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Avec plus de quarante ans de camping et de voyages à son actif, Paul Laquerre est considéré par plusieurs comme la référence en matière de caravaning au Québec. Auteur de nombreux articles sur le sujet, conférencier, conseiller technique, rédacteur en chef du magazine Camping Caravaning, ses activités témoignent bien de la passion qui l’anime. Pourtant, ce qui le rend le plus fier, c’est de pouvoir revendiquer le qualificatif de nomade. Pendant dix années consécutives, il a erré sur les routes de l’Amérique du Nord sans autre maison que son véhicule récréatif. Faut-il se surprendre que sa définition de la liberté soit la suivante: «À chaque croisée de chemins, choisir entre le Nord, le Sud, l’Est ou l’Ouest et y aller ».

Articles récents
Archives
le 20 août 2017
La mal-aimée
le 13 août 2017
Impossible équation permanente
le 6 août 2017
Oh irritant propane !
le 30 juillet 2017
Prenez à gauche, puis tournez à droite…
le 23 juillet 2017
Durée de séjour aux États-Unis
le 15 juillet 2017
Ce n’est pas moi qui le dis !
le 9 juillet 2017
Le prix du paradis
le 2 juillet 2017
Et un de plus
le 25 juin 2017
Un vieux moulin tournant trop vite
le 18 juin 2017
Comportement routier
le 11 juin 2017
Où irez-vous cet été ?
le 4 juin 2017
Interpréter la loi
le 28 mai 2017
Nouveau débarquement venu d’Europe
le 21 mai 2017
À la recherche de la grosse question
le 14 mai 2017
Que la saison commence !
le 7 mai 2017
Au feu !
le 30 avril 2017
Toujours à propos de la qualité
le 23 avril 2017
Pour mieux choisir
le 16 avril 2017
Changer pour le mieux
le 9 avril 2017
Quand les affinités dictent les choix
le 2 avril 2017
Mon coup de cœur de l’hiver
le 26 mars 2017
Perception ou réalité ?
le 19 mars 2017
Une opinion très sévère
le 12 mars 2017
Hiver, dépêche toi de finir pour que cesse l’envie !
le 6 mars 2017
Pas de panique !
le 26 février 2017
Le Salon des VR de Montréal 2017
le 19 février 2017
Des chiens et des hommes
le 12 février 2017
L’éditorial +
le 5 février 2017
Le camping de vacances
le 29 janvier 2017
Camping urbain
le 22 janvier 2017
Camping rural
le 15 janvier 2017
Camping : un mot à facettes multiples
le 8 janvier 2017
Des visiteurs qui se font attendre
le 25 décembre 2016
Deux continents, deux mondes
le 18 décembre 2016
Séjours hors Québec
le 11 décembre 2016
Des lois et des hommes
le 4 décembre 2016
Carnet de voyage
le 27 novembre 2016
Péages et transpondeurs
le 20 novembre 2016
Sur route des oies blanches
le 13 novembre 2016
Un écueil d’évité
le 6 novembre 2016
Et une norme de plus !
le 30 octobre 2016
Construire son VR… la suite
le 23 octobre 2016
Mathew, enfin parti !
le 16 octobre 2016
Heureux qui, comme Ulysse…
le 9 octobre 2016
La facture
le 2 octobre 2016
Parlons physique
le 25 septembre 2016
La qualité des VR, selon La facture
le 18 septembre 2016
À lieux différents, situations différentes
le 10 septembre 2016
La facture et… La facture
le 4 septembre 2016
Répit
le 28 août 2016
Oser déranger
le 21 août 2016
Voir le Québec autrement
le 14 août 2016
Merci à toi soleil !
le 7 août 2016
Gaspésie, le retour
le 31 juillet 2016
Gaspésie 2
le 24 juillet 2016
Direction la Gaspésie
le 17 juillet 2016
Questions
le 10 juillet 2016
Que la parade commence !
le 3 juillet 2016
Acquisitions et intégration
le 26 juin 2016
Allo, allo, grrisshhh, 10-4 !
le 19 juin 2016
Rectifications et mise au point
le 12 juin 2016
Autonomie électrique, partie 2
le 5 juin 2016
Autonomie électrique, partie 1
le 29 mai 2016
Vers le futur
le 22 mai 2016
Mais où est donc passée la sécurité?
le 15 mai 2016
La confusion
le 8 mai 2016
La saga du PCI en Géorgie: c’est FINI !
le 1 mai 2016
Intermède
le 24 avril 2016
So-So-So… (sur un air connu)
le 17 avril 2016
Tout vient à point à…
le 10 avril 2016
L’appel du retour
le 3 avril 2016
Contagieux, l’oubli ?
le 27 mars 2016
Naissance d’un géant
le 20 mars 2016
Tous aux barricades !
le 13 mars 2016
Taux et frais de change
le 6 mars 2016
Il faut souvent payer pour apprendre
le 28 février 2016
Sept ans déjà
le 21 février 2016
Fin d’une tempête dans un verre d’eau?
le 14 février 2016
Le pétard mouillé
le 7 février 2016
0,38 $ pour un plein de carburant
le 31 janvier 2016
Quand il le faut…
le 24 janvier 2016
Une appli utile et prometteuse
le 17 janvier 2016
Courir sa chance
le 10 janvier 2016
Les côtes: de l’anticipation à la réalité
le 3 janvier 2016
Douce pédale
le 27 décembre 2015
Ho Ho Ho !
le 20 décembre 2015
Construire son VR
le 13 décembre 2015
Réponses à vos questions
le 6 décembre 2015
Miami sous la pluie
le 30 novembre 2015
Questions pour Louisville, KY
le 22 novembre 2015
Décompte en cours
le 15 novembre 2015
Allergique au biodiesel ?
le 8 novembre 2015
Voie de gauche
le 1 novembre 2015
Recherche et développement
le 25 octobre 2015
Floride, rumeur et $
le 18 octobre 2015
Nouvelle heure, nouvelle ère ?
le 11 octobre 2015
Déjà l’heure du départ ?
le 4 octobre 2015
Brouillard administratif
le 27 septembre 2015
Jours de migration aux États-Unis
le 20 septembre 2015
Politesse et respect : toujours de mise
le 13 septembre 2015
Une nouvelle appli pour caravaniers
le 6 septembre 2015
Assouplissement et durcissement
le 30 août 2015
À vous de jouer
le 23 août 2015
Chaleur intense dans le tunnel
le 16 août 2015
Séjours et absences
le 9 août 2015
Des hommes et des normes
le 2 août 2015
Boondocking certes, mais où?
le 26 juillet 2015
Au hasard des routes
le 19 juillet 2015
Va pour l’histoire, mais laquelle ?
le 12 juillet 2015
Court ou long, c’est selon
le 5 juillet 2015
Touriste et méchoui
le 28 juin 2015
Chronique d’épinettes et de moustiques
le 21 juin 2015
Quand Transcanadienne s’écrit avec un s
le 14 juin 2015
Propane et États-Unis
le 7 juin 2015
Yoyo à la pompe
le 31 mai 2015
Propane, tunnels et confusion
le 24 mai 2015
La crise de doute
le 17 mai 2015
Déterminer ses besoins en électricité
le 10 mai 2015
En finir avec les fenêtres embuées
le 3 mai 2015
Le petit nouveau
le 26 avril 2015
Zip, une solution en vue ?
le 19 avril 2015
Petit bilan
le 12 avril 2015
L’éditorial
le 5 avril 2015
Nouvelle génération
le 29 mars 2015
Une journée, devenir un campeur saisonnier
le 22 mars 2015
Essence ou diesel, la suite
le 15 mars 2015
Essence ou diesel ?
le 8 mars 2015
Bilan de mi-saison
le 1 mars 2015
GPS pour caravanier
le 22 février 2015
Pas données les données
le 15 février 2015
Heritage Village, Okeechobee, FL
