vue contradictoire, il n’en est rien.

Bien que liquéfié dans nos réservoirs, à son état naturel le gaz propane n’est pas un liquide, mais bien un gaz, comme son nom l’indique. Par comparaison, l’eau est un liquide, une notion que personne ne remet en question. Pourtant, elle peut aussi devenir solide lorsque congelée ou vapeur lorsque chauffée. Ces transformations physiques ne modifient pas son statut ni sa définition qui demeure celle d’un liquide. Il en va de même pour le propane.

Venons-en maintenant à la relation entre votre autocaravane et les quelques endroits imposant des restrictions de volume au Québec. Comme vous le soulignez, le volume total du réservoir de votre véhicule récréatif peut contenir 68 lb de propane. Cependant, la fiche signalétique collée à l’intérieur de votre autocaravane, une Coachmen Leprechaun 260DS, 2015, n’indique pas le volume réel de votre réservoir, mais bien la capacité totale de propane (68 lb ou 16 gal us) que l’on peut y emmagasiner. En regardant sur la fiche apposée directement sur le réservoir, on peut lire que sa capacité nominale est plutôt de 20 gallons et c’est ce volume qui doit être pris en compte pour établir s’il respecte les normes du MTQ.

Exprimée en litres, 20 gallons d’eau correspondent à ± 75 litres, ce qui vous place bien au-dessus du maximum fixé à 46 litres pour un réservoir. Conséquemment, vous ne pouvez pas circuler dans ces tunnels en toute légalité.

J’attire cependant votre attention sur un autre point de la règlementation qui limite à deux le nombre de contenants de gaz inflammable pouvant être transportés à bord d’un véhicule dans certains tunnels. Cela signifie donc qu’en plus du réservoir de votre VR, vous pourriez emporter, une seule autre bonbonne, peu importe son volume, à condition qu’il n’excède pas 46 litres.

Vous pouvez aussi consulter mon blogue : www.campingcaravaningmag.ca/propane-tunnels-et-confusion/

Paul Laquerre


Question


Voici ma situation : le 20 décembre dernier, je suis tombée sur un genou en glissant sur un produit qui avait coulé sur le plancher dans une allée de Walmart en Floride (Clewiston). Comme cela me faisait mal, j’ai rempli en bonne et due forme un rapport d’accident sous la supervision d’une gérante adjointe du magasin. Je pensais que mon mal pourrait s’estomper, mais voilà qu’après tout ce temps j’ai toujours aussi mal à la palette du genou. Je suis donc retournée à ce Walmart et j’ai obtenu le numéro de ma réclamation ainsi que le numéro de téléphone pour contacter l’assureur de Walmart.

Avant d’entreprendre des démarches auprès de leur assureur, de peut-être passer des tests à l’hôpital afin de déterminer quels dommages a subis mon genou et de m’embarquer dans toute une série de procédures, j’aimerais avoir votre opinion. Devrais-je contacter la compagnie d’assurances de laquelle nous avons acheté une police pour couvrir notre séjour cet hiver ?

Nous sommes toujours un peu nerveux quand il s’agit de contacter nos assurances au sujet d’un évènement ou d’un accident en dehors du Québec, de peur d’être pénalisés par la suite. Que me suggérez-vous ?

Yolande Tailleur

Réponse


Désolé d’apprendre que vous avez subi un tel accident. Jusqu’à maintenant, je considère que vous avez réagi de la bonne façon en remplissant un rapport d’accident immédiatement après que celui-ci soit survenu. Que vous soyez retournée chez Walmart pour leur souligner que votre mal de genou persistait fut également une bonne chose. Vous disposez maintenant d’un numéro de réclamation et le fait que Walmart vous ait fourni les coordonnées de son assureur laisse à penser que cette compagnie considère sans doute avoir une certaine responsabilité dans cet accident.

N’ayez crainte de prendre conseil auprès de votre assureur personnel. Comme il s’agit d’un accident dont Walmart semble encline à prendre la responsabilité, il ne pourra pas vous pénaliser quant à votre assurabilité lors d’un prochain voyage.

J’ajouterais un nouvel élément et vous conseillerais de consulter un avocat de la Floride afin d’avoir la certitude que vos démarches à venir seront les bonnes. Comme je l’écrivais dans un article publié récemment dans Camping Caravaning (voir le numéro de décembre 2014-janvier 2015), certaines compagnies d’assurance des États-Unis sont souvent très promptes à faire signer des papiers pouvant les exonérer par les personnes ayant été victimes d’un accident. Une simple consultation auprès d’un avocat pourrait vous aider à ne pas renoncer prématurément à vos droits.

Bonne chance dans vos démarches !

Paul Laquerre

Cout des plaques


Question


Nous venons d’apprendre que l’enregistrement de notre autocaravane de classe C nous coutera l’année prochaine la somme de 753 $. Une augmentation de 200 $ à cause d’un moteur de plus de 6 litres.

Ce véhicule roule à peu près 1 500 km par année. Il y a-t-il une façon de contourner ceci ? Pouvons-nous le faire plaquer en Ontario ou au États-Unis ?

Pierre Frère et Nicole Pelletier

Réponse


J’ai bien peur que vous ne puissiez échapper à cette brutale hausse des frais d’immatriculation. Je conviens aussi que dans votre cas, elle est plutôt salée lorsque vous la répartissez sur un si petit nombre de kilomètres. Il semble bien que le gouvernement actuel ne recule devant aucun moyen pour tenter de rétablir un certain équilibre budgétaire. Quant à la possibilité d’immatriculer votre VR aux États-Unis ou dans une autre province, il faudrait avant tout que vous soyez considérés comme résidents de cet endroit. Cela signifierait donc que vos impôts seraient payés dans cet état, ce qui me semble peu réaliste.

Pour vous consoler un tant soit peu, la SAAQ a récemment annoncé que le coût des permis de conduire serait réduit en 2015. Même si cette réduction n’est pas aussi importante que la hausse de votre immatriculation, au moins, si chacun de vous possédez un permis de conduire, cela vous fera deux petites économies.

Désolé de ne pouvoir vous apporter de meilleures nouvelles.

Paul Laquerre

Le VR, nocif pour la santé ?


Question


J’ai une caravane de 6,4 m (21 pi) Travel Star (Starcraft) 2008 modèle 21DBB. À l’intérieur, au-dessus de la porte, il y a un avertissement qui se lit comme suit : This vehicle like other vehicles may contain small amounts of one or more  substances that are known to the State of California to cause cancer, birth defects or other reproductive harm. AD-36. Fait étrange, mon épouse a eu un cancer de la glande thyroïde en 2009 et maintenant, elle se fait traiter pour un cancer du sein. Coïncidence ou relation de cause à effet ? Avez-vous déjà été mis au fait de cet état de choses ? Est-ce que ce message se retrouve dans la plupart des VR ? J’ai un voyage planifié au début de juin et cela m’inquiète.

Jacques Dodge

Réponse


Beaucoup de matériaux utilisés dans la construction de VR ou dans une maison peuvent émettre des vapeurs de « composés organiques volatils ». L’État de la Californie est possiblement un précurseur dans le contrôle des vapeurs  organiques. Aux États-Unis, les gens engagent des poursuites judiciaires pour tout et rien. Les compagnies placent donc des avis, parfois ridicules, afin d’éviter de possibles poursuites.

Rémi Guertin