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en camping et en caravaning
| Douce évasion en Mauricie |
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Les noms de campings n’évoquent pas toujours ce qu’ils sont. Par contre, en Mauricie, un sympathique établissement porte un nom qui lui sied bien au sens propre et au sens figuré. Le camping Douce évasion de Saint-Jean-des-Piles est blotti au creux d’une petite vallée qui mène tout simplement au farniente… ou presque.
L’endroit n’a pas toutes les caractéristiques d’un camping classique. On peut cependant très bien se passer de ces quelques aspects manquants. De surcroit, il est situé à quelques kilomètres d’un compétiteur costaud, le magnifique parc de la Mauricie. Cela n’a pas empêché la famille Turcot, propriétaire du camping, de quitter sa région de Deux-Montagnes et de venir s’établir dans une région qu’elle connaissait bien peu. Paul et Micheline Turcot, leur fils Mario et sa conjointe Denise se disent intuitifs et demeurent résolument confiants en l’avenir. « Certes, notre expérience de propriétaires de camping se limite à en avoir possédé un brièvement, non loin de chez nous. Cependant, notre expertise est riche de dizaines d’années à faire du camping partout en Amérique du Nord. Nous en avons visité, des terrains, depuis l’acquisition de notre première tentecaravane à toit de toile, chez Dupuis Frères », se remémore le patriarche, sympathique comme pas un. Néanmoins, le coup de foudre ne fut pas immédiat, reconnait Micheline Turcot, qui, en quête d’acheter avec sa famille un terrain de camping au Québec, en avait visité 44 autres. Après avoir vu cinq propriétaires se succéder au fil des ans, le camping Douce évasion était quelque peu défraichi. Il n’aura suffi que d’un an de dur labeur pour ramener l’endroit à un niveau plus qu’impeccable.
Aménagé sur une terre de 57 acres, le camping comporte 140 emplacements, dont une soixantaine offre trois services. Quarante emplacements sont occupés par des saisonniers qui jusqu’ici ne semblent pas être tombés dans l’excès d’aménagement paysager, semblable à celui d’une résidence de banlieue, que l’on rencontre trop souvent dans certains campings. Plusieurs ont une plateforme de bois surmontée d’un joli pavillon en moustiquaire. Le camping est assis sur une pelouse bien entretenue. L’absence d’aires de stationnement en gravillon sur chaque lot réduit considérablement les nuages de poussière. Tout n’est pas rectiligne et la disposition des emplacements épouse le relief quelque peu vallonné de l’endroit. L’espace est relativement ouvert, mais les utilisateurs de tentes et tentes-caravanes sauront trouver un petit coin agréable et souvent intime, comme s’ils campaient sur un terrain de golf. L’aire de jeu, composée de balançoires et d’une modeste piscine creusée, est bien située, à une distance qui ne risque pas de perturber les campeurs. Il y a là juste ce qu’il faut pour satisfaire les enfants, sans plus. De jolis sentiers Le point fort de l’endroit demeure incontestablement son réseau de sentiers pédestres au pied de l’une des petites montagnes qui encerclent l’endroit. Il y a une grande piste classée verte, facile et bien entretenue. Une piste jaune, plus pentue, mène à une haute paroi d’où déferle une chute lors de crues et d’où l’on pourra atteindre une petite grotte. Enfin, une piste rouge plus corsée et menant au sommet stimulera assurément votre coeur. Privilégiez la montée de droite, sur un escalier rocheux. À la descente, du côté gauche, une impressionnante corniche vous offrira une vue imprenable sur l’église et le village de Grandes-Piles, de l’autre côté de la rivière Saint-Maurice. Pour certains passages abrupts, des câbles aident à l’ascension ou la descente. Cette activité très nature et très tendance est promise à une croissance certaine, disent les propriétaires, conscients qu’ils possèdent un atout qui n’est pas donné à tous les campings. La complémentarité d'un bon voisin
La visite (gratuite) du centre d’interprétation du poste d’accueil du parc est de haute qualité, un incontournable pour quiconque veut bien comprendre la faune qui l’entoure et l’origine de la morphologie du terrain, héritage de l’ère glaciaire. Ailleurs que dans le parc, les possibilités de « douces évasions » sont multiples. Une bande cyclable, en bordure de la route principale menant à Saint-Jeandes- Piles, vous conduira au coloré parc linéaire Étienne-Bellemare, au parcours jalonné de sculptures originales. De là, vous pourrez emprunter un petit bateau passeur pour piétons et vélos qui vous mènera sur l’autre rive, à Grandes-Piles. En voiture, vous seriez obligés de passer par Shawinigan. À Grandes-Piles, flânez ou pique-niquez dans le joli parc sur la rive du Saint-Maurice. Si la porte de l’église plus que centenaire est ouverte, vous y rencontrerez peut-être la marguillière Manon Savard. Cette intarissable dame d’origine belge vous inondera de généreuses anecdotes du coin. Débarrassé de son passé de voie de transport de « pitounes », le Saint-Maurice est maintenant un plan d’eau prisé des plaisanciers, grâce notamment à sa marina pouvant accueillir 80 embarcations. Vous serez étonné de voir le nombre de voiliers qui tirent des bords dans cette portion élargie de la rivière. Le passé de drave et de flotte de bois du Saint- Maurice est remarquablement commémoré au musée du Bûcheron, au 780, 5e Avenue. La visite du site, abordable et incluant un guide audio bien réalisé, vous fera découvrir une belle page d’histoire de la région en trois dimensions, avec plus de 400 artéfacts. La boutique de souvenirs vend des produits régionaux de bon gout. Certes, il y a plus à faire dans la région, mais si votre objectif est de vous offrir une douce évasion, le camping du même nom doit être considéré. Il s’agit d’un bijou dans un écrin naturel avec, à l’automne, une trame de superbes couleurs. Pour info :
Camping Douce évasion
Parc de la Mauricie
Ville de Grandes-Piles
Bateau passeur |