le 8 février 2015
Ocean Breeze, Jensen Beach, FL
le 1 février 2015
Jonathan Dickinson State Park
le 25 janvier 2015
Jouer les G.O.
le 18 janvier 2015
Bonnes nouvelles du sud de la Californie
le 11 janvier 2015
Service, suite et fin
le 4 janvier 2015
Service de c…
le 28 décembre 2014
Autocaravane ou porcherie?
le 21 décembre 2014
Vivre à l’étroit
le 14 décembre 2014
Cap au Sud
le 7 décembre 2014
Zipzut
le 30 novembre 2014
Encore le Zip Code
le 23 novembre 2014
Essai de définition
le 16 novembre 2014
Téléphonie et internet
le 9 novembre 2014
Entreposage et pneus
le 2 novembre 2014
Corvée
le 27 octobre 2014
De l’Alaska au Texas
le 19 octobre 2014
L’hiver qui vient
le 12 octobre 2014
Le magasin de bonbons
le 5 octobre 2014
Avez-vous fait l’essai de ce véhicule ?
le 28 septembre 2014
L’heureux dénouement
le 21 septembre 2014
L’impasse
le 14 septembre 2014
Prudence et retenue
le 7 septembre 2014
Retour à la normale
le 31 août 2014
Une nouvelle mouture du Code de la sécurité routière ?
le 24 août 2014
Encore les kangourous
le 17 août 2014
Encore les squatteurs
le 10 août 2014
Partir à la conquête de territoires impossibles
le 3 août 2014
L’art de crever sa «balounne»
le 27 juillet 2014
Statistiques et clarification
le 20 juillet 2014
Bouffée de vacances
le 13 juillet 2014
Un peu d’histoire et d’évolution
le 6 juillet 2014
Une importante clé du succès: oser
le 29 juin 2014
Chronique d’une mort annoncée
le 22 juin 2014
Payer cher et économiser
le 15 juin 2014
Journées portes ouvertes
le 8 juin 2014
L’heureux dénouement
le 1 juin 2014
Au voleur !
le 25 mai 2014
Une bonne affaire, pas certain !
le 18 mai 2014
Hee Haw !
le 11 mai 2014
Assumer sa folie
le 4 mai 2014
Que faites-vous ce dimanche ?
le 27 avril 2014
Grosse semaine
le 20 avril 2014
Chronique d’un retour
le 13 avril 2014
En auto sur la plage
le 6 avril 2014
La bonne fée
le 30 mars 2014
Myakka River State Park
le 23 mars 2014
Accident, soins et assurances
le 16 mars 2014
Malchance
le 9 mars 2014
Vous avez de l’influence
le 2 mars 2014
Du centre de la Floride
le 23 février 2014
Le vaccin
le 16 février 2014
La bonne nouvelle
le 9 février 2014
Encore dans l’esprit des vacances
le 2 février 2014
Courtes vacances
le 26 janvier 2014
Nomade et gouvernement, partie 3
le 19 janvier 2014
Nomade et gouvernement, partie 2
le 12 janvier 2014
Nomade et gouvernement
le 5 janvier 2014
Téléphonie moderne
le 29 décembre 2013
Le cadeau
le 22 décembre 2013
L’indigestion
le 15 décembre 2013
Ave César !
le 8 décembre 2013
Louisville, KY
le 4 décembre 2013
Le faux départ
le 24 novembre 2013
Georgia on My Mind
le 17 novembre 2013
L’hiver s’en vient, parlons pneus
le 10 novembre 2013
Le canular géorgien
le 3 novembre 2013
Plaque d’immatriculation
le 27 octobre 2013
Une mauvaise et une bonne…
le 20 octobre 2013
Illusion et réalité
le 13 octobre 2013
Risques des essais routier
le 6 octobre 2013
Au pays de l’ultra léger
le 29 septembre 2013
Attaque virale
le 22 septembre 2013
Escapade à la mer
le 15 septembre 2013
Remonter le temps
le 8 septembre 2013
Granby, la magnifique
le 1 septembre 2013
La fausse tuile
le 27 août 2013
Nouvelles brèves
le 18 août 2013
Essais routiers
le 11 août 2013
Le comité
le 4 août 2013
La poisse
le 28 juillet 2013
Et hop, les vacances !
le 21 juillet 2013
Patience et bureaucratie
le 14 juillet 2013
Le faux camping
le 7 juillet 2013
La bonne nouvelle
le 30 juin 2013
Qui sont les caravaniers ?
le 23 juin 2013
Ils sont beaux les villages-relais
le 16 juin 2013
Boondocking à Times Square (deuxième partie)
le 9 juin 2013
Shaw Direct à l’étranger
le 2 juin 2013
Boondocking à Times Square (première partie)
le 26 mai 2013
Chambardements en vue
le 19 mai 2013
Quand plastique et environnement font bon ménage
le 12 mai 2013
D’hier à demain
le 5 mai 2013
Suivi des commentaires
le 28 avril 2013
L’entre-deux
le 21 avril 2013
Mutation
le 17 avril 2013
Retour
le 7 avril 2013
Essence ou diesel ?
le 31 mars 2013
Une fédération idéale
le 24 mars 2013
Doutes et économies
le 17 mars 2013
Maudit virus
le 10 mars 2013
Caravanier un jour, caravanier toujours
le 3 mars 2013
L’épée de Damocles
le 24 février 2013
Nouvelles fourgonnettes à l’horizon
le 17 février 2013
Cupidon et le pétard mouillé
le 10 février 2013
Parlons de vous
le 3 février 2013
Cohabitation diversifiée
le 27 janvier 2013
Le modèle européen
le 20 janvier 2013
Villages-relais
le 13 janvier 2013
Les Flying J encore une aubaine ?
le 6 janvier 2013
2013, de bon augure
le 30 décembre 2012
Viva la révolution
le 23 décembre 2012
Là où petit = mieux
le 16 décembre 2012
Écolo le caravanier?
le 9 décembre 2012
Triste Louisville
le 2 décembre 2012
Nomade, l’épilogue
le 25 novembre 2012
La décision
le 18 novembre 2012
Contraintes de la vie nomade
le 11 novembre 2012
Un mode de vie
le 4 novembre 2012
Les Québécois débarquent en Floride
le 28 octobre 2012
Mon trajet préféré vers la Floride
le 21 octobre 2012
Sésame, ouvre-toi!
le 14 octobre 2012
Le beau rêve
le 7 octobre 2012
Le poids des mots
le 30 septembre 2012
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage…
le 23 septembre 2012
Préjugé ou réalité
le 16 septembre 2012
Au voleur!
le 9 septembre 2012
Aires de camping
le 3 septembre 2012
Düsseldorf, la fin
le 2 septembre 2012
Düsseldorf, jour 8
le 1 septembre 2012
Düsseldorf, jour 7
le 31 août 2012
Düsseldorf, jour 6
le 30 août 2012
Düsseldorf, jour 5
le 29 août 2012
Düsseldorf, jour 4
le 28 août 2012
Düsseldorf, jour 3
le 27 août 2012
Dusseldorf, jour 2
le 26 août 2012
Düsseldorf 2012-1
le 25 août 2012
Et c’est parti!
le 19 août 2012
En route vers le vieux continent
le 12 août 2012
Je me souviens
le 5 août 2012
Dix jours de plaisir
le 29 juillet 2012
Nuitées doublées ou triplées: la réponse
le 22 juillet 2012
Réservations, la suite
le 15 juillet 2012
L’art de se tirer dans le pied
le 8 juillet 2012
Carnet estival
le 1 juillet 2012
Préjugés et ouverture
le 24 juin 2012
Le faux carnet
le 17 juin 2012
Good Sam
le 10 juin 2012
Primeurs
le 3 juin 2012
Une belle invention
le 27 mai 2012
Les préjugés ne sont pas toujours vrais
le 20 mai 2012
Errer ou non?
le 13 mai 2012
Village Royal
le 6 mai 2012
Journée de sécurité
le 29 avril 2012
Traumatisme
le 22 avril 2012
Un autre retour au pays
le 15 avril 2012
La niaiserie, le coupe-ongle et l’expert
le 8 avril 2012
Les migrateurs
le 1 avril 2012
Soleil, Québec ou Floride?
le 25 mars 2012
Les grosses vaches
