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Horizon Lussier
Le passage de la frontière avec un VR Version imprimable

frontiere_copy.pngLe passage de la frontière américaine avec un VR fait partie des expériences routinières que vit un grand nombre de caravaniers. Au cours des récentes années, et plus particulièrement depuis les malheureux événements du 11 septembre 2001, les exigences et contraintes imposées par les autorités américaines se sont accrues de façon concrète. Il est maintenant impératif de montrer patte blanche au moment de ce passage et surtout d’avoir en main les documents requis. Par ailleurs, la politique de tolérance zéro du gouvernement fait en sorte que les détenteurs d’un casier judiciaire se voient, à quelques exceptions près, interdire l’accès au pays.

Il existe cependant certaines pratiques et astuces relativement simples qui peuvent faciliter la traversée de la frontière, surtout avec un VR équipé d’un réfrigérateur. Le fait d’être bien au courant des principales préoccupations des agents d’immigration américains avant la traversée, et de se préparer adéquatement peut grandement faciliter votre passage à la frontière.

Quel jour et à quelle heure le véhicule se présente-t-il à la frontière ?
Dans la mesure du possible, évitez les heures d’affluence. Le site internet de l’Agence des services frontaliers canadiens indique en temps réel les temps d’attente aux principaux postes-frontières.

Le voyageur inspire-t-il confiance et possède-t-il un casier judiciaire ?
Dans le dernier cas, il y a lieu de tenter de régulariser la situation à un consulat américain avant de se rendre à un poste-frontière. Par ailleurs, des gestes aussi simples que de retirer vos verres fumés afin que l’agent vous voie les yeux démontre une certaine transparence de votre part. Cela peut faciliter le contact et encourager la cordialité de l’agent.

Le voyageur a-t-il l’intention ou non d’aller travailler aux États-Unis ?
Les lois relatives au travail dans le pays sont très strictes et la possibilité qu’on veuille s’y rendre pour travailler constitue une préoccupation importante des autorités.

Le VR contient-il des aliments interdits (ou bien d’autres substances illicites) ?
Depuis quelques temps déjà, nous avons pris l’habitude de n’apporter que le minimum d’aliments nécessaires pour la durée du voyage et d’éviter de transporter des aliments qui pourraient être frappés d’interdiction tels que fruits, légumes, viandes fraiches ou congelées, etc. Nous déclarons à l’agent d’immigration que nous préférons faire notre épicerie une fois rendus aux États-Unis, ce qui facilite grandement notre passage.

Le VR contient-il du bois de chauffage ?
Depuis quelques temps, les agents sont beaucoup plus sévères sur ce point, appréhendant que du bois de chauffage qui abrite des parasites fasse son entrée au pays. Nous suggérons donc fortement de faire l’acquisition de bois de chauffage une fois rendus à destination et d’éviter d’en transporter d’une région à l’autre.

Pour ceux qui traversent souvent la frontière et qui n’ont rien à cacher, l’obtention d’une carte Nexus constitue un atout important. Le site www.nexus.com répertorie toutes les exigences relatives à l’obtention de cette carte et indique la procédure à suivre. Il s’agit d’un programme conjoint du Canada et des États- Unis qui cible les voyageurs présentant un risque dit « minime ». La carte Nexus leur donne accès à une voie réservée à certains postes-frontières terrestres, dont Lacolle et Philipsburg au Québec, et leur permet d’éviter les longues files d’attente. De plus, ils peuvent contourner les files d’attente aux aéroports internationaux et utiliser un lecteur d’iris pour s’identifier, ce qui accélère les procédures lorsqu’ils voyagent par avion. Pour obtenir ce privilège, les candidats doivent cependant accepter de se soumettre à une enquête de sécurité poussée sur leur passé et à une entrevue avec un agent d’immigration canadien, puis avec un agent américain. Ces entrevues ont lieu dans un bureau commun situé à l’aéroport international Montréal-Trudeau de Montréal. Ma conjointe et moi avons constaté que cette carte raccourcit de façon significative la durée de « l’interrogatoire » à la frontière, ce qui abaisse nettement notre niveau d’anxiété. François Martel

 
http://www.camping-remillard.com/
Lobe 19 avril 2012