Hey oui, c’est aujourd’hui la dernière journée. On se lève avec l’impression que c’est un beau voyage qui se termine mais avec aussi le sentiment que le confort de la maison sera très apprécié.

Puisque notre camping est tout près de l’arrêt d’autobus qui nous ramènera à St-Jean-Port-Joli, on prend le temps de se rendre sur le bord de la mer une dernière fois pour prendre notre petit déjeuner. Pour s’assurer de ne rien manquer, on prend quelques photos et une énorme bouffée d’air qui sent bon le varech. Cette odeur est à ce point caractéristique et presque réconfortante, probablement parce que je suis venue en Gaspésie pratiquement à chaque année depuis que je suis toute petite.

Une dizaine de minutes avant le départ, on se rend à l’autobus et on embarque nos vélos dans les espaces de rangement. On nous avertit qu’il n’y a pas de boîtes disponibles pour mettre nos vélos. Bien honnêtement, ça fait bien notre affaire parce que ça nous évite de démonter la roue avant et le guidon pour que ça y prenne place.

Et nous voici partis pour un 5 heures d’autobus. Avec tous ces arrêts, c’est pas mal long! On fait un arrêt à Matane pour débarquer quelques passagers mais aussi pour se faire dire que nous devons finalement placer nos vélos dans des boîtes et en plus défrayer le coût. On a beau argumenter que nous sommes complètement responsables de ce qu’il peut leur arriver, le chauffeur ne veut rien entendre. Tant pis pour lui, nous le faisons poireauter 15 minutes, le temps de démonter les bécanes.

C ‘est reparti pour un autre bout de route. On s’approche de plus en plus et on a vraiment hâte d’arriver parce que ce n’est pas facile de rester assis pendant 5 heures quand on vient de faire 10 jours de pédale.

Arrivés à St-jean-Port-Joli, on nous fait descendre devant une caisse populaire, à 3 kilomètres de notre voiture. On remonte les vélos pour rejoindre l’auberge qui «hébergeait» notre voiture. Après maints remerciements, on embarque le tout, un peu pêle-mêle et sans considération, dans le coffre de la voiture. On installe les vélos sur le support arrière et nous revoilà repartis pour un autre 5 heures de route pour retourner en ville.

La conclusion de ce voyage, c’était génial. La mer, la route, la nature, le vélo, ce sont tous les éléments d’une combinaison gagnante. Tant qu’on garde une attitude «zen» face aux difficultés en se disant que bien des choses sont hors de notre contrôle, on s’assure ainsi beaucoup de plaisir. Une chose importante de cette expérience, il faut apprécier les petits bonheurs qui nous sont offerts tout au long de la route.

Voilà une chose de plus à mettre dans ma liste des expériences de vie, des idées pour la prochaine?

Merci de m’avoir suivi tout au long de cette aventure. À la revoyure!

Odomètre de la journée : 7 km de vélo et 10 heures de route !

Odomètre total du voyage : 447 km