le 18 mars 2012
Au royaume de la voiturette de golf
le 11 mars 2012
Encore le fisc
le 4 mars 2012
L’agace-camping
le 26 février 2012
Le ruban asphalté
le 19 février 2012
Oasis chaleureuse
le 12 février 2012
Retraite fermée
le 5 février 2012
Aztec, prise 2
le 29 janvier 2012
Luxe paradisiaque
le 22 janvier 2012
Sourire et cordialité
le 15 janvier 2012
Imagination et créativité
le 8 janvier 2012
Clonage
le 1 janvier 2012
Que la lumière soit !
le 25 décembre 2011
Le Noël du campeur
le 22 décembre 2011
Cadeau d’avant Noël
le 18 décembre 2011
Économique la Sun Pass?
le 11 décembre 2011
Folle, cette météo
le 4 décembre 2011
Coup de coeur à Louisville, KY
le 27 novembre 2011
Isolement et caravaning ne sont pas synonymes
le 20 novembre 2011
Un esprit d’enfant
le 13 novembre 2011
Pitou, Fido et les autres
le 6 novembre 2011
La Florida, film ou réalité?
le 30 octobre 2011
Camping vide et amasseur compulsif
le 23 octobre 2011
Encore Walmart
le 16 octobre 2011
3-2-1-Zéro
le 9 octobre 2011
La générale
le 2 octobre 2011
L’appel des oies
le 25 septembre 2011
Anniversaire anticipé
le 18 septembre 2011
L’arrière scène
le 11 septembre 2011
La chaise musicale
le 4 septembre 2011
L’essence du boondocking
le 28 août 2011
Dérapage
le 21 août 2011
Le téléphone arabe
le 14 août 2011
Allergie géographique
le 7 août 2011
Méfiance et effet pervers
le 31 juillet 2011
Les resquilleurs
le 24 juillet 2011
Le petit joyau
le 17 juillet 2011
La force de l’image
le 10 juillet 2011
L’alternative
le 3 juillet 2011
Et c’est reparti de plus belle!
le 26 juin 2011
Analogique ou numérique
le 19 juin 2011
Classes sociales
le 12 juin 2011
En attendant le soleil
le 5 juin 2011
Les liens du sang
le 29 mai 2011
Mauvaise température et plaisir
le 22 mai 2011
Réveil brutal
le 15 mai 2011
Je craque pour toi mon VR
le 8 mai 2011
Frôler la délinquance
le 1 mai 2011
Le cornac et son éléphant
le 24 avril 2011
Parlons d’argent
le 17 avril 2011
Deuil et renaissance
le 10 avril 2011
Les reptiles
le 3 avril 2011
Sortie d’autoroute
le 27 mars 2011
Guéguerre
le 20 mars 2011
SunPass
le 13 mars 2011
Guérison en vue
le 6 mars 2011
Récidive du VCVR-11
le 27 février 2011
Sexologie 101
le 20 février 2011
La roulotte à patates
le 13 février 2011
Biscayne National Park
le 6 février 2011
Attention au VCVR-11
le 30 janvier 2011
Mauvaise rencontre
le 23 janvier 2011
Progrès
le 15 janvier 2011
Nawlins 2
le 9 janvier 2011
Nawlins
le 2 janvier 2011
Complicité
le 26 décembre 2010
Noël ?
le 19 décembre 2010
Détour
le 12 décembre 2010
Grosse semaine
le 5 décembre 2010
Obésité et hallucinations
le 28 novembre 2010
La droite roule à gauche
le 21 novembre 2010
Lueur d’espoir
le 14 novembre 2010
Expliquez-moi quelqu’un!
le 7 novembre 2010
Peu concluant
le 31 octobre 2010
Cyber dépendance
le 24 octobre 2010
Adios Mexique
le 17 octobre 2010
Soleil et bermuda
le 10 octobre 2010
Changement de plan???
le 3 octobre 2010
Contradiction
le 26 septembre 2010
Peu d’avenir pour les dinosaures
le 19 septembre 2010
Une étoile montante
le 12 septembre 2010
Agenda chargé
le 5 septembre 2010
Articles et météo
le 29 août 2010
Réveil brutal
le 22 août 2010
Visite de famille
le 15 août 2010
Walmart, un camping ? NON!
le 8 août 2010
Fin du suspense
le 1 août 2010
Gros ou petit, gros dilemme!
le 25 juillet 2010
Séjour inoubliable
le 18 juillet 2010
Élucubrations
le 11 juillet 2010
À chaque jour suffit sa peine
le 6 juillet 2010
Carpe Diem
le 5 juillet 2010
Avant dernier
le 4 juillet 2010
Saturation
le 3 juillet 2010
Camping ou stationnement?
le 2 juillet 2010
Natchez ou Blue Ridge?
le 1 juillet 2010
La monotonie des arbres
le 30 juin 2010
Home Sweet Home!
le 29 juin 2010
Rouler, encore rouler
le 28 juin 2010
Merde au calendrier
le 27 juin 2010
I went to the market, un p’tit panier sous mon bras…
le 26 juin 2010
Une journée bien remplie
le 25 juin 2010
Collines et chaleur
le 24 juin 2010
Boulets de canons et trous dans le sol
le 23 juin 2010
Là où la terre rejoint le ciel
le 22 juin 2010
La beauté de la campagne
le 21 juin 2010
Digression
le 20 juin 2010
Enfin partis
le 19 juin 2010
Que vienne le départ!
le 13 juin 2010
Vive les vacances
le 6 juin 2010
La Relâche
le 30 mai 2010
Le noyau dur
le 23 mai 2010
Au pays des géants
le 16 mai 2010
Bilan d’un beau et long voyage
le 9 mai 2010
L’écurie
le 2 mai 2010
Turbulences à bord
le 25 avril 2010
Belle surprise au détour
le 21 avril 2010
Moab et sa faune
le 11 avril 2010
À s’en décrocher la mâchoire
le 4 avril 2010
Vivement le retour
le 28 mars 2010
La grande mare
le 21 mars 2010
Pauvre Robidoux
le 14 mars 2010
Combien ça coute?
le 7 mars 2010
Altitude négative
le 28 février 2010
Montagnes et désert
le 21 février 2010
Lake Havasu City
le 14 février 2010
Les quatre saisons
le 7 février 2010
Yuma et Quartzsite
le 31 janvier 2010
Le déluge, où ça?
le 24 janvier 2010
La météo
le 17 janvier 2010
Tortilla Flat
le 10 janvier 2010
Apache Junction, AZ
le 4 janvier 2010
Arizona me voici!
le 27 décembre 2009
Carnet de voyage 11
le 20 décembre 2009
Carnet de voyage 10
le 13 décembre 2009
Carnet de voyage 9
le 6 décembre 2009
Carnet de voyage 8
le 29 novembre 2009
Carnet de voyage 7
le 22 novembre 2009
Carnet de voyage 6
le 15 novembre 2009
Carnet de voyage 5
le 8 novembre 2009
Carnet de voyage 4
le 1 novembre 2009
Carnet de voyage 3
le 25 octobre 2009
Carnet de voyage 2
le 18 octobre 2009
Carnet de voyage 1
le 11 octobre 2009
À quelque chose, malheur est bon
le 4 octobre 2009
La bousculade annuelle
le 19 septembre 2009
Bientôt le grand départ
le 12 septembre 2009
Un autre tour de roue s’amorce
le 31 août 2009
Encore mieux que les festivals
le 24 août 2009
Camping, caravaning et médias
le 17 août 2009
Le Nobel d’économie
le 5 août 2009
La peur d’avoir peur
le 22 juillet 2009
Belle aussi l’Ontario
le 9 juillet 2009
À la bonne vôtre
le 1 juillet 2009
Camping à l’heure du wi-fi
le 22 juin 2009
Que c’est compliqué
le 9 juin 2009
Errare humanum est!
le 25 mai 2009
Mésaventure
le 15 mai 2009
Mobilisation = résultats
le 8 mai 2009
Une question de rodage
le 26 avril 2009
Enfin une bonne nouvelle
le 18 avril 2009
Exit Irman Bolduc
le 11 avril 2009
Réveil brutal
le 4 avril 2009
Montréal, Québec: deux villes, deux cultures
le 26 mars 2009
Conduisez-vous un poids lourd ?
le 20 mars 2009
Relancer l’industrie du VR
le 12 mars 2009
Faire mentir les pessimistes
le 4 mars 2009
Le printemps arrive cette semaine
le 20 août 2017

La mal-aimée

La semaine dernière, j’annonçais une série de billets portant sur l’usage idéal de chaque type de véhicule récréatif. Pourtant, aujourd’hui, je déroge un peu de l’orientation annoncée en commençant par la caravane portée. Vous savez, cette boite servant d’habitation que l’on glisse dans la caisse d’une camionnette.

La caravane portée est plutôt méconnue dans le monde du VR. On pourrait même, sans trop exagérer, la qualifier de mal-aimée tant elle représente un faible pourcentage dans les préférences des caravaniers. Pourtant, ceux qui en ont possédé une un jour en gardent souvent d’excellents souvenirs.

Au sens strict, ce genre de caravane n’est pas un véhicule. Ce mot, hérité du latin classique, nous vient de « vehiculum » qui signifie moyen de transport et du verbe « vehere » qui, traduit en français, veut dire transporter. Ces racines expliquent pourquoi le dictionnaire définit un véhicule comme une chose destinée à être manœuvrée pour transporter des gens ou une charge.

Or, contrairement à une automobile, un bateau ou un avion, pour remplir sa fonction, une caravane portée ne se manœuvre pas. Certes, on peut la déplacer pour l’installer sur une camionnette ou la descendre au sol, mais elle ne se conduit pas. Une caravane traditionnelle, à sellette et même une brouette doivent être tirées ou poussées, donc manœuvrées, pour s’en servir. Voilà pourquoi la majorité des gouvernements de notre continent ne requièrent pas une immatriculation spécifique des caravanes portées. Aux États-Unis, ils sont 42 états à partager ce point de vue.

Récemment, Gordon White, qui, depuis près de dix ans, publie un magazine en ligne dédié aux caravanes portées, dénonçait le peu d’intérêt témoigné par la puissante Association de l’industrie des véhicules récréatifs envers ce type de « véhicule ». Selon lui, la compilation mensuelle des unités fabriquées publiée par la RVIA donne une fausse image de la réalité puisque les données sur les unités produites dont elle tient compte ne proviennent que de sept des 22 fabricants de caravanes portées. On pourrait également faire un commentaire similaire en matière VR de classe B ou seulement les données de trois manufacturiers canadiens (Hymer-Roadtrek, Pleasure Way, Leisure Travel) sont incluses dans les rapports mensuels de la RVIA.

Il faut avoir voyagé dans la section ouest des États-Unis pour se faire une idée de l’attrait exercé par les caravanes portées. Dans cette région où la camionnette est au sommet de la popularité en matière automobile, la caravane portée s’impose souvent comme un choix logique aux amateurs de plein air. D’ailleurs, le site web Truckcampermagazine.com a pour slogan Go Anywhere. Camp Anywhere. Tow Anything, ce qui en dit long sur l’usage qu’en font les caravaniers.

Chez nous, compte tenu d’un parc automobile fort différent, les caravanes portées se font beaucoup plus rares. Dans l’esprit populaire, un peu à tort, elles sont souvent associées aux amateurs de chasse et de pêche.

Lorsqu’une caravane portée est placée sur une camionnette à quatre roues motrices, elle augmente de beaucoup le sentiment de liberté de son propriétaire. Celui-ci a alors l’impression qu’il peut accéder à des lieux qui, à bord d’un autre véhicule, lui seraient interdits.

Il m’est arrivé à quelques reprises de croiser des personnes dont la caravane portée était la seule maison. Michelle et moi avons d’ailleurs fait partie de cette communauté pendant trois années complètes. Certes, le volume intérieur quelque peu restreint commande des choix difficiles dans les bagages à emporter, mais un esprit d’aventure à nul autre pareil caractérise les voyages à bord d’un tel équipage.

Même s’il est possible de laisser la caravane en permanence sur sa camionnette, on peut aussi la descendre au sol sur un emplacement de camping et utiliser la camionnette dans nos visites. Attention cependant, certains campings rencontrés en Arizona et au Nevada n’acceptent pas que l’on dépose la caravane sur un emplacement. La raison alléguée est que, n’ayant pas de roues, une caravane portée serait difficile à déplacer en cas d’urgence. Un élément de plus corroborant le fait qu’une caravane portée n’est pas un véhicule.

 

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le 13 août 2017

Impossible équation permanente

Je ne voudrais pour rien au monde décourager les caravaniers, surtout pas les plus novices d’entre eux, en affirmant que, peu importe le véhicule récréatif que vous possédez actuellement, vous ressentirez probablement un intense besoin de le remplacer par un autre dans un avenir rapproché.

Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour justifier ce goût de changer. Certes, dans certains cas, ce sera la prise de conscience que la qualité et la finition du VR ne sont pas à la hauteur des espérances ressenties au moment de son acquisition. Cela se produit fréquemment chez les premiers acheteurs, notamment à cause d’un manque connaissances en matière de VR conjugué à une expérience inexistante.

Nombreux sont ceux qui, portés par le rêve de voyager en VR, ont craqué pour un aménagement intérieur leur en mettant plein la vue. Après quelques semaines ou quelques mois d’utilisation, la réalité les a rejoints. Le rêve a alors cédé la place au désenchantement. Erreur de jeunesse, engouement spontané ? Peu importe, puisque le résultat est identique.

Mais ce n’est pas de la qualité des véhicules récréatifs qui dicte mon billet de ce matin. Non, je veux parler de ce qui alimente le désir de changer de VR qui nous est dicté par la prise de conscience de nos besoins. Je l’ai souvent écrit, avec le temps nos besoins se modifient. Certains s’estompent et disparaissent, alors que d’autres germent et s’imposent. De cette évolution, liée à la nature même de l’humain, nul n’est à l’abri. Que de caravaniers ont débuté leur aventure avec un véhicule modeste, opté pour un plus spacieux ou passé à un énorme pour finalement revenir à un modèle plus petit. Chacune des personnes ayant vécu ces étapes pourrait vous en dire long sur les raisons ayant motivé leurs choix.

Je fais moi-même partie du lot. Même après cinquante-quatre ans de camping, de caravaning et de nomadisme, Michelle et moi en sommes encore à chercher l’ajustement parfait entre nos besoins de voyage et le véhicule idéal. Je crois que cela est peine perdue. Tant que nous bougerons — aujourd’hui sans doute un peu moins vite qu’hier — la pertinence de cette interrogation sera toujours d’actualité.

Je vous dirais même que lors de notre dernier voyage hivernal, cette remise en question fut particulièrement intense, ce qui s’est traduit par des heures de discussions pour tenter de poser le problème correctement, de cerner nos besoins et d’analyser des solutions appropriées. Jusqu’à maintenant, même si aucun geste concret ne s’est matérialisé, ce questionnement continue de nous habiter.

Plutôt que de le prendre sous un angle très personnel, il m’apparaît davantage pertinent d’aborder la question de façon théorique. Le problème pourrait être formulé ainsi : existe-t-il un usage idéal pour chaque type de véhicule récréatif ?

Dans des billets subséquents, je tenterai d’apporter des éléments de réponses qui permettront d’y voir plus clair. D’ici là, je suis curieux de connaître votre réflexion personnelle sur la question et de lire vos commentaires.

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le 6 août 2017

Oh irritant propane !

Alors que pour des milliers de Québécois les grandes vacances d’été prennent fin ce weekend, de nombreux caravaniers à la recherche d’un raccourci traverseront le pont-tunnel Louis-Hyppolyte-La Fontaine à bord de leur autocaravane, au mépris de la règlementation. La tentation est grande il faut le reconnaitre, car elle présente le net avantage de pouvoir continuer à rouler sur des voies d’accès à voies multiples plutôt que se retrouver à faire du slalom entre les innombrables cônes orangés devenus la caractéristique des rues déjà encombrées de Montréal.

Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion de discuter avec des policiers ayant patrouillé dans le secteur du pont-tunnel. L’un d’eux, lui-même caravanier, m’a mentionné qu’à bord de sa voiture dotée d’un appareil de reconnaissance automatique de plaques d’immatriculation, il avait noté qu’environ chaque 90 secondes, une autocaravane empruntait le pont-tunnel.

Au moins trois corps policiers en plus des agents du contrôle routier sont responsables de l’application des règlements de la circulation dans cette zone. La Rive-Sud du Saint-Laurent relève du Service de police de l’agglomération de Longueuil. Côté Nord, passé le pont-tunnel celui de cette ville prend la relève alors que la Sureté du Québec et les contrôleurs routiers peuvent intervenir dans tous les secteurs. Cela fait beaucoup de monde.

Malheureusement, tous ces corps policiers se retrouvent quasiment impuissants à intervenir pour contrer les délinquants. D’une part, il leur est très difficile d’identifier les véhicules potentiellement fautifs. Une tâche qui gagne sans arrêt en complexité puisque certaines autocaravanes d’une même marque ou modèle peuvent disposer de réservoirs de propane ou, en option, s’en remettre uniquement à l’électricité pour le fonctionnement des appareils domestiques à bord.

Le seul moyen d’obtenir une certitude serait d’immobiliser toutes les autocaravanes pour les inspecter. Dans un lieu sans accotement où la vitesse réelle de circulation frôle souvent 90-100 km/h, le risque de causer un accident serait sans doute plus grand que celui présenté par un simple réservoir de propane.

La situation vécue par les policiers est encore plus pénible à cause des travaux opérés aux abords nord du pont-tunnel. En plus de signifier un grand nombre de déviations qui requièrent beaucoup d’attention de la part des automobilistes, ce chantier majeur rétrécit aussi de beaucoup l’espace consacré à la circulation routière. Immobiliser une autocaravane amènerait donc l’obstruction d’une voie passante augmentant d’autant la congestion et les probabilités d’un carambolage.

Le dernier obstacle à l’application du règlement restreignant le propane en certains lieux tient au fait même de son libellé. Mis à part certains Québécois qui peuvent le comprendre, aucun caravanier venant d’ailleurs au Canada et encore moins des États-Unis n’a la possibilité de décoder le message. Même certains GPS se prétendant adaptés à la réalité des caravaniers ne parviennent pas à interpréter ces règles dans l’élaboration d’un trajet.

Il faut donc se questionner sur l’utilité même de ce règlement, car un règlement qui ne peut être appliqué est un règlement inutile. Je ne parle pas de l’objectif du règlement qui lui est valide. Il existe un réel danger à circuler dans les lieux où des restrictions sont imposées. Aussi, le seul moyen pour éliminer ce danger serait une interdiction d’y rouler avec du propane à bord. Cela aurait au moins le mérite d’être d’être clair et limpide tout en plaçant les caravaniers québécois, canadiens ou états-uniens sur un même pied.

J’entends déjà la clameur dénonçant cette suggestion. Pourtant, jamais je n’entends de caravaniers québécois rouspéter de quelque façon devant l’interdiction de traverser le tunnel de Baltimore lorsqu’ils roulent sur la I-95 en route vers la Floride. Tous se conforment à la règlementation en vigueur. Pourquoi ne pourrions-nous pas adopter une attitude et un comportement similaire chez nous ?

La venue du nouveau pont Champlain que l’on nous promet pour 2018-2019 pourrait constituer une solution pour les caravaniers souhaitant accéder à Montréal par des voies rapides.

Encore une fois, pour me joindre pour des commentaires ou des questions ne se rapportant pas au sujet du jour, prière d’utiliser l’adresse courriel suivante : plaquerre@campingcaravaningmag.ca.

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le 30 juillet 2017

Prenez à gauche, puis tournez à droite…

Récemment, j’écrivais que l’écart entre la production de véhicules récréatifs et le nombre d’emplacements de campings offerts risquait de poser de sérieux problèmes aux caravaniers. Alors qu’environ 500 000 nouveaux VR sont construits chaque année, les terrains de camping ne peuvent absolument pas se développer pour s’adapter à une telle cadence.

Pourtant, malgré la congestion qui risque de se profiler à l’entrée des campings, cette activité gagne en popularité. Les choses changent rapidement. Il y a seulement quelques années, plusieurs levaient le nez sur ce loisir et ne se gênaient pas pour le ridiculiser. Rappelons-nous du film Camping sauvage et de l’image peu reluisante qu’il véhiculait du camping et de ses adeptes.

Combien de quolibets méchants ai-je aussi entendus à propos du Camping Sainte-Madeleine, ce mal aimé, parce que voisin de l’autoroute Jean-Lesage ? Pourtant, aux États-Unis, les campings à proximité des grandes artères de communication ont souvent la cote auprès des voyageurs.

Il faut dire que la plupart de ceux partageant une si piètre idée du camping nourrissaient leurs préjugés à même une conception de cette activité datant des années soixante. Pour eux, camping rimait avec forêt, moustiques, une certaine recherche de tranquillité ainsi que beaucoup de sacrifices sur le plan du confort. À cela s’ajoutaient des voisins faisant jouer une radio dont le volume augmentait en proportion directe avec leur mauvais gout musical. Que dire aussi des fêtards pour qui une beuverie se poursuivant jusqu’aux petites heures du matin était chose normale et courante.

Contrairement aux préjugés des détracteurs du camping, cette activité a beaucoup évolué et l’on peut même affirmer qu’aujourd’hui, elle devient de plus en plus attirante. Il faut reconnaître que le camping moderne présente un confort qui dépasse souvent celui de certains motels aperçus le long des routes. Certes dans ce renouveau, l’apparition des caravanes et des autocaravanes y est pour beaucoup.

Cette semaine encore, à deux reprises, sur les ondes de Radio-Canada, des émissions se sont attardées sur le sujet pour en dire du bien. Notons aussi que plusieurs artistes, humoristes ou animateurs font grand état de leur intérêt pour ce loisir. Le camping est en voie de devenir tendance. La grande influence que le milieu artistique exerce sur la population risque d’ajouter un autre cran à la congestion des campings que j’évoquais au début de ce billet.

J’imagine le jour où, obligé de refuser un client parce que comble, un camping se fera un devoir d’indiquer à ce client le chemin pour se rendre au Walmart, à l’église, au centre commercial ou à tout autre endroit pouvant le dépanner pour un soir. Un vrai service à la clientèle de luxe quoi !

Paul, Paul, réveille-toi, tu rêves. T’as vraiment besoin de vacances mon vieux ! Mais où ?

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le 23 juillet 2017

Durée de séjour aux États-Unis

Ces dernières semaines, notre dollar a connu un regain face à la devise de nos voisins du Sud. Presque 8 % d’appréciation sur l’hiver dernier, ce n’est pas rien. Sans doute cette bonne nouvelle incitera-t-elle plusieurs de nos compatriotes à profiter des vacances d’été pour s’orienter vers les plages chaudes des états de la Nouvelle-Angleterre.

Ma réflexion sur la conjoncture économique qui prévaut en ce moment m’a naturellement conduit à me questionner sur ce qu’il advenait du projet de loi concernant la durée de séjour des Canadiens aux États-Unis. Il est tellement facile à la pensée de dériver d’un sujet à l’autre.

Je résume ce qu’il en est. L’hiver dernier, le démocrate Albio Cires, représentant démocrate du New Jersey au congrès, présenta le projet de loi H.R. 979 intitulé Promoting Tourism to Enhance our Economy (Promotion du tourisme pour rehausser notre économie). Dans les jours qui suivirent, soit le 9 mars, ce projet fut déféré au sous-comité à l’immigration et la sécurité des frontières (Sub-Committee on Immigration and Border Security). Depuis, silence radio.

Il ne fut pas se surprendre d’un tel délai. Même après plus de six mois au pouvoir, l’administration Trump, embourbée qu’elle est dans les scandales et les imbroglios, peine encore à combler des dizaines, pour ne pas dire des centaines de postes clés permettant à l’appareil étatique de fonctionner. De plus, après avoir été étudié par le sous-comité mentionné plus haut, le projet de loi devra être adopté par la Chambre des représentants et, par la suite, soumis et approuvé par le Sénat avant de se retrouver sur le bureau du président pour une dernière sanction.

Bien sûr, la nature même d’un projet de loi visant à rehausser la situation économique du pays devrait normalement plaire à un président qui se prétend obsédé par la question, mais les derniers mois nous ont appris combien celui-ci est d’humeur changeante. Soyons quand même optimistes !

L’ultime étape de la sanction présidentielle franchie, le projet de loi cessera d’être un projet et deviendra loi. Dès lors, les Canadiens âgés de 55 ans et plus verront la durée autorisée de leurs séjours aux États-Unis passer de six mois à 240 jours par période de douze mois. Certes, cela ne signifiera pas la fin de tracasseries administratives qui s’appliquent à nous Québécois.

Ainsi, pour profiter de l’ouverture manifestée par nos voisins, il faudra que la Régie de l’assurance-maladie accepte de maintenir les privilèges consentis aux citoyens en autorisant une durée de séjour hors Québec prolongée. Actuellement, être absent du Québec plus de 182 jours par année civile expose à une exclusion de la gratuité du régime de soins de santé. Heureusement, les séjours de 21 jours ou moins sont exclus du calcul, ce qui, advenant l’application de la nouvelle loi américaine, permettrait de passer six mois aux États-Unis et, de temps à autre, d’y ajouter quelques petites escapades, ce qui, dans la situation actuelle est interdit.  Soyez certain que je vais garder un oeil attentif sur  l’évolution des travaux touchant le projet de loi en question.

Je vous rappelle une fois de plus que pour tout commentaire ou question s’éloignant du sujet de ce jour de me contacter directement en utilisant l’adresse plaquerre@campingcaravaningmag.ca.

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le 15 juillet 2017

Ce n’est pas moi qui le dis !

À plusieurs reprises, sur ce blogue, il m’est arrivé de discuter de la qualité de fabrication des véhicules récréatifs nord-américains. Si cela m’a valu des critiques sévères de la part de personnes directement impliquées dans cette industrie, en contrepartie, le nombre de témoignages que m’ont fait parvenir des caravaniers ayant éprouvé des problèmes avec leur véhicule récréatif démontrait hors de tout doute la pertinence de soulever la question.

Cette semaine, un collaborateur de longue date au magazine Camping Caravaning, Rémi Guertin m’a relayé une courte vidéo d’un peu plus de quatre minutes trente illustrant le processus de fabrication des caravanes Jayco.

Dans celle-ci, John McDonald, membre de l’équipe de marketing pour cette compagnie, commente les différentes étapes de la construction d’une caravane de modèle Jay Flight. À la toute fin, de la vidéo, il nous apprend que six heures de travail suffisent pour créer une nouvelle caravane. Visiblement satisfait, il ajoute que 32 unités sont produites chaque jour dans l’atelier 62 de la compagnie.

Chose des plus surprenantes, cette vidéo qui semble être une initiative à vocation promotionnelle autorisée par Jayco, porte le titre « Jayco — Building a Jayco Travel Trailer in 7 Hours Pure Junk ». Alors que McDonald parle de six heures de production, le titre du document en mentionne 7, sans doute inclus-il le temps qu’il a fallu pour le montage de la vidéo. Plus important encore ce même titre qualifie de pure camelote les caravanes en question.

On ne pourra donc pas me taxer de dénigrer l’industrie, elle s’en charge très bien par elle-même. D’ailleurs, voici le lien menant à cette vidéo. https://www.youtube.com/watch?v=jXMJrRQ3SVk.

Même si le commentateur livre ses propos en anglais, les images reflètent bien la façon dont ces véhicules récréatifs sont construits. Prenez le temps de la regarder et d’observer les méthodes de travail et la rapidité d’exécution des travailleurs. Vitesse, vitesse, vitesse !

Je vous joins aussi une autre vidéo très instructive. Certes, celle-ci ne gagnera jamais un Oscar dans les catégories qualité de l’image, du son ou de l’éclairage. Malgré tout, elle permet de constater qu’une caravane usagée peut sembler intéressante au premier regard, mais lorsque celle-ci est regardée par un œil d’expert, de graves problèmes sont rapidement révélés. Voilà qui témoigne de l’importance de toujours faire inspecter par un technicien d’expérience un VR usagé avant de l’acheter. Une inspection complète et sérieuse avant l’acquisition n’est pas véritablement une dépense en comparaison des problèmes ultérieurs qu’elle peut éviter.

En fait, le document est divisé en deux parties d’une durée d’environ 14 minutes chacune. Intitulé « How to Spot a Lemon when Buyin an RV ». Régalez-vous, car je suis certain qu’il vous apprendra beaucoup, même que plusieurs auront sans doute envie d’aller vérifier que leur caravane ne présente pas de telles caractéristiques.

https://www.youtube.com/watch?v=xx0SPexRHgo&t=284s

https://www.youtube.com/watch?v=D-9m8eTQ1pA

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le 9 juillet 2017

Le prix du paradis

En début d’année au moment de sa sortie, le film documentaire « Le prix du paradis » avait suscité beaucoup de réactions. Plusieurs articles ou reportages dans les médias nationaux avaient porté un jugement sévère, moins sur la valeur artistique de ce document que sur l’Aztec RV Resort et les caravaniers qui le fréquentent. À ce moment, étant moi-même en Floride, sans accès aux chaînes télévisuelles cablées, il m’avait été impossible de le visionner. Je me souviens d’ailleurs avoir promis sur ce blogue de le commenter dès que je l’aurais vu. C’est maintenant chose faite puisque Canal D l’a récemment rediffusé dans le cadre de sa programmation estivale.

D’emblée, sachez que j’ai éprouvé un grand plaisir à revoir des lieux où je n’avais pas remis les pieds depuis un séjour d’une semaine il y a cinq ans. En quelques années, l’Aztec qui, à l’époque venait presque de naître, a pris beaucoup de maturité et s’est transformé en un véritable Eden. Les caravaniers qui y résident, on le sait, disposent de moyens financiers hors du commun, une situation perceptible dès que l’on franchit la barrière à l’entrée de ce parc. Je ne parle pas ici des voitures de grand luxe ni des autocaravanes haut de gamme qui s’y trouvent en très grand nombre, car, lors de ma visite, leur présence était déjà manifeste. Non, c’est à autre chose que je fais allusion.

Depuis 2012, la plupart des lots mis en vente ont trouvé acquéreur. Des caravaniers pour qui l’argent ne constitue pas une barrière ont mis beaucoup de dollars, des centaines de milliers dans certains cas, pour créer sur leur emplacement un aménagement paysager digne d’un palace. Et cela se voit ! Les palmiers royaux ne se comptent plus, les pavés et les tuiles qui tapissent les entrées occupent sans doute une superficie plus grande que la totalité des rues du parc. Cela, sans compter les arbustes et les fleurs qui font de l’Aztec un véritable jardin.

Les prises de vue et la lumière du documentaire Le prix du paradis rendent parfaitement justice à la beauté de l’Aztec, un lieu privilégié et unique mis à la disposition de ceux qui peuvent se le permettre. Rares sont les caravaniers qui oseraient lever le nez sur un tel rêve. Pourtant, la presse de la région de Montréal a pris un malin plaisir à dénigrer les résidents de ce parc. Certes, attablé à la terrasse d’un café du Plateau, il est facile de jouer à l’intellectuel outré, surtout lorsque le simple fait de se rendre dans la zone du 450 est considéré comme une aventure de bas niveau.

Bien sûr, il se trouve dans le documentaire des phrases où pointe un certain racisme, mais je peux vous dire que j’en ai entendu de bien pires dans des campings floridiens fréquentés par des personnes de condition beaucoup plus modeste. Personnellement, j’ai davantage perçu dans ces propos une insécurité alimentée par une certaine ignorance devant des personnes venues d’ailleurs dont les coutumes et les valeurs nous échappent souvent. Si ne pas comprendre et être inquiet devant l’inconnu peut s’apparenter à du racisme, celui-ci est bien loin du concept pur et dur qui pousse à commettre des actes violents et répréhensibles comme on le voit fréquemment chez nos voisins fanatiques des armes à feu. Souvent d’ailleurs, les craintes exprimées dans le film rendaient évident que celles-ci s’avéraient inversement proportionnelles à la capacité de maîtriser la langue d’usage des États-Unis.

L’autre point qui m’a particulièrement choqué dans les critiques que j’ai lues était la référence à la consommation d’alcool des personnes de l’Aztec. Pour des raisons évidentes, plusieurs scènes du film avaient été tournées lors d’activités, de 5 à 7 ou de soirées de danses. Il est en effet beaucoup plus normal de s’entretenir avec plusieurs personnes lorsque celles-ci sont réunies pour une occasion que de s’astreindre à frapper à chaque porte pour dénicher un interlocuteur.

Or, dans un rassemblement, les gens, heureux de se retrouver et de partager un plaisir commun, ont invariablement l’esprit à la fête. L’Aztec ne fait pas exception à la règle. J’ai vu des situations semblables au Breezy Hill et en plusieurs autres endroits partout aux États-Unis, au Canada ou au Québec. Après avoir peiné durant toute leur vie, les retraités aiment socialiser et s’amuser.

Finalement, la chose qui m’a sans doute le plus perturbé dans ce documentaire et dans les propos tenus par ses pourfendeurs fut sans doute le malin plaisir à mettre en relief l’opulence des lieux avec la pauvreté du milieu environnant. Ceux qui ont déjà pris le risque de franchir le pont Jacques-Cartier et visité plusieurs endroits aux États-Unis savent qu’il suffit souvent de franchir une rue pour se retrouver dans un milieu social à l’opposé de celui que l’on vient de quitter.

Vouloir ostraciser et culpabiliser des personnes ayant travaillé dur durant de longues heures pendant des années pour leur reprocher une richesse sans doute méritée m’est apparu du plus mauvais gout. La tolérance de la diversité ne repose pas uniquement sur la couleur de la peau des individus, leur langue, leurs valeurs ou leur culture. Dans la vie de tous les jours, elle se matérialise aussi par le respect de ceux qui, grâce à leur labeur et leur ténacité, ont réussi à accéder à une condition financière de haut niveau. Les ridiculiser sans raison témoigne d’une envie aussi grande que malsaine qui en dit long sur la petitesse d’esprit de ceux qui s’adonnent à ce jeu.

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le 2 juillet 2017

Et un de plus

Encore quelques jours et commenceront les vacances d’été. Les routes seront achalandées et les campings déborderont. Cette situation incitera plusieurs caravaniers à se trouver des lieux pour passer la nuit alors qu’ils seront en transit vers l’endroit choisi pour leurs vacances.

Parmi eux, des caravaniers, sûrement pas membres de la FQCC, ignorant l’étiquette du camping autonome, se livreront à des comportements qui, un jour ou l’autre, auront des répercussions néfastes sur l’ensemble de la communauté.

Vous aurez compris que je vise ceux pour qui un Walmart ou un autre lieu du même genre peut être considéré comme un terrain de camping. NNOOONN, un stationnement de Walmart n’est pas un camping. On peut certes s’y arrêter avec discrétion pour une nuit et en repartir tôt le lendemain, pas plus, point à la ligne. Et encore j’ajouterais que cela dépend aussi du véhicule qui nous sert de maison.

Encore la semaine dernière, un lecteur de ce blogue me faisait parvenir une photo qu’il avait prise au Walmart de Québec, tout près des Galeries de la Capitale. Pourtant, la ville interdit formellement aux voyageurs d’utiliser ce terrain pour la nuit. La photo en question montrait une tente-caravane déployée et stationnée sans son véhicule tracteur. Selon mon interlocuteur, elle aurait passé plusieurs jours à cet endroit. Encore un sans génie, incapable de lire un simple panneau.

t-r walmart

Lorsque j’ai reçu cette photo, je l’avoue, j’ai fait une montée de lait. D’habitude tolérant envers mes semblables, je reconnais que la bêtise humaine a le don de venir me chercher. Sur le coup, j’aurais eu envie de signaler le 911 et de demander qu’une voiture de patrouille se rende sur les lieux donner une amende au délinquant et, tant qu’à y être, de faire remorquer sa tente-caravane. Mais ne sachant pas si le fautif était encore sur les lieux depuis la photo scandaleuse, j’ai renoncé et respiré par le nez. Aujourd’hui encore, le simple fait de vous rapporter cet événement fait augmenter ma pression sanguine. Non, mais… bon, je respire par le nez et je me calme !

Ce n’est pourtant pas d’hier que sur les forums de camping, des caravaniers d’expérience insistent sur l’étiquette de base à respecter en la matière et que la tolérance qui nous est manifestée par certains commerces est un privilège fragile. Que de fois aussi, cette question fut abordée dans le magazine. Ah oui, j’oubliais, le bozo dont je parlais plus haut ne doit sûrement pas lire Camping Caravaning puisqu’il n’est même pas capable de lire et comprendre de simples pancartes fixées aux lampadaires du Walmart de Québec.

Contrairement aux espèces en voie d’extinction que l’on cherche à protéger au nom de la biodiversité, la disparition genre d’individus (je parle ici de ses comportements bien sûr) ne fera pleurer personne.

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le 25 juin 2017

Un vieux moulin tournant trop vite

Lundi dernier, sur le site de l’agence de presse Reuters, un journaliste, Timothy Aeppel, publiait un article sur la situation de l’emploi en Indiana. On sait que cet état, surtout la région d’Elkart, connait une croissance fulgurante grâce aux usines de véhicules récréatifs qui tournent à plein régime. Bien que le journaliste traçait un parallèle entre la progression de l’emploi et le message politique de Donald Trump, ce sont surtout d’autres éléments de l’article qui ont retenu mon attention.

Citant un employé ayant travaillé dans une fabrique de VR pendant plus de douze ans et qui y avait laissé sa santé principalement à cause de la pression exercée sur les travailleurs et un environnement de travail inadéquat, Aeppel affirmait que, pour la majorité des travailleurs de cet état, le problème n’était pas la difficulté de trouver un emploi, mais de que celui-ci en soit un de qualité.

Son enquête révélait aussi qu’un grand nombre d’entreprises de véhicules récréatifs qui avaient fait de Elkart la capitale du VR — environ 85 % des VR nord-américains sont fabriqués dans la région immédiate de cette ville — avaient encore recours à la méthode des incitatifs à la production pour payer leurs employés. Ces derniers dont le salaire de base était très peu élevé pouvaient espérer doubler et plus celui-ci grâce aux primes reliées à leur rapidité d’exécution.

Cette méthode de travail, digne des années 50, représente en soi une incitation au travail bâclé. Produire plus de pièces ou s’acquitter de ses tâches avec la plus grande rapidité possible conduit automatiquement à tourner les coins ronds. La quantité de ce qui est produit prend donc inévitablement le dessus sur la qualité.

Le journaliste notait également que, contrairement à ce que l’on rencontre dans le secteur de l’automobile et dans d’autres usines modernes, hautement mécanisées et aux technologies sophistiquées, la fabrication des véhicules récréatifs se fait encore à l’ancienne. Les techniques utilisées ressemblent beaucoup à ce qui se fait en construction domiciliaire. Pis encore, très souvent vétustes, les lieux où se fait l’assemblage évoquent plus des ateliers de fond de cour que des usines utilisant les plus récentes avancées technologiques.

Un autre point abordé dans l’article concernait les conditions physiques de travail. Dans des hangars sans climatisation, l’été, la température peut facilement devenir suffocante, ce qui, avouons-le convient mal à un rythme de travail constamment axé sur l’accélération de la production. Consciente des effets de la chaleur et des dangers de déshydratation qui peuvent en découler, la direction des ressources humaines de Thor, le géant des véhicules récréatifs, a d’ailleurs promulgué une fermeture systématique d’usine lorsque la température y dépasse 44 ºC.

Les conditions physiques de travail, le régime de production imposé, les primes associées à la vitesse d’exécution et les techniques utilisées favorisent un manque de précision dans l’assemblage des VR. Un accroissement des tâches automatisées pourrait sans doute améliorer les choses, mais il faut cependant reconnaître qu’en matière de VR, l’automatisation de la production est très difficile à réaliser. Ainsi, pour un même modèle de véhicule récréatif, la très grande variété des aménagements intérieurs et des accessoires qui y sont installés constitue un frein majeur à son implantation. On peut même dire que, contrairement aux automobiles, chacun des véhicules construits diffère du précédent et du suivant. La diversité des bordereaux de fabrication qui accompagnent chacun en témoigne.

Le dernier point soulevé par l’agence Reuters découle de tout ce qui a été dit précédemment. Les travailleurs n’arrivent pas à se faire à la cadence imposée et aux efforts physiques requis. Voulant améliorer leur sort, ils changent souvent d’emploi. On mentionne même dans l’article que certaines usines affichent un taux de roulement du personnel de 100 %. Un problème qui se traduit par deux conséquences néfastes pour l’industrie.

Tout d’abord, un taux de roulement aussi élevé indique combien l’expertise résultant de l’expérience dans l’exécution d’une même tâche est fragile, pour ne pas dire inexistante. Dès qu’il commence à être le moindrement familier avec ce qu’il faut faire, l’employé quitte son emploi. L’autre élément négatif concerne la difficulté pour ces entreprises de mettre en place des programmes de formation pour ses employés. À quoi peut-il servir de faire de la formation en cours d’emploi, si les travailleurs quittent à la moindre occasion ?

La situation actuelle de l’industrie du véhicule récréatif ressemble à une maison en flammes. La priorité consiste à éteindre le feu. Après seulement, il sera temps de réfléchir à des mesures de prévention pour éviter que cela ne se reproduise. En d’autres mots, tant que l’industrie aura le vent dans les voiles et peinera à suffire à la demande des consommateurs, il lui sera très difficile de mettre en place des correctifs. En terminant, voici un lien menant à l’article ayant conduit à ce billet: http://www.reuters.com/investigates/special-report/usa-workers-elkhart/

N’oubliez pas l’adresse courriel pour me faire part de vos commentaires ou questions s’éloignant du sujet du jour: plaquerre@campingcaravaningmag.ca.

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le 18 juin 2017

Comportement routier

Avec les grandes vacances qui approchent à grands pas, les questions se rapportant à certaines règles de la route qui me parviennent sont en nette augmentation. Ce besoin de mieux connaître le Code de la route nous révèle des éléments importants.

Le premier démontre combien les caravaniers ont évolué depuis quelques années. Les campagnes de sensibilisation menées par les organismes officiels en place semblent commencer à porter fruit. Je crois aussi que, pour tout ce qu’il a et continue de faire, Camping Caravaning mérite également une mention d’honneur dans cette transformation de nos comportements. Il n’est pas un numéro de ce magazine où ne se trouvent des conseils judicieux se rapportant à la sécurité.

Cette prise de conscience de l’importance que revêt la sécurité routière illustre aussi que les caravaniers — du moins un très grand nombre d’entre eux — sont devenus plus sages dans la façon dont ils se comportent sur nos routes. Mieux encore, le souci qu’ils portent à s’informer témoigne d’un réel désir de respecter le Code de la route. Bien sûr, ce n’est pas demain la veille que les cowboys auront disparu du paysage routier, mais la situation évolue dans le bon sens.

D’ailleurs un des points générant beaucoup de questions en cette période d’affluence de caravaniers sur nos routes concerne les aires de vérification de freins que l’on retrouve juste avant de s’engager dans de longues descentes à forte dénivellation.

En 13 endroits sur le bord de différentes routes, juste avant de s’engager sur la pente, un panneau blanc comportant un cercle vert dans lequel on voit un pied qui actionne une pédale de frein et portant en lettres majuscules le mot VÉRIFICATION, prévient les conducteurs dont le véhicule ou l’ensemble de leur équipage pèse trois tonnes ou plus, qu’ils sont tenus de s’immobiliser sur l’aire de vérification des freins.

Longtemps les caravaniers ont cru que ce message ne les concernait pas, s’adressant uniquement aux véhicules commerciaux. Erreur ! Des caravaniers ayant omis de s’y conformer l’ont appris à leurs dépens. Il est vrai qu’une seconde affiche à l’entrée de l’aire de vérification peut créer une certaine confusion. Celle-ci décrit en peu de mots comment doit se faire la vérification des freins.

Premièrement, elle précise que le conducteur est tenu d’immobiliser son véhicule afin de s’assurer du bon fonctionnement du frein de service. Sans définition de ce concept, on peut supposer que l’expression frein de service désigne le système de freinage présent sur tous les véhicules à qui s’adresse le message. Dans un deuxième temps, le conducteur doit s’assurer du bon fonctionnement du frein de stationnement.

C’est cependant le troisième point qui intrigue plusieurs caravaniers. Celui-ci demande au conducteur d’effectuer la vérification des freins de service et de stationnement prévue dans la ronde de sécurité. Cette notion d’une ronde de sécurité n’évoque rien dans l’esprit d’un caravanier. Deux pictogrammes, montrant un camion de type commercial et un autre de type semi-remorque, portent à croire que ce concept s’adresse spécifiquement aux seuls conducteurs professionnels.

De plus, comme il n’existe nulle part de description de ce que peut être une ronde de sécurité pour véhicules récréatifs, certains caravaniers en arrivent donc à la conclusion que l’aire de vérification des freins ne s’adresse pas à eux. Pourtant, s’ils omettent de s’arrêter et qu’un officier responsable de la sécurité routière s’en aperçoit, ils s’exposent à une amende de 350 $, plus les frais.

Alors, comment déterminer la façon de vérifier ses freins lorsque l’on remorque une caravane ou que l’on conduit une autocaravane de plus de trois tonnes ? Un document officiel de sensibilisation portant le sceau du gouvernement du Québec, publié cette semaine et dont j’ai obtenu copie en primeur, n’apporte aucune précision à cet égard. D’ailleurs, plusieurs phrases de ce billet reprennent des propos tirés de ce feuillet.

Aussi, je suis d’avis que la seule obligation d’un caravanier serait d’immobiliser son équipage sur l’aire de vérification et d’actionner son frein à main pour satisfaire à ce qui est exigé. Par la suite, sans même être sorti de son véhicule, il pourrait reprendre la route, car, si son véhicule s’est immobilisé complètement, cela constitue la preuve que ses freins fonctionnent. Évidemment, même si rien ne l’y oblige, le caravanier prudent profitera de cet arrêt pour vérifier que ses feux arrière, ses clignotants et les témoins de freins fonctionnent eux aussi.

Vous n’oubliez pas d’utiliser l’adresse plaquerre@campingcaravaningmag.ca pour me joindre pour un commentaire ou une question ne concernant pas directement le sujet de la semaine.